Grand Orient d'Uruguay
Histoire
Le Grand Orient d'Uruguay est constitué le 25 août 1990, par l'association de frères réunis en loges et triangles à Montevideo. Il obtient une patente du Grand Orient du Rio Grande do Sul le 31 octobre 1992. La reconnaissance par la confédération maçonnique du Brésil suit le 4 novembre 1992.
L'obédience accueille hommes et femmes, se rattachant au courant libéral latino-américain.
Fondation et schismes
Le Grand Orient d'Uruguay (GOU) est constitué le 25 août 1990 à Montevideo, par l'association de francs-maçons réunis en loges et triangles[1]. Ses statuts sont approuvés par le Pouvoir exécutif uruguayen le 3 avril 1992, ce qui lui donne une existence légale comme association civile [1]. Il obtient sa Carte patente du Grand Orient du Rio Grande do Sul le 31 octobre 1992, puis la reconnaissance de la Confédération maçonnique du Brésil (COMAB) le 4 novembre 1992[1]. Le GOU s'inscrit dès l'origine en dehors de la filiation directe de la Grande Loge de la maçonnerie de l'Uruguay, qui reste l'obédience masculine historique du pays depuis 1856. [contesté : une notice maçonnique évoque des divergences entre loges de Melo comme arrière-plan de la fondation de 1990, mais Wikipédia ES n'enregistre pas ce schisme et le site officiel ne le mentionne pas]
Positions doctrinales
Le Grand Orient d'Uruguay se définit comme une fraternité maçonnique masculine, et non comme une obédience mixte. Il professe une conception laïque de l'origine commune des êtres humains, qui « prescinde de la relación con lo divino », tout en acceptant « un principio creador, superior, ideal, único y regulador que denomina Gran Arquitecto del Universo » dont chaque maçon est libre d'interpréter la nature [1][2]. La devise affichée reste Liberté, Égalité, Fraternité, articulée à une posture laïque mais non athée [1]. Le GAOTU est donc invoqué de façon symbolique et non confessionnelle, ce qui rapproche le GOU du courant libéral latino-américain plutôt que du modèle anglo-saxon de régularité doctrinale [1][2]. [information manquante : prestation de serment sur un Volume de la Loi sacrée]
Rites pratiqués
Le Grand Orient d'Uruguay administre, à travers ses loges, les trois degrés symboliques de la franc-maçonnerie : apprenti, compagnon et maître [2]. Deux rites y sont pratiqués en parallèle : le Rite écossais ancien et accepté (REAA) et le Rite français ou moderne (RF)[2]. Les hauts grades sont confiés aux Suprêmes Conseils correspondants à chacun de ces rites : trente-trois degrés pour le REAA, neuf degrés pour le Rite français [2]. Cette cohabitation des deux rites au sein d'une même obédience est caractéristique du courant libéral d'Amérique latine.
Relations internationales
Le Grand Orient d'Uruguay tire sa légitimité initiale du Grand Orient du Rio Grande do Sul, qui lui délivre sa Carte patente le 31 octobre 1992, puis de la COMAB le 4 novembre 1992[1]. Depuis 1992, le GOU a signé des traités de reconnaissance et d'amitié avec une vingtaine d'obédiences en Amérique latine et en Europe, dont le Grand Orient de France [1][2]. Il est membre plein de la Confédération internationale des Grandes Loges unies (CIGLU) depuis 2017 [1]. Il figure parmi les membres fondateurs de la Confédération panaméricaine des Grandes Loges unies (CPGLU), créée en 2018 [1].
Controverses notables
Sur le sol uruguayen, le Grand Orient d'Uruguay est considéré comme irrégulier par la Grande Loge de la maçonnerie de l'Uruguay, l'obédience masculine historique reconnue par la Grande Loge unie d'Angleterre [2]. Cette non-reconnaissance interne contraste avec les nombreux traités d'amitié signés par le GOU à l'étranger, en particulier avec le Grand Orient de France et les confédérations libérales latino-américaines [1][2]. La controverse porte donc moins sur un scandale ponctuel que sur la coexistence durable de deux légitimités concurrentes au sein de la maçonnerie uruguayenne[2]. [information manquante : déclarations publiques de l'une ou l'autre obédience sur cette rupture]
Questions fréquentes
Le Grand Orient d'Uruguay admet-il les femmes ? Non, le GOU est défini comme une fraternité maçonnique masculine, distincte des obédiences mixtes uruguayennes comme le GOFMU ou Le Droit humain.
Quels rites y sont pratiqués ? Le Rite écossais ancien et accepté et le Rite français ou moderne coexistent au sein de l'obédience[2].
Le GOU est-il reconnu par la Grande Loge unie d'Angleterre ? Non, il est considéré comme irrégulier en Uruguay par la Grande Loge de la maçonnerie de l'Uruguay, seule obédience locale reconnue par Londres [2].
Quand le GOU a-t-il été fondé ? Le 25 août 1990, à Montevideo, par des frères réunis en loges et triangles[1].
À quelles structures internationales appartient le GOU ? Il est membre plein de la CIGLU depuis 2017 et membre fondateur de la CPGLU depuis 2018 [1].