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Grand Orient de la maçonnerie mixte universelle

Histoire

Le Grand Orient de la franc-maçonnerie mixte universelle est créé en décembre 1998 en Uruguay. Il rassemble hommes et femmes réunis par l'initiation maçonnique. L'obédience se revendique des principes des Lumières et défend la liberté absolue de conscience.

Fondation et schismes

Le Grand Orient de la franc-maçonnerie mixte universelle naît le 10 décembre 1998 à Montevideo, lors d'une assemblée fondatrice réunissant un groupe de maîtres maçons hommes et femmes. La date est choisie pour coïncider avec le cinquantenaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme, un geste symbolique qui rattache l'obédience à l'idéal humaniste des Lumières [3]. L'obédience obtient sa personnalité juridique du pouvoir exécutif uruguayen le 28 juin 1999. Elle est aujourd'hui couramment désignée sous le sigle GOFMU et apparaît en espagnol comme « Gran Oriente de la Franc-Masonería del Uruguay » [1]. Aucune scission ou recomposition interne n'est documentée dans les sources consultées [information manquante]

Positions doctrinales

Le GOFMU se définit comme une institution maçonnique ouverte aux hommes et aux femmes en condition d'égalité absolue. Il revendique la liberté absolue de conscience, ce qui le situe dans la mouvance libérale et adogmatique de la maçonnerie continentale. La laïcité y est posée comme la condition qui admet la pluralité des cultures et des croyances dans la sphère privée tout en bâtissant dans l'espace public une société libre, fraternelle et égalitaire [2]. L'obédience ne requiert aucune profession de foi religieuse et ne mentionne pas le Grand Architecte de l'Univers comme prescription doctrinale dans ses textes publics [2]. Sa devise combine le triptyque des Lumières « Liberté, Égalité, Fraternité » à la formule contemporaine de la maçonnerie libérale[1].

Rites pratiqués

Le GOFMU travaille à trois rites reconnus en son sein : le Rite français (ou Moderne), le Rite écossais ancien et accepté, et le Rite égyptien. Cette pluralité rituelle place l'obédience dans la tradition des grands orients libéraux, qui acceptent plusieurs filiations rituelles plutôt qu'un rite unique. L'obédience compte une trentaine de loges et triangles, dont les noms publics incluent Osiris, Hermes, Fenix, Horus et Hipólito [1].

Relations internationales

Le GOFMU reçoit sa charte patente du Grand Orient de France en 2007, ce qui scelle sa reconnaissance par l'une des institutions de référence de la maçonnerie libérale mondiale[3]. L'obédience est membre fondatrice en 2002 de la Confédération interaméricaine de maçonnerie symbolique (CIMAS). Elle est également intégrée à CLIPSAS, le centre de liaison international des obédiences libérales et adogmatiques né de l'Appel de Strasbourg de 1961[1]. Le site officiel mentionne par ailleurs une participation à l'Union maçonnique libérale internationale (UMLI) et signale des engagements récents dans des assemblées tenues en Roumanie et en Albanie [1].

Questions fréquentes

Quand le GOFMU a-t-il été fondé ? Le 10 décembre 1998 à Montevideo, lors d'une assemblée fondatrice réunissant des maîtres maçons hommes et femmes.

Le GOFMU est-il mixte ? Oui, il accueille hommes et femmes en condition d'égalité absolue depuis sa fondation.

Quels rites pratique-t-il ? Le Rite français, le Rite écossais ancien et accepté ainsi que le Rite égyptien.

Est-il reconnu internationalement ? Il a reçu sa charte patente du Grand Orient de France en 2007 et participe à CIMAS et à CLIPSAS[3].

Le GOFMU exige-t-il une croyance religieuse ? Non, il revendique la liberté absolue de conscience et la laïcité, sans profession de foi imposée[2].

Sources

  1. GOFMU, Gran Oriente de la Franc-Masonería del Uruguay (site officiel) consulté le 2026-06-07
  2. GOFMU, Nosotros consulté le 2026-06-07
  3. XXV Aniversario del Gran Oriente de la Franc-Masonería del Uruguay (Correo Uruguayo, 2023) consulté le 2026-06-07