Anna Féresse-Deraismes (Personnalité)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

Antoinette Marie Anne Deraismes, dite Anna Féresse-Deraismes, naît le 1er octobre 1821 à Paris et meurt le 19 janvier 1910 dans le 17e arrondissement de la capitale. Sœur aînée de Maria Deraismes, dont elle assure l’éducation puis publie les œuvres complètes, elle préside d’honneur les congrès féministes de 1896 et de 1900. Elle est membre fondatrice du Droit humain, première obédience maçonnique mixte.

Une famille libérale et voltairienne

Anna Féresse-Deraismes – portrait
Source : Wikimedia Commons – Couturier, Blanc, Pirou, Fabronius et Carjat – CC BY-SA 4.0

Anna Deraismes grandit dans une famille de la bourgeoisie libérale, auprès d’un père voltairien et anticlérical. La famille recueille en 1842 une orpheline, Isabelle Bogelot, future figure de l’action philanthropique féminine.

À la mort de son père en 1852, Anna prend en charge l’éducation de sa sœur cadette Maria. Elle reste ensuite en retrait derrière celle-ci, dont la notoriété d’oratrice et de militante grandit sous le Second Empire et la Troisième République.

La gardienne de l’œuvre de Maria Deraismes

Après la mort de sa sœur, Anna Féresse-Deraismes rassemble ses écrits et publie ses Œuvres complètes en 1895 et 1896, assurant la transmission d’une pensée qui a marqué le féminisme et la libre-pensée françaises.

Une présidente d’honneur du féminisme

Anna Féresse-Deraismes
Source : Wikimedia Commons – Unknown authorUnknown author – Public domain

Membre de la Société pour l’amélioration du sort de la femme et la revendication de ses droits, elle est présidente d’honneur du Congrès international féministe de Paris en 1896, aux côtés notamment de Maria Pognon, Marie Popelin et Eugénie Potonié-Pierre, puis du Congrès international des femmes de 1900.

En décembre 1898, elle prononce l’oraison funèbre de Virginie Griess-Traut ; en 1899, elle est invitée au banquet donné pour la statue de Charles Fourier boulevard de Clichy et à celui qui célèbre la parution de Travail d’Émile Zola. En 1904, elle adhère à l’Association nationale des libres penseurs.

Aux origines du Droit humain

Anna Féresse-Deraismes est membre fondatrice du Droit humain, la première obédience maçonnique mixte. L’article ne précise ni sa loge, ni la date de son initiation, ni les fonctions qu’elle a pu y exercer.

Sa présence parmi les fondatrices inscrit la famille Deraismes au cœur de l’ouverture de la franc-maçonnerie française aux femmes, à l’articulation du féminisme, de la libre-pensée et de l’idéal maçonnique.

Une pionnière de la maçonnerie mixte

Restée dans l’ombre de sa sœur, Anna Féresse-Deraismes a pourtant joué un rôle essentiel : éducatrice de Maria, éditrice de son œuvre, figure d’honneur des congrès féministes et membre fondatrice du Droit humain. Elle appartient à la première génération de femmes qui ont fait entrer la mixité dans l’histoire de la franc-maçonnerie française.

Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Anna Féresse-Deraismes.

Voir aussi dans le glossaire : Mixité, Initiation, Obédience.

Glossaire de la franc-maçonnerie

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