Nombreux sont les penseurs qui ont développé l’idée que le bien commun dépassait l’intérêt individuel, citons entre autres :
« Le bien de la cité est plus grand et plus parfait que celui de l’individu. » Aristote – (-384 / -322 av. JC))
« Le bien commun est meilleur et plus divin que le bien d’un seul. » Thomas d’Aquin (1225-1274) – Summa Theologica (1265-1274)
« La volonté générale regarde seulement l’intérêt commun. » Jean-Jacques Rousseau (17812-1778) – Le contrat social (1762)
« Le monde commun est ce dans quoi nous entrons à la naissance et que nous quittons à la mort. » Hannah Arendt (1906-1975) – The human condition – 1958
« La responsabilité pour autrui est l’essence même de l’humain. » Emmanuel Levinas (1906-1995)
Comme il a été démontré, c’est la notion de bien commun qui définit la fraternité : nous sommes sœurs et frères parce que nous partageons le même Bien commun.
Pour les francs-maçons ce Bien commun c’est naturellement notre idéal maçonnique
Pour l’essentiel il s’agit de la recherche de la vérité, le perfectionnement de soi, la dignité humaine, la liberté de conscience et la construction d’une société plus juste.
L’idéal maçonnique cherche à développer :
- le respect de l’autre ;
- la tolérance ;
- la liberté intérieure ;
- l’effort de connaissance de soi ;
- la fraternité ;
- la responsabilité envers la société.
Or ces valeurs ne sont pas la propriété d’un groupe particulier. Un non maçon peut se sentir concerné par ces mêmes buts :
- un enseignant qui cherche à transmettre ;
- un médecin qui agit avec humanité ;
- un bénévole qui aide les autres ;
- un chercheur qui poursuit honnêtement la vérité.
Dans la tradition maçonnique, on parle de « tailler sa pierre ». Symboliquement, cela signifie travailler sur ses limites, ses préjugés, ses excès, ses ignorances. Mais ce travail ne concerne pas seulement l’individu.
L’idéal devient alors un patrimoine humain partagé plutôt qu’un privilège initiatique
Je suis convaincu que nos valeurs peuvent être reconnues et intégrées par des non-maçons
La violence qui règne dans les différentes parties du monde peut être solutionnée, non pas par une autre violence, mais par la bienveillance. L’idéal maçonnique est foncièrement non violent et bienveillant. Nous ne cherchons pas à « évangéliser » mais à pacifier ce monde par le respect et la tolérance.
Si la démarche maçonnique complète cet idéal, en instituant un rituel qui offre un espace de méditation et d’émulation, le « paysage » que nous suggère la loge n’appartient pas seulement à ceux à qui il a été exposé.

Avec quelques sœurs et frères, nous avons décidé de créer une association destinée à promouvoir cet idéal maçonnique au-delà de nos cercles confidentiels.
Il s’agit de réunir celles et ceux qui se reconnaissent, ici et ailleurs, dans ces valeurs avec bienveillance et respect, qu’ils-elles soient maçon-ne-s ou profanes .
« Rendre partageables les valeurs universelles travaillées dans la tradition maçonnique, sans exiger l’appartenance à une obédience. » telle est la raison d’être de cette association.
L’association internationale pour la promotion de l’idéal maçonnique, AIPIM, a vocation à être une association philosophique humaniste ouverte sur les réalités de notre planète. Cette association souhaite rassembler et animer des échanges et des réflexions car notre idéal n’est pas figé. Il doit aussi pouvoir nous aider à répondre aux réflexions de notre époque :
- le droit de mourir dans la dignité,
- L’univers carcéral,
- L’antisémitisme,
- L’esclavagisme social,
- Les violences faites aux femmes,
- Les guerres,
- La sauvegarde de la planète,
- La famille aujourd’hui,
- Les alternatives au mariage,
- Et d’autres sujets encore !
Notre idéal a une dimension universelle et peut être approprié par les citoyens du monde d’autres cultures. Cette association se veut ainsi internationale avec deux langues de travail, le français et l’anglais.
Si vous êtes intéressé(e), n’hésitez pas à me contacter à l’adresse mail : contact.aipim4you@gmail.com
