Emportez-le partout en PDF, gardez-le pour toujours — et soutenez une presse libre et indépendante.
Vous avez un code promo ?

Né à Maynal, dans le Jura, le 18 octobre 1772, et mort près de Vienne le 9 juillet 1809 des suites d’une blessure reçue à Wagram, Jacques Joseph Oudet est un officier français des guerres de la Révolution et de l’Empire, colonel et baron. Charles Nodier en a fait, dans un livre paru en 1815, le fondateur des Philadelphes, société secrète de type maçonnique hostile à Bonaparte, attribution qui reste sujette à caution.
Un officier jurassien
Originaire de Maynal, dans le Jura, Jacques Joseph Oudet est nommé en 1799 chef de bataillon dans le corps du général Championnet. Il prend part à la campagne de l’armée des Alpes en l’an VII, puis à celle de l’armée d’Italie en l’an VIII.
Blessé par balle à San Bartolomeo, en Ligurie, il est cité deux fois à l’ordre de l’armée.
De Huningue à Wagram
En 1807, il rejoint l’armée d’Allemagne à Huningue et prend le commandement du 8e régiment de grenadiers. En 1809, il devient colonel du 17e régiment d’infanterie de ligne. Après la bataille d’Essling, il est fait baron de l’Empire.
Blessé par balle à Wagram, il meurt deux jours plus tard, le 9 juillet 1809, près de Vienne.
Les Philadelphes, une société secrète

Le nom d’Oudet est surtout passé à la postérité grâce à Charles Nodier. Dans son Histoire des sociétés secrètes de l’armée, publiée anonymement en 1815, l’écrivain le présente comme le fondateur des Philadelphes, une société secrète de type maçonnique, républicaine et hostile à Bonaparte, active dans l’armée.
Selon d’autres présentations, Oudet en aurait été le chef de 1795 à 1801, Moreau lui succédant, et le général Malet en aurait été une figure marquante. Wikipédia souligne que cette attribution repose essentiellement sur le témoignage de Nodier ; elle n’est pas confirmée par d’autres sources consultées.
Entre histoire et légende
Jacques Joseph Oudet occupe une place singulière dans l’histoire des sociétés initiatiques françaises : moins comme franc-maçon documenté que comme héros, peut-être en partie légendaire, d’une sociabilité secrète militaire calquée sur les formes maçonniques. Son cas illustre la porosité, sous la Révolution et l’Empire, entre loges, sociétés secrètes politiques et conspirations républicaines.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Jacques Joseph Oudet.
Voir aussi dans le glossaire : Revue internationale des sociétés secrètes (antimaçonnisme).

