mer 26 janvier 2022 - 10:01

BELGIQUE : Le mystère de la mort de Mozart, de l’empoisonnement par Salieri à la maladie, en passant par les Francs-Maçons

De notre confrère belge rtbf.be – Par Céline Dekock d’après la chronique de Cécile Poss

Ce dimanche 5 décembre marquait les 230 ans du décès de l’un des compositeurs les plus connus de l’histoire de la musique classique, Wolfgang Amadeus Mozart. Beaucoup de mythes et de légendes circulent autour de sa mort, survenue le 5 décembre 1791. Mais que savons-nous réellement sur la fin de vie de Mozart ? Cécile Poss nous livre quelques éléments de réponse.

La piste de l’empoisonnement, un mythe alimenté par Salieri et Mozart

C’est toute une légende qui s’est formée autour de la relation entre les compositeurs Antonio Salieri et Wolfgang Amadeus Mozart.

Salieri, compositeur important et respecté à son époque a-t-il vraiment été jaloux du jeune prodige qu’était Mozart ? Cette prétendue jalousie qu’aurait éprouvée Salieri a même poussé certains à croire que ce dernier serait à l’origine de la mort de Mozart, survenue le 5 décembre 1791. C’est d’ailleurs autour de cette « jalousie légendaire » que se base le célèbre film Amadeus de Milos Forman, sorti en 1984.

Cette jalousie romancée, Milos Forman ne l’a pas inventée, il s’est inspiré de la pièce de théâtre de Pouchkine, écrite en 1830, qui porte sur la jalousie entre les deux compositeurs et sur l’empoisonnement de Mozart par Salieri.

Mais qu’est-ce qui relève du mythe et qu’est-ce qui relève de la réalité ? Mozart et Salieri, une relation basée sur la jalousie ou sur le respect et l’admiration mutuelle ?

Un halo mystérieux recouvre la fin de vie de Mozart et 230 ans après sa mort, les raisons de sa disparition restent incertaines. Parmi les mythes qui entourent la mort du génie viennois, l’un des plus célèbre est celui du requiem et de l’empoisonnement par Salieri.

Vers la fin de sa vie, Salieri, sénile, délire de temps en temps et dans ces moments-là, il s’accuse d’avoir tué Mozart et il le fait à plusieurs reprises. Lorsqu’il avait des moments de lucidités, Salieri revenait sur ces déclarations, mais la rumeur va tout de même faire son chemin et elle va convaincre du monde, notamment un certain Beethoven.

Mais pourquoi le vieux Salieri s’accuse d’avoir empoisonné Mozart, de cinq ans son cadet ? Cela peut être de la pure sénilité mais cela peut être également un peu de culpabilité. Car dans les années 1790 et 1791, Mozart et Salieri se sont rapprochés. Salieri côtoie alors un compositeur de 34 ans en mauvaise santé, qui se tue à la tâche, qui écrit comme un forcené pour vivre et pour rembourser ses dettes. Or, il est arrivé à Salieri de mettre des bâtons dans les roues de Mozart pour l’empêcher de créer telle œuvre ou tel opéra, comme les Noces de Figaro. Mais Salieri n’a pas empoisonné Mozart. C’est d’ailleurs ce que confie en 1823 un Salieri aux portes de la mort à Ignatz Moscheles.

Francs-Maçons, Acqua Tofana et Requiem

Parmi les autres hypothèses autour de la mort de Mozart, on retrouve la piste des francs-maçons qui auraient supprimé le compositeur parce qu’il aurait révélé les secrets de l’initiation dans son opéra de La Flûte enchantée. Il n’en est rien, sans quoi toutes les personnes qui ont participé à la création de l’opéra auraient été victimes du même sort.

Par contre, à la fin de sa vie, Mozart lui-même pensait avoir été empoisonné, il nommait même le poison qu’on lui aurait fait absorber à son insu, l’Acqua Tofana, une sorte d’arsenic qui agit lentement lorsqu’il est administré à petites doses et ce poison affaiblit la victime jusqu’au décès.

Son épouse, Constance, a elle aussi véhiculé l’hypothèse de l’empoisonnement de son mari, plus de quarante ans après le décès de ce dernier. D’après les témoignages, le corps de Mozart avait enflé après sa mort et c’est ce qui avait fait penser à un empoisonnement. Et si empoisonnement il y a, ce n’est pas les faits d’un meurtrier mais plutôt des conséquences médicales des nombreuses maladies contractées par Mozart qui ont abouti à une septicémie. Il souffrait également d’insuffisance rénale chronique, ce qui entraîne des états dépressifs comme la paranoïa.

D’ailleurs, Niemetschek, l’un des premiers biographes de Mozart, raconte que lorsque le compositeur écrivait son Requiem, il disait ceci : « J’écris ce Requiem pour moi, je ne le sens que trop, je n’en ai plus pour longtemps. On m’a empoisonné, c’est certain. On ne peut pas me libérer de cette idée. »

Écrit par: CÉLINE DEKOCK D’APRÈS LA CHRONIQUE DE CÉCILE POSS

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