Au SCPLF, le Grand Architecte de l’Univers a retrouvé sa profondeur de mystère

Samedi 30 mai 2026, au Suprême Conseil pour la France, 65 boulevard Bineau à Neuilly-sur-Seine, la 6e Journée des auteurs a tenu toutes ses promesses. Malgré la forte chaleur, un public nombreux, attentif, motivé et passionné s’est pressé autour d’un thème majeur du Rite Écossais Ancien et Accepté, le Grand Architecte de l’Univers. Après deux articles d’annonce déjà publiés par 450.fm, cette rencontre a donné chair à une question que la tradition maçonnique ne cesse de poser sans jamais l’épuiser.

Il y a des journées où le mot « auteur » retrouve son sens premier

Non pas seulement celui qui écrit, publie, signe ou dédicace, mais celui qui ouvre une voie, qui augmente le réel d’une parole, qui donne à penser là où la formule risquait de devenir habitude. La 6e Journée des auteurs du Suprême Conseil pour la France fut de cet ordre. Dans le Grand Temple de Bineau, la chaleur extérieure n’a pas empêché la ferveur intérieure. Bien au contraire, elle semblait presque rappeler que toute vraie méditation initiatique demande un peu d’effort, un déplacement, une présence, une fidélité.

Le public était là, nombreux, dense, recueilli, visiblement heureux de participer à cette matinée consacrée au Grand Architecte de l’Univers

Ce n’était pas une assemblée venue chercher une définition commode. C’était une assemblée de chercheurs, de Sœurs, de Frères, d’auditeurs profanes aussi, tous réunis autour d’une interrogation centrale. Que disons-nous lorsque nous disons « Grand Architecte de l’Univers » ? Nommons-nous Dieu, un Principe, une Source, un Ordre, une Lumière, une absence, un silence, un point de convergence, une liberté offerte à la conscience ?

La présence de Catherine Quentin, Souverain Grand Commandeur du REAA du Suprême Conseil Féminin de France, donna également à cette rencontre une résonance particulière.

Elle rappelait, par sa seule présence, combien la spiritualité écossaise ne saurait se réduire à une voie masculine ou à une mémoire institutionnelle isolée. Elle témoigne d’un espace plus vaste, où Sœurs et Frères, dans leurs juridictions respectives, partagent une même exigence de hauteur, une même fidélité au symbole, une même interrogation sur la verticalité de l’être.

Il faut également saluer la très belle animation de Georges Bernat

Georges Bernat

Par sa présence attentive, sa manière de conduire les échanges, de faire respirer les interventions et de donner à la parole son juste rythme, il a permis que la matinée ne soit jamais une juxtaposition de conférences, mais bien une circulation vivante de la pensée. La parole a circulé à la fin de chaque intervention, comme c’est l’usage dans ces rencontres où la conférence ne se referme jamais sur elle-même. Elle s’est prolongée en questions, en nuances, en échos, en objections fraternelles, sans que jamais le débat ne perde son axe. Car le sujet touche à l’intime de la démarche écossaise. Il oblige à manier les mots avec prudence, avec exigence, avec ce respect qui distingue la recherche initiatique de la simple opinion.

Jacques Clément a ouvert la matinée par un ample « Essai de caractérisation du REAA »

Jacques Clément

Son propos avait la forme d’une fresque. Il partait de l’histoire des idées religieuses pour rejoindre le cœur de la tradition écossaise. Dès l’abord, il plaçait sa réflexion sous le signe de Baudelaire et de ces « forêts de symboles » où la nature devient temple. Tout était dit, ou presque. Il ne s’agissait pas de réduire le Rite Écossais Ancien et Accepté à une doctrine, mais de chercher son attribut profond, sa tonalité spirituelle, son orientation intérieure.

Son chemin passait par l’arianisme, par l’unitarisme, par la théophilanthropie, par les Lumières, par Voltaire, Rousseau, les Constitutions d’Anderson et la naissance de la franc-maçonnerie spéculative. Le mouvement pouvait sembler audacieux. Il l’était. Jacques Clément n’a pas cherché à esquiver les mots difficiles. Il a osé interroger la franc-maçonnerie comme « religion » au sens étymologique du terme, non comme religion révélée, non comme Église, non comme dogme, mais comme puissance de lien, de reliance, d’intériorité partagée, d’élévation commune.

C’est là que son intervention prit toute sa force.

À ses yeux, la franc-maçonnerie du Rite Écossais Ancien et Accepté ne saurait être confondue avec les religions révélées

Elle n’a ni prophète, ni prêtre, ni magistère dogmatique, ni vérité imposée. Elle ne transmet pas une parole close. Elle ouvre une quête. Elle ne remplace pas la religion de chacun. Elle laisse chaque conscience vivre sa croyance, son doute, sa fidélité, son silence, dans l’espace protégé de la démarche initiatique.

