L’ouvrage soulève une interrogation fondamentale et intemporelle : la possibilité pour l’être humain de rencontrer Dieu, ou du moins un principe transcendant, à travers la voie initiatique de la franc-maçonnerie. Dès l’introduction, l’auteure affirme que cette quête n’est ni unique ni uniforme : elle emprunte des chemins multiples, nourris par la philosophie, les traditions religieuses, la psychanalyse, la physique moderne et les spiritualités contemporaines. La franc-maçonnerie devient alors un espace symbolique où se rencontrent doute, certitude, foi, raison et intuition.

L’auteure explore la tension entre libre-pensée, libre arbitre et pensée libre. L’auteure montre que la liberté de penser, souvent revendiquée, demeure entravée par les conditionnements du mental, de l’ego et des schémas émotionnels hérités. La franc-maçonnerie, par ses rituels, ses symboles et ses Tenues, propose un cadre permettant de dépasser progressivement ces limitations. Le texte mobilise abondamment la physique quantique (Einstein, Planck, Rovelli), la psychanalyse jungienne et la notion de synchronicité pour illustrer un monde où le temps linéaire, le déterminisme strict et la causalité absolue vacillent. Dans cet univers, l’intuition devient un mode de connaissance privilégié : elle permet d’accéder à une conscience plus profonde, située au-delà du cogito rationnel.
La pratique maçonnique est présentée comme une voie de lâcher-prise : par la méditation, le travail symbolique et l’égrégore de la loge, l’initié peut s’approcher d’un état de vacuité féconde, non pas vide, mais ouverte à une autre forme de perception. Cette expérience peut conduire à des instants de kairos, où surgissent des coïncidences signifiantes et un sentiment d’unité intérieure. La rencontre du divin n’est alors ni dogmatique ni imposée, mais vécue comme une expérience intime et vibratoire.

L’auteure aborde ensuite directement la notion de Dieu, en soulignant sa pluralité de définitions. Dieu est tour à tour mystère, énigme, principe créateur, énergie, concept philosophique ou simple hypothèse. Les avancées de la physique moderne – notamment la découverte du boson de Higgs, parfois surnommé « particule de Dieu » – réactivent cette interrogation en montrant que la matière elle-même repose sur des réalités invisibles et instables.
En Franc-maçonnerie, Dieu n’est pas une figure dogmatique unique. Historiquement, la référence au Grand Architecte de l’Univers (GADLU) traduit une vision déiste héritée des Constitutions d’Anderson. Toutefois, les obédiences ont évolué : certaines exigent encore la croyance en Dieu, tandis que d’autres défendent une liberté totale de conscience. Le GADLU devient alors un symbole d’unité, de géométrie, de gnose ou de principe organisateur, laissant à chacun la liberté de lui donner un sens personnel.

La Franc-maçonnerie est ainsi décrite comme un espace inclusif, où croyants, agnostiques et athées peuvent travailler ensemble autour de valeurs humanistes : fraternité, respect, éthique, dignité humaine. Les rituels, loin d’imposer une foi, éveillent les sens et favorisent une transformation intérieure, intellectuelle ou spirituelle. Certains rites, plus explicitement chrétiens ou ésotériques, offrent néanmoins des voies d’intériorité plus marquées pour ceux qui le souhaitent. L’ouvrage conclut que rencontrer Dieu en franc-maçonnerie est possible, non comme une certitude objective ou une révélation universelle, mais comme une expérience intime, conditionnée par le cheminement personnel, la sensibilité et la liberté de conscience de chacun. La franc-maçonnerie ne conduit pas nécessairement à Dieu, mais elle offre des outils pour se rencontrer soi-même, approfondir sa conscience et, peut-être, entrer en résonance avec une dimension plus vaste du réel.
Marie Silberman est psychologue clinicienne et a pratiqué des missions ONG. Initiée à la Grande Loge Mixte de France avant de s’affilier au Grand Orient de France elle a pratiqué un long questionnement sur la notion de Dieu. Elle livre, dans cet ouvrage, en toute liberté, un déroulement de pensées ouvrant de subtiles voies de réflexion.

