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Henri Michel fut le troisième grand maître de la Grande Loge de France, de 1898 à 1900, entre Gabriel Adolphe Magnien et François Bonnardot. Sa grande maîtrise se situe au cœur de l’affaire Dreyfus, à un moment où la jeune obédience écossaise, constituée en 1894-1895, achève d’absorber une partie des loges de la Grande Loge symbolique écossaise et se rapproche du Grand Orient de France.
Une figure mal documentée
Les sources consultées ne livrent guère d’éléments sur la vie profane d’Henri Michel : profession, origines et dates de naissance et de décès n’ont pu être établies de façon sûre. Les listes historiques des dirigeants de la Grande Loge de France s’accordent toutefois sur son nom et sur la durée de son mandat, de 1898 à 1900.
Une grande maîtrise au temps de l’affaire Dreyfus
Henri Michel prend la tête de l’obédience lorsque Gabriel Adolphe Magnien, élu au Sénat, quitte la grande maîtrise. La Grande Loge de France compte alors quelque quatre-vingts loges ; entre 1896 et 1899, la Grande Loge symbolique écossaise se désagrège, et une partie de ses ateliers rejoint la nouvelle obédience.
L’affaire Dreyfus, qui culmine en 1898-1899, resserre les liens entre la Grande Loge de France et le Grand Orient de France, unis dans la défense de la République et des droits de l’homme. Ce rapprochement isole les dernières loges restées fidèles à la Grande Loge symbolique écossaise. En 1900, l’archiviste paléographe François Bonnardot succède à Henri Michel.
Repères
- Obédience : Grande Loge de France
- Fonction : Grand maître
- Mandat(s) : 1898-1900
Voir aussi dans le glossaire : Grand Maître, Grande Loge, Affaire Dreyfus.
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