Grand Temple

Dans cette perspective, le Grand Architecte de l’Univers ne peut être capté par une lecture confessionnelle étroite. Il n’est pas le Dieu trinitaire d’une seule tradition. Il devient un principe fédérateur, universaliste, capable de rassembler sans contraindre. Il permet à chacun d’entrer dans une même invocation tout en demeurant fidèle à son propre chemin intérieur. Loin de supprimer Dieu, il empêche de l’enfermer. Loin de diluer le sacré, il rend possible une communion sans uniformité.

Jacques Clément

Jacques Clément proposa alors une formule forte, presque provocatrice dans le meilleur sens du terme

Le Rite Écossais Ancien et Accepté pourrait être compris comme une « théophilanthropie unitaire ». Théophilanthropie, parce que Dieu n’y est pas absent et parce que l’amour du prochain demeure au centre de l’œuvre. Unitaire, parce que le Rite refuse de faire du mystère divin la propriété d’une théologie particulière. Une telle caractérisation ne prétendait pas clore le débat. Elle l’ouvrait au contraire avec vigueur.

Sa réponse à la question de l’action maçonnique dans le monde fut tout aussi significative

La franc-maçonnerie, dans sa diversité, ne parle pas toujours d’une seule voix. Ses familles spirituelles, sociétales, laïques, symboliques ou philosophiques n’ont pas toutes la même manière d’habiter la cité. Mais chaque maçon, chaque maçonne, peut agir par sa conduite, son engagement, son dévouement, sa présence au monde. L’institution n’est peut-être pas un acteur uniforme. L’initié, lui, est une pierre vivante. Il travaille dans le Temple pour mieux rayonner hors du Temple.

Marie-Andrée Clamens

Marie-Andrée Clamens a ensuite donné à la matinée une inflexion d’une grande beauté rituelle et spirituelle avec son intervention consacrée à « Notre invocation au GADLU »

Après la grande traversée historique et doctrinale proposée par Jacques Clément, elle a ramené l’auditoire vers l’expérience vécue du Rite. Non plus seulement le Grand Architecte de l’Univers comme notion, mais comme parole prononcée, comme seuil, comme ouverture, comme souffle qui consacre l’espace et oriente la conscience.

Elle a d’abord rappelé que le concept lui-même échappe à tout point de départ certain

Chercher l’origine du Grand Architecte de l’Univers, c’est s’aventurer vers l’origine de la création, vers le principe, vers ce qui précède nos mots. Thalès, Anaximandre, Platon, la Genèse, Thomas d’Aquin, Leibniz, Voltaire, la maçonnerie opérative et la maçonnerie spéculative furent convoqués non pour former un catalogue, mais pour montrer que l’humanité n’a cessé d’interroger l’ordre du monde, sa cause, son harmonie, sa mesure.

L’un des grands mérites de son propos fut de rappeler que le concept n’est pas un bloc immobile. Il reçoit l’expérience humaine, il se transforme, il accompagne les sociétés, il traverse les sensibilités. Dans l’espace maçonnique, il demeure adogmatique. Il ouvre un chemin de liberté de pensée et de conscience. Il permet de nommer l’indicible sans le posséder. Il restitue au mystère sa dignité et à l’être humain sa verticalité.

Marie-Andrée Clamens a également inscrit son intervention dans l’histoire de la Maçonnerie féminine et dans l’héritage du Convent de Lausanne, dont la déclaration de principes demeure essentielle pour comprendre la spiritualité du Rite Écossais Ancien et Accepté.

Elle rappela que les Sœurs et les Frères partagent un même chemin de perfectionnement, un même attachement à l’invocation, une même fidélité à la devise Ordo ab Chao. Cette devise ne relève pas d’un décor. Elle est une méthode de construction intérieure.

Marie-Andrée Clamens

À travers elle, l’ordre n’est pas une rigidité

Il est cohérence, lumière, architecture du sens. Il s’agit de faire triompher l’amour sur la haine, la vérité sur l’erreur, l’harmonie sur le désordre des passions. Le Grand Architecte de l’Univers apparaît alors comme la figure symbolique de ce principe d’ordre qui ne contraint pas, mais oriente. Il rappelle le plan, la mesure, la géométrie sacrée, le travail des bâtisseurs, le lien entre le microcosme humain et le macrocosme universel.

La force de son intervention tenait aussi à sa manière de faire vibrer l’invocation elle-même

Travailler à la gloire du Grand Architecte de l’Univers, ce n’est pas répéter une formule. C’est entrer dans une discipline intérieure. C’est consentir à ce que le Temple devienne un espace autre, un lieu où la parole profane se dépose, où les regards se tournent vers l’Orient, où la lumière devient principe d’action. La gloire n’est pas vanité. Elle est rayonnement, éclat du sacré, hommage rendu à ce qui dépasse et élève.

