Grande Loge féminine d'Uruguay
Histoire
La Grande Loge féminine d'Uruguay obtient son statut autonome le 3 mai 2007. Auparavant, ses loges fonctionnaient sous l'égide de la Grande Loge féminine du Chili, son obédience-mère. La cérémonie de remise de patente s'est tenue en présence de délégations du Chili, d'Argentine et du Brésil.
L'obédience est composée de trois loges nommées Foi, Espérance et Charité.
Fondation et schismes
La présence maçonnique féminine en Uruguay remonte à 1950, et la première loge mixte du pays, Eleusis n°1206, est fondée en 1972 sous l'égide du Droit Humain [1]. La première loge régulière strictement féminine, parrainée par la Grande Loge féminine du Chili, voit le jour le 7 juin 2004 [1]. Une deuxième loge est constituée en novembre 2006, puis une troisième en juin 2007, ce qui déclenche l'octroi de la carta constitutiva par l'obédience-mère chilienne [1]. La cérémonie de remise de patente du 3 mai 2007 se tient en présence de délégations chilienne, argentine et brésilienne. L'obédience naît ainsi par essaimage et non par schisme, dans une filiation directe et concertée avec Santiago [1]. Aucune scission interne postérieure n'est documentée dans les sources consultées [information manquante]
Positions doctrinales
L'obédience se présente comme humaniste et progressiste, ancrée dans les principes de liberté, d'égalité et de fraternité plutôt que dans une exigence confessionnelle [2]. Elle invoque le Grand Architecte de l'Univers comme principe symbolique, sans imposer d'adhésion religieuse dogmatique à ses membres [2]. Le recrutement est strictement féminin, justifié par la nécessité d'un espace propre où examiner les questions sous un angle spécifiquement féminin avant de retrouver les hommes sur un pied d'égalité [3]. La Grande Loge féminine d'Uruguay critique les courants qui érigent les landmarks en dogme immuable et défend une lecture évolutive de la maçonnerie [3]. Ses orientations publiques incluent la laïcité, la lutte contre les inégalités de genre et une réflexion sur l'héritage colonial dans le contexte latino-américain [2].
Rites pratiqués
L'obédience travaille principalement au Rite écossais ancien et accepté, ses hauts grades étant reçus de France [4]. Une exception est documentée : la loge Hijas de la Luz n°8 pratique le Rite d'York [4]. Aucune autre filière rituelle n'apparaît dans les sources consultées pour les loges symboliques de l'obédience [information manquante]
Relations internationales
La Grande Loge féminine d'Uruguay est membre de la Fédération américaine de la maçonnerie féminine (FAMAF) depuis 2013 [2]. Elle participe également aux échanges du Centre de liaison international de la maçonnerie féminine (CLIMAF), structure fondée en 1982 par la Grande Loge féminine de France et son homologue belge [2]. Sa filiation initiale avec la Grande Loge féminine du Chili demeure un axe régional structurant, prolongé par des liens avec les obédiences féminines argentine et brésilienne présentes lors de sa consécration. Avec la Grande Loge de la Maçonnerie de l'Uruguay, masculine, les relations sont décrites comme cordiales et marquées par un travail social commun, sans reconnaissance formelle puisque les deux obédiences relèvent de familles distinctes [4].
Questions fréquentes
Quand la Grande Loge féminine d'Uruguay a-t-elle obtenu son autonomie ? Sa patente lui est remise le 3 mai 2007, après trois ans de travaux sous l'égide de la Grande Loge féminine du Chili.
Quel rite pratique-t-elle ? Elle travaille principalement au Rite écossais ancien et accepté, à l'exception de la loge Hijas de la Luz n°8 qui suit le Rite d'York [4].
Est-elle membre d'organisations internationales ? Elle adhère à la FAMAF depuis 2013 et participe aux travaux du CLIMAF [2].
Quelle est sa position sur le Grand Architecte de l'Univers ? Elle l'invoque comme principe symbolique sans exiger d'adhésion religieuse de ses membres [2].
Combien compte-t-elle de membres aujourd'hui ? Elle réunit environ 1 100 femmes réparties dans 24 loges à travers le pays [2].