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Le cléricalisme désigne la volonté d’un clergé ou d’une institution religieuse d’exercer une influence dominante sur la vie politique, sociale et intellectuelle. Dans l’histoire de l’antimaçonnisme, il apparaît lorsque la franc-maçonnerie est combattue non seulement comme association initiatique, mais comme symbole d’une société qui échappe au contrôle religieux.
Franc-maçonnerie et anticléricalisme

La franc-maçonnerie a souvent été associée à l’anticléricalisme, parfois à juste titre lorsque des francs-maçons se sont engagés pour la laïcité, l’école publique ou la séparation des Églises et de l’État. Mais l’antimaçonnisme clérical inverse la perspective. Il présente toute limitation du pouvoir religieux comme une persécution. Il transforme la liberté de conscience en hostilité à la foi. Il confond la critique du pouvoir clérical avec la haine de Dieu.
Le cléricalisme redoute particulièrement les espaces de médiation. La loge réunit des hommes qui ne sont pas d’abord définis par leur confession, leur rang social ou leur appartenance imposée. Elle leur propose un travail commun sur le symbole, la morale, la parole et la fraternité. Pour une logique cléricale, cette autonomie est inquiétante, car elle retire une part de l’âme humaine à la tutelle extérieure.
Défendre la liberté spirituelle
La réponse maçonnique ne consiste pas à nier la spiritualité. Elle consiste à défendre la liberté spirituelle.
La laïcité, lorsqu’elle est comprise dans sa noblesse, n’éteint pas le ciel intérieur. Elle refuse seulement qu’une autorité religieuse gouverne toutes les consciences.
Voir aussi : Anticléricalisme, Laïcité, Église catholique, Liberté de conscience, Pouvoir religieux.

Notice extraite de l’Abécédaire de trois siècles d’antimaçonnisme de Yonnel Ghernaouti.
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