La lumière fut ainsi au cœur de sa méditation

Lumière éternelle, lumière de l’Orient, lumière qui accompagne les travaux et qui relie le commencement à la fermeture. L’initiée, dans cette perspective, n’est pas seulement celle qui reçoit. Elle devient celle qui construit, qui se transforme, qui cherche au plus profond d’elle-même l’ordre capable de répondre au chaos. Le Grand Architecte de l’Univers n’est donc pas une solution imposée. Il est un horizon de réalisation spirituelle.

Puis vint Gaël de Kerret, avec « De l’apophase au GADLU », intervention d’une rare densité, plus intérieure encore, presque vertigineuse, tant elle conduisait l’auditoire vers les frontières du dicible.

Là où Jacques Clément avait interrogé la caractérisation du Rite et où Marie-Andrée Clamens avait médité l’invocation, Gaël de Kerret a placé le Grand Architecte de l’Univers dans la grande tradition de l’apophase, cette voie qui approche le divin par le retrait, par la négation, par le silence, par le refus de saisir.

Son propos partait d’une intuition fondamentale

Depuis l’origine des temps, les humains pressentent un plus vaste qu’eux-mêmes. Ils l’ont nommé Dieu, Principe, Un, Logos, souffle, abîme, mais chacun de ces noms demeure insuffisant. Pourquoi l’âme insiste-t-elle sur ce qui échappe ? Pourquoi revient-elle sans cesse vers ce lieu invisible qui pourtant la transforme ? Pour Gaël de Kerret, le Rite Écossais Ancien et Accepté n’a pas vocation à définir le divin. Il apprend plutôt à se tenir devant lui.

Il mobilisa alors l’archétype, non comme simple symbole psychologique, mais comme empreinte de l’origine. L’archétype ne se laisse pas enfermer dans une représentation. Il précède l’image et la traverse. Il se manifeste par épiphanies, par surgissements, par effets dans la vie intérieure. Le Grand Architecte de l’Univers, dans cette perspective, ne serait pas une image à posséder, mais un signifiant qui indique ce qui se retire, ce qui se donne sans se laisser capturer.

La traversée proposée fut impressionnante

Hésiode et le chaos, Parménide et l’Être, le prologue de Jean et le Logos, Philon, Plotin, le Pseudo-Denys l’Aréopagite, Maître Eckhart, Nicolas de Cues, Jung. Toute une généalogie du silence s’est alors dessinée. La théologie négative ne dit pas ce qu’est Dieu. Elle apprend à désencombrer la parole. Elle écarte les attributs trop humains, les définitions trop commodes, les certitudes trop rapides. Elle permet de demeurer dans une pensée fluide, ouverte, humble devant l’inconnaissable.

Là se trouvait sans doute le cœur de son intervention

Le Grand Architecte de l’Univers n’est ni simplement Dieu, ni un concept, ni une métaphore, ni une abstraction commode. Il est un signifié, un foyer de résonances, un point de rencontre entre des pensées, des expériences, des émotions, des quêtes. Il crée des ponts entre les consciences sans prétendre toucher l’intouchable. Il rend possible l’échange fraternel autour du mystère sans transformer le mystère en propriété.

Gaël de Kerret proposa également une lecture étymologique des trois termes

« Grand » renvoie à la croissance, à ce qui s’élève depuis la terre. « Architecte » évoque l’art de l’origine, la technique du bâtisseur, la construction d’un espace intérieur. « Univers » signifie ce qui est tourné vers l’Un. Ainsi, l’expression tout entière devient un chemin initiatique. Grandir depuis sa propre terre, construire son temple intérieur, se tourner vers l’unité sans dissoudre la pluralité.

Sa conclusion fut à la mesure de cette exigence

Le Rite Écossais Ancien et Accepté, lu à la lumière de l’apophase, replace la déité, Dieu et le Grand Architecte de l’Univers à leur juste place. Il redonne sens au Logos qui résonne au fond de chacun, dans le silence et le secret. Il ne demande pas à l’initié de posséder Dieu, mais d’être disponible à ce qui le dépasse. Il fait du chemin maçonnique un parcours de lumière en lumière, où le mystère n’est jamais aboli, mais toujours mieux approché.

Au terme de cette matinée, une évidence s’imposait

Les trois interventions n’ont pas apporté une réponse unique. Elles ont fait mieux. Elles ont rendu la question plus profonde. Jacques Clément a montré que le Grand Architecte de l’Univers peut fédérer sans dogmatiser. Marie-Andrée Clamens a montré que l’invocation donne au Rite son souffle, sa lumière et son axe. Gaël de Kerret a montré que l’apophase protège le mystère contre la tentation de l’enfermement.

