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Élevé pour l’Exposition universelle de 1900 au bord des Champs-Élysées, face au Petit Palais, le Grand Palais incarne la Belle Époque, quand l’art et la technique avançaient ensemble. Sa nef couverte d’une immense verrière a abrité des salons artistiques, un hôpital militaire, des concours d’inventeurs et, en 2024, les épreuves olympiques d’escrime et de taekwondo.
Lieu : avenue Winston-Churchill, 75008 Paris, France
Construction : 1897-1900 ; classé monument historique en 1975
Un palais pour 1900

Le Grand Palais remplace le Palais de l’Industrie de 1855. Il est conçu par plusieurs architectes, dont Henri Deglane, Albert Louvet, Albert Thomas et Charles Girault. Derrière une colonnade de pierre inspirée de celle du Louvre se cache une charpente métallique qui porte une verrière d’environ 45 mètres de haut, laissant la lumière naturelle inonder la nef.
Le monument prend place sur un axe qui relie les Invalides, le pont Alexandre-III et l’Élysée. Deux quadriges de cuivre de Georges Récipon couronnent ses entrées : L’Harmonie triomphant de la Discorde côté Seine, et L’Immortalité devançant le Temps côté Champs-Élysées.
Un siècle d’histoire

Pendant la Première Guerre mondiale, la nef accueille des troupes coloniales, puis un hôpital militaire. Sous l’Occupation, elle sert de garage aux véhicules allemands ; un incendie s’y déclare lors de la libération de Paris, en août 1944. Le palais accueille aussi, au fil du XXe siècle, le Salon des artistes français, le Salon d’automne, le Salon de l’automobile et le concours Lépine.
De la restauration aux Jeux de 2024
Classé monument historique en 1975, le Grand Palais est restauré à partir de la fin du XXe siècle : sa charpente retrouve son vert d’origine, dit « vert réséda ». Après une nouvelle rénovation, il accueille en 2024 les épreuves d’escrime et de taekwondo des Jeux olympiques et paralympiques, un siècle après les concours d’art des Jeux de 1924. Les deux quadriges résument l’ambition du lieu : l’harmonie qui l’emporte sur la discorde, l’œuvre qui survit au temps.
Repères
- Construction : pour l’Exposition universelle de 1900
- Architectes : Henri Deglane, Albert Louvet, Albert Thomas, Charles Girault
- Signature : nef couverte d’une verrière d’environ 45 m de haut
- Sculptures : quadriges de Georges Récipon
- Protection : monument historique depuis 1975
- Jeux de Paris 2024 : escrime et taekwondo
Photos : Yonnel Ghernaouti ; illustrations : Wikimedia Commons.
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