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Avocat, libre penseur, député radical de la Seine et grande figure du pacifisme juridique, Lucien Le Foyer fut grand maître de la Grande Loge de France de 1928 à 1930. Engagé pendant un demi-siècle dans le mouvement pacifiste, de la Délégation permanente des sociétés françaises de la paix au Bureau international de la paix, il fut aussi le parrain maçonnique de Michel Dumesnil de Gramont, futur grand maître de l’obédience.
L’avocat et le radical

Né à Paris, Lucien Le Foyer exerce la profession d’avocat. Militant du Parti républicain, radical et radical-socialiste, il figure en 1904 parmi les douze secrétaires de son comité exécutif. Élu député de la Seine, il siège de 1909 à 1910 au groupe radical-socialiste.
Aux élections législatives de 1919, il refuse l’alliance de radicaux avec le Bloc national et se présente sur la liste du Bloc républicain de gauche dans la deuxième circonscription de Paris, sans être élu. Il meurt à Saint-Germain-en-Laye.
Une vie au service de la paix
Le combat majeur de Lucien Le Foyer est celui de la paix par le droit. Secrétaire général à partir de 1902 de la Délégation permanente des sociétés françaises de la paix, il en devient ensuite le président ; vice-président de l’association La Paix par le droit, il préside son groupe parisien au début des années 1920 et exerce la vice-présidence du Bureau international de la paix.
Homme de plume, il reçoit de l’Académie française le prix Jules-Davaine en 1950 pour L’Enchantement de l’esprit, puis le prix Amélie-Mesureur-de-Wally en 1952 pour Le Charme des choses.
Le grand maître
Membre de la loge « Cosmos » n° 288, Lucien Le Foyer y initie en 1919 Michel Dumesnil de Gramont, qui deviendra l’une des grandes figures de l’obédience. Il est élu grand maître de la Grande Loge de France en 1928, entre deux mandats de Maurice Monier, et exerce la charge jusqu’en 1930.
Sa grande maîtrise prolonge, à l’échelle maçonnique, ses convictions de toujours : la fraternité entre les peuples, l’arbitrage international et la défense des institutions républicaines, dans les années où l’esprit de Locarno et le pacte Briand-Kellogg nourrissent l’espoir d’une paix durable.
Repères
- Naissance : Paris
- Décès : Saint-Germain-en-Laye
- Profession : Avocat
- Mandats politiques : Député de la Seine (1909-1910)
- Obédience : Grande Loge de France
- Fonction : Grand maître
- Mandat(s) : 1928-1930
- Loge(s) : Cosmos n° 288
- Distinctions : Prix Jules-Davaine (1950) et prix Amélie-Mesureur-de-Wally (1952) de l’Académie française
Voir aussi dans le glossaire : Grand Maître, Grande Loge, Fraternité, Tolérance.
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