Je trouve pour ma part que cet article est équilibré, et qu’il ménage de la place pour toutes les sensibilités tout en ouvrant sur l’essentiel. Oui, relisez mes FF:. :
« La franc-maçonnerie ne conduit pas nécessairement à Dieu, mais elle offre des outils pour se rencontrer soi-même, approfondir sa conscience et, peut-être, entrer en résonance avec une dimension plus vaste du réel. »
Ce qui est la recherche de la vérité est notre recherche du divin en soi, à la manière de Plotin par exemple. Il s’agit de lutter contre nos vices et de chercher à améliorer nos vertus. Là est notre approche de la spiritualité dans le respect de la laïcité. Je remercie l’auteure pour son travail spirituel.
Ouh là là ! Par la plupart des commentaires, voilà l’auteure rhabillée pour l’hiver (qui se termine!).
Mais j’aime citer cette anecdote : des représentants de tous les états et de toutes les universités se sont réunis pour mettre en réseau universel tous les superordis de la Terre (vous savez, ceux qui font 5 milliards de milliard d’opération à la seconde, et les premiers ordis quantiques).
Ils lui ont posé LA question : « Dieu existe-t-il ? »
Réponse (en 0,0001 sec comme sur Google) : « Encore faut-il savoir ce que vous appelez Dieu ».
Tous les participants ont replié leurs dossiers et sont repartis chez eux.
Certains commentaires semblent émis par des habitués probables de TIK TOK qui ne lisant que les titres en 3 secondes doivent se dispenser de regarder les contenus 🤣 misère des réseaux avec pseudos ?
La god particule est une invention sémantique de journaleux à sensation qui ont ainsi renommé un boson prédit dans les années soixante , juste pour vendre, le pire c’est que cela sert de base à des articles comme celui que je viens de lire en éprouvant un malaise indéfinissable.
Nous ne connaissons presque rien, nous apprenons ou désapprenons tous les jours, c’est cela qui fait la force de la science et qui progresser l’humanité. Les dogmes prosélytiques ont la vie dure.
Et si ce n’était que le boson ! (et en particulier par nos brave frères Bogdanov) ! Mais depuis toujours les allumés détournent le sens des termes de la physique pour délirer. Ainsi , les physiciens n’arrivant plus à nommer les nouvelles particules qu’ils découvraient, en appelèrent certaines « psi », « strange » (étranges), « charmed » (envoûtées). Et du coup les plumitifs d’inventer que la particule psi était consciente, qu’elle avait une psychée, la charmed qu’elle était envoutée !!!
Vive la pensée libre, on devrait même dire les pensée.
Encore faudrait-il qu’il existe
C’est bien la question fondamentale
J’oserais croire que le franc-maçon est celui qui comprend l’existence de Dieu plus que tout car il est en éveil permanent de l’âme et par des recherches permanentes qu’il fait.
Mes salutations.
Je pensais que ce genre de réflexion était du domaine EXLUSIF de l’appréciation de chacun et qu’il était aussi question d’une promesse. Celle de défendre l’idéal laïque de notre ordre. Au lieu de cela, et de plus en plus, notre tolérance légendaire nous impose l’écoute de propos inutiles qui, entre Père Noël et Petite souris, n’apportent rien à l’amélioration matérielle et morale de l’humanité. Au contraire, le Pavé mosaïque traditionnellement lisse présente alors des pavés singuliers qui oblige le FM a regarder où il met les pieds pour ne pas gêner, ne pas faire montre d’intolérance, ne pas blasphémer, ne pas trébucher sur la moralité de quelques uns.
D’accord avec toi, dans la maçonnerie libérale adogmatique.
Mais quand il imposé de croire, c’est une autre affaire.
« la possibilité pour l’être humain de rencontrer Dieu, ou du moins un principe transcendant ».
Le fait d’y associer « ou du moins un principe transcendant » n’est-ce pas déjà un parti pris, voire une illusion, métaphysique ?
» un principe transcendant » ne constitue pas un parti pris métaphysique, mais une manière d’éviter d’en imposer un. Elle permet de nommer une expérience possible sans en figer l’interprétation, conformément ala méthode symbolique, non dogmatique de la franc-maçonnerie.
A-t-elle contribué au Projet Territorial de Santé Mentale (PTSM) de Paris ?