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Jules Grévy, né le 15 août 1807 et mort le 9 septembre 1891 à Mont-sous-Vaudrey, dans le Jura, est un avocat et homme d’État français. Bâtonnier de Paris, président de l’Assemblée nationale puis de la Chambre des députés, il fut de 1879 à 1887 le premier président de la Troisième République issu du camp républicain. Il était membre de la loge La Constante Amitié d’Arras, au Grand Orient de France.
Un avocat jurassien au barreau de Paris

Élève des collèges de Dole et de Poligny, étudiant à Besançon puis à l’École de droit de Paris, Jules Grévy est admis comme avocat stagiaire en 1837 et devient secrétaire de la Conférence en 1838. Il défend des membres de la Société des saisons, le journal Le National ou encore Alfred de Musset, et devient en 1868 bâtonnier de l’ordre des avocats de Paris.
1848 et l’amendement Grévy
Commissaire du gouvernement dans le Jura après la révolution de 1848, il est élu à l’Assemblée constituante, dont il devient vice-président. Il y propose l’amendement Grévy, qui supprime la présidence de la République au profit d’un président du Conseil élu et révocable par l’Assemblée ; il est rejeté par 643 voix contre 158.
Vice-président de l’Assemblée législative, il défend la liberté de la presse et est brièvement emprisonné à Mazas lors du coup d’État du 2 décembre 1851.
Président des assemblées
Élu président de l’Assemblée nationale en 1871, il démissionne en 1873. Président de la Chambre des députés à partir de 1876, il s’illustre lors de la crise du 16 mai 1877 aux côtés des 363 députés républicains.
Le premier président républicain

Élu président de la République le 30 janvier 1879 par 563 voix, après la démission de Mac Mahon, il renonce dans son message du 6 février 1879 au droit de dissolution, fondant la pratique parlementaire dite « Constitution Grévy ». Réélu en 1885, il doit démissionner le 2 décembre 1887 à la suite du scandale des décorations impliquant son gendre Daniel Wilson.
Un frère de La Constante Amitié
Jules Grévy était membre de la loge La Constante Amitié, à l’orient d’Arras, relevant du Grand Orient de France. Les sources consultées ne précisent pas la date de son initiation.
Sa présidence coïncide avec l’apogée de l’influence des francs-maçons dans le personnel républicain, à l’heure des grandes lois scolaires et laïques des années 1880.
La République installée
Jules Grévy symbolise l’installation durable de la République parlementaire. Franc-maçon du Grand Orient de France, premier chef de l’État républicain de la Troisième République, il incarne la génération des « républicains de gouvernement » pour laquelle l’appartenance maçonnique accompagnait l’attachement au régime parlementaire, aux libertés publiques et à la laïcité.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Jules Grévy.
Voir aussi dans le glossaire : Loge Bleue ou Loge Symbolique., Haine de la laïcité (antimaçonnisme).

