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Jean François Macé, né à Paris le 22 août 1815 et mort à Monthiers le 13 décembre 1894, est un pédagogue, journaliste et homme politique français. Cofondateur du Magasin d’éducation et de récréation, il fonde en 1866 la Ligue de l’enseignement pour une école gratuite, obligatoire et laïque, puis devient sénateur inamovible en 1883. Initié la même année 1866 à la loge La Parfaite Harmonie de Mulhouse, il a influencé le Grand Orient de France.
Un républicain de 1848

Issu d’une famille ouvrière, Jean Macé étudie au collège Stanislas. Jeune homme, il écrit pour le journal La République et publie en 1848 des discours d’un « vrai républicain ».
Après le coup d’État du 2 décembre 1851, il quitte Paris et se réfugie à Beblenheim, en Alsace, où il dirige une école de jeunes filles.
L’éducateur et l’éditeur
Il écrit pour la jeunesse des ouvrages de vulgarisation à succès, comme l’Histoire d’une bouchée de pain (1861). En 1864, il fonde avec Pierre-Jules Hetzel le Magasin d’éducation et de récréation.
Rattaché au fouriérisme, dont il retient les principes de coopération et de solidarité, il écrit aussi en 1862 dans L’Économiste français de Jules Duval et publie, sous le pseudonyme de Jean Moreau, des Lettres d’un paysan d’Alsace à un sénateur.
La Ligue de l’enseignement
En 1866, Jean Macé fonde la Ligue de l’enseignement, qui milite pour une école gratuite, obligatoire et laïque et précède les lois scolaires de la Troisième République.
En 1883, il devient sénateur inamovible. Il meurt à Monthiers ; ses cendres sont transférées à Beblenheim.
Sa mémoire est entretenue par de nombreux lieux : en 2015, il était le 21e personnage le plus célébré au fronton des établissements scolaires français, avec 235 établissements portant son nom.
Un parcours maçonnique alsacien

Jean Macé est initié en juin 1866 à la loge La Parfaite Harmonie, à Mulhouse. Il est présenté à la loge La Fidélité de Colmar, appartient en 1869 aux Frères réunis de Strasbourg et devient en 1884 membre d’honneur de la loge Saint-Jean-de-Jérusalem de Nancy.
Après la défaite de 1870, il exerce une influence sur le Grand Orient de France, auquel il imprime une orientation plus patriotique.
Principales œuvres
- Les Vertus du républicain
- Histoire d’une bouchée de pain, 1861
- Les Serviteurs de l’estomac, 1861
- Contes du Petit-Château, 1862
- Histoire d’une bibliothèque communale, 1863
- Le Génie et la petite ville, 1868
- La Grammaire de mademoiselle Lili, 1878
- L’Avènement du suffrage universel, 1879
Le père de l’école laïque en loge
Jean Macé est l’une des figures les plus emblématiques de la franc-maçonnerie républicaine : en associant l’initiation et la fondation de la Ligue de l’enseignement la même année, il incarne la convergence entre loges et combat pour l’école laïque, qui reste au cœur de l’identité du Grand Orient.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Jean Macé.
Voir aussi dans le glossaire : Initiation, Haine de la laïcité (antimaçonnisme), Loge Bleue ou Loge Symbolique., Jean Moreau (Auteur).

