Nicolas Oudinot (Personnalité)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

Nicolas-Charles-Victor Oudinot, dit Victor dans sa famille, naît à Bar-le-Duc le 3 novembre 1791 et meurt à Paris en 1863. Fils aîné du maréchal d’Empire Charles Oudinot, page de Napoléon, officier de cavalerie de la Garde puis général, il devient député de Maine-et-Loire et commande en 1849 le corps expéditionnaire qui prend Rome. Deuxième duc de Reggio, il figure parmi les personnalités rattachées à l’histoire de la franc-maçonnerie française, sans que les sources consultées détaillent son parcours en loge.

Un fils de maréchal formé dans les guerres de l’Empire

Nicolas Oudinot – portrait
Source : Wikimedia Commons – Louis Guédy – Public domain

Fils aîné du maréchal Charles Oudinot, Nicolas-Charles-Victor est nommé premier page de l’Empereur en 1805. Pendant la campagne d’Autriche de 1809, il porte des messages de Napoléon au Sénat. Il sert ensuite au Portugal comme lieutenant au 5e hussards, puis comme aide de camp de Masséna.

Intégré à la Garde impériale en 1811, il fait les campagnes de Russie, de Saxe et de France. En 1814, Napoléon lui remet à Fontainebleau un brevet de colonel, que Louis XVIII confirme le 27 avril de la même année.

De la Restauration à l’Algérie

Sous la Restauration, il organise les hussards du roi, puis forme en 1815 à Lille le régiment de hussards du Nord, qu’il commande jusqu’en 1822, avant de prendre le 1er grenadiers à cheval de la Garde royale. Maréchal de camp en 1824, il commande une brigade au camp de Lunéville et réorganise l’école de cavalerie de Saumur.

Il quitte l’armée après la révolution de Juillet. En 1835, la mort de son frère Auguste à la Macta le ramène au service : il part pour Oran et prend une brigade du corps expéditionnaire de Mascara, où il est grièvement blessé.

Député et commandant de l’expédition de Rome

Élu député de Maine-et-Loire de 1842 à 1851, il siège successivement parmi les indépendants, l’opposition modérée puis la droite. En 1849, il reçoit le commandement de l’armée des Alpes, puis du corps expéditionnaire de la Méditerranée.

À la tête de ce corps, il prend Rome, occupe le château Saint-Ange et rend la ville au pape. Wikipédia souligne le caractère controversé de cette opération et la répression qui suit la reddition. Devenu deuxième duc de Reggio à la mort de son père en 1847, il exerce aussi les fonctions de grand chancelier de la Légion d’honneur et de gouverneur des Invalides.

Un lien maçonnique peu documenté

Nicolas Oudinot
Source : Wikimedia Commons – Unknown artistUnknown artist – Public domain

Nicolas Oudinot est classé parmi les personnalités de la franc-maçonnerie française. L’article Wikipédia consulté ne mentionne toutefois ni loge, ni obédience, ni date d’initiation. Faute de source précise, son appartenance doit être tenue pour un rattachement signalé plutôt que pour un parcours documenté.

Son milieu, celui des officiers de l’Empire et de la monarchie de Juillet, a largement fréquenté les loges militaires et parisiennes du premier XIXe siècle, mais aucun élément consulté ne permet de l’y situer nommément.

Écrits et distinctions

Il a publié des travaux militaires et techniques, dont De l’Italie et de ses forces militaires et Considérations sur l’emploi des troupes aux grands travaux d’utilité publique. Grand-croix de la Légion d’honneur, chevalier de l’ordre de la Réunion, commandeur de Saint-Louis et titulaire de la médaille de Sainte-Hélène, il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise, dans la 45e division.

Une figure de la noblesse d’Empire

Héritier d’un grand nom de l’épopée napoléonienne, Nicolas Oudinot appartient à cette génération d’officiers passés de l’Empire aux régimes suivants, entre service des armes et mandat parlementaire. Sa place dans l’histoire maçonnique reste, en l’état des sources accessibles, une mention plus qu’un engagement établi : un cas qui invite à rechercher dans les archives des loges une trace documentaire précise.

Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Nicolas Oudinot.

Voir aussi dans le glossaire : Initiation.

Glossaire de la franc-maçonnerie

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