C’est au Très Illustre Frère Jacques Azot, Souverain Grand Commandeur du Suprême Conseil pour la France, qu’il revint d’en proposer les conclusions

Très Illustre Frère Jacques Azot, Souverain Grand Commandeur du SCPLF

Son intervention finale donna à l’ensemble sa juste perspective. Elle ne chercha pas à clore le sujet, ce qui aurait été contraire à l’esprit même d’une telle journée, mais à en dégager la ligne de force. Le Grand Architecte de l’Univers n’est pas un terme d’arrivée. Il est une orientation. Il ne dispense pas du travail intérieur. Il l’exige. Il ne remplace ni l’étude, ni la conscience, ni la liberté. Il les appelle à une plus haute cohérence.

Par ses conclusions, Jacques Azot rappela combien le Suprême Conseil pour la France demeure attaché à une conception exigeante du Rite Écossais Ancien et Accepté, où la spiritualité n’est jamais séparée de la responsabilité, où la tradition ne devient vivante que lorsqu’elle éclaire l’homme dans son temps, où l’élévation de la pensée doit toujours trouver sa traduction dans la qualité du lien fraternel. Cette parole finale fut à la fois synthèse, ouverture et envoi. Elle prolongea les trois interventions comme l’Orient prolonge la lumière reçue dans le Temple.

Il faut enfin souligner la remarquable organisation de cette journée, que nous devons à Gérard Abidh, Grand Chancelier du Suprême Conseil pour la France

Rien, dans une telle manifestation, ne relève du hasard. L’accueil, le rythme, la qualité des interventions, la présence du public, la fluidité des échanges, l’équilibre entre travail intellectuel et fraternité vécue témoignaient d’une préparation attentive et d’un véritable sens du service. Gérard Abidh a donné à cette 6e Journée des auteurs le cadre nécessaire pour que la pensée puisse se déployer sans pesanteur et que la rencontre demeure pleinement fidèle à son esprit.

C’est peut-être cela, finalement, la réussite de cette 6e Journée des auteurs

Avoir rappelé qu’en franc-maçonnerie, les mots essentiels ne sont jamais de simples mots. Ils sont des portes. Ils ne se referment pas sur une définition. Ils ouvrent un passage. Le Grand Architecte de l’Univers n’a pas été expliqué comme une formule que nous pourrions ranger après usage. Il a été travaillé comme une pierre vive, interrogé comme un miroir, approché comme une lumière qui éclaire sans aveugler.

Et tandis que la chaleur de ce samedi 30 mai aurait pu disperser les énergies, elle sembla au contraire les concentrer

Dans le Grand Temple de Bineau, autour du Suprême Conseil pour la France, la parole fut exigeante, la présence nombreuse, l’écoute passionnée. Nous avons vu ce que peut être une vraie journée maçonnique des auteurs. Non un salon du livre ajouté à une conférence, mais un chantier de l’esprit où les livres, les voix, les rites et les consciences se répondent.

La matinée se prolongea naturellement par les dédicaces

Gaël de Kerret en dédicace

Ce moment précieux où le livre cesse d’être un objet posé sur une table pour devenir trace d’une rencontre, mémoire d’un échange, parole confiée de main à main. Puis vint l’agape, très fraternelle, comme il se doit, où les mots de la matinée trouvèrent leur prolongement simple et lumineux dans la convivialité partagée. Après les hauteurs du symbole, la fraternité retrouvait la table. Après l’élévation de la pensée, le lien humain reprenait toute sa place.

Car le Grand Architecte de l’Univers demeure peut-être cela

Non pas la réponse qui met fin au travail, mais l’Orient intérieur qui l’empêche de s’éteindre.

Et cette journée du Suprême Conseil pour la France aura montré, avec force, élégance et fraternité, que lorsque les auteurs, les rites, les juridictions, les Sœurs et les Frères se rencontrent autour du mystère, la parole maçonnique retrouve sa fonction la plus haute.

Non pas expliquer le monde une fois pour toutes, mais nous aider à le construire avec plus de lumière.

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Yonnel Ghernaouti
Yonnel Ghernaouti
Yonnel Ghernaouti a été directeur de la rédaction de 450.fm, de sa création jusqu’en septembre 2024. Chroniqueur littéraire, animé par sa maxime « Élever l’Homme, éclairer l’Humanité », il a siégé au bureau de l’Institut Maçonnique de France, est médiateur culturel au musée de la franc-maçonnerie, directeur de collection chez des éditeurs maçonniques et auteur de plusieurs ouvrages maçonniques. Il contribue notamment à des revues telles que « La Chaîne d’Union » du Grand Orient de France, « Chemins de traverse » de la Fédération française de l’Ordre Maçonnique Mixte International Le Droit Humain, et « Le Compagnonnage » de l’Union Compagnonnique. Il a également été commissaire général des Estivales Maçonniques en Pays de Luchon, qu’il a initiées.

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