jeu 25 juillet 2024 - 19:07

La Rencontre : une issue contre les dogmes en Franc-maçonnerie ? Lorsque l’Épée flamboie

Lorsque l’ Épée flamboie est le terme de cette série de cinq articles ayant pour titre La Rencontre : une issue contre les dogmes ? Le symbolisme est un fil de Soi fragile oscillant entre « l’ex(-)time » et « l’in(-)time ». Il me semble que son mouvement nous ramène à la Source de notre Expansion. De l’inspire à l’expire chaque Moment est intriqué dans et avec le réel, comme le fil de trame et le fil de chaîne tressés donnent vie à la soie de nos Tabliers, comme l’ Épée flamboyante donne à la Pierre cachée la possibilité de Sa Rencontre et à l’humain le choix de son épure.

Lorsque j’ai commencé à écrire cette série d’articles sur la rencontre comme issue contre les dogmes, j’étais loin de me douter que l’actualité sociétale lui donnerait une autre r(é)(ai)sonnance. Le symbolisme est une ligne de vie oscillant entre « l’ex(-)time » et « l’in(-)time ». Le symbolisme nous éclaire par delà notre inconscience en ramenant nos désirs de vie à notre réalité incarnée. Selon nos rituels, intuition et raison doivent être les prémisses de nos actions éclairées. Elles sont la réalisation du mouvement de la Vie. Le symbolisme est un choix de l’intime. Ainsi, dans ce choix de l’intime, c’est à chacun d’agir selon son âme, sa conscience et la cohérence inhérentes à son engagement initiatique.

Le Franc-maçon et paradoxal. C’est une individualité ayant affirmé le choix de travailler à une Œuvre commune qui le dépasse. C’est là toute la difficulté de cette entreprise qui devrait théoriquement le séparer plus que le réunir. Ce Travail commence par une rencontre entre soi et l’autre. Le Franc-maçon s’est engagé dans une voie parfois vertigineuse et difficile qui transmutera ses certitudes en convictions en « marchant son équilibre » sur le chemin de crête qui sépare ce qu’il connaît de son abîme, « son connu » de « son inconnu ». C’est dans le pari qu’il fait sur la Lumière dans l’Ombre, cette espérance dans sa marche sur l’Infini, qu’il fera peut-être sa Rencontre avec le Sacré… et si les augures lui sont favorables, c’est en marchant sa Parole qu’il révélera, dans chacune de ses rencontres cette différence, cette part de Sacré que l’être humain possède en lui et qui pourtant semble lui échapper, cet ultime rempart contre les dogmes.

Le Rituel comme méthodologie universelle ?

En Franc-maçonnerie, on rencontre le Sacré dans nos Rituels… enfin… les rituels sont plutôt des modes d’emploi pour révéler, ignitier, célébrer le Sacré. Les nôtres ont leur temporalité de Midi à Minuit, leurs points cardinaux propres définissant leur espace, leurs invocations délimitant leurs Temps, leurs outils et artefacts. Cependant nous n’avons pas obligation d’un lieu physique particulier et un « simple tracé » suffit à ramener cet espace de sa dimension imaginale dans notre monde sensible, le monde intelligible en point de mire de ce théodolite.
Si l’univers est un Temple, ce sont le Vénérable Maître ainsi que son Collège des Officiers qui lui donnent la possibilité d’une Présence. Cependant, c’est une œuvre contrainte au collectif et c’est de la présence assidue et l’intention de chacun que dépend sa profondeur et de l’attention de tous que dépend La Rencontre.

FLEUVES, ROCHERS, FORÊTS, SOLITUDES SI CHÈRES UN SEUL ÊTRE VOUS MANQUE ET TOUT EST DÉPEUPLÉ

L’isolement
Alphonse de Lamartine

Pour être au rendez-vous avec le Sacré il faut lâcher prise sur le réel par une vraie Présence à l’Instant dans l’instant. Il faut quitter le « chronos » pour vivre le « kaïros ».

Être « présence en Loge » commence par une intention exprimée par le Verbe en répondant « Présent ! En Loge » à l’appel de son nom.

Je me demande si les sociétés animistes, qui perçoivent et croient en la manifestation de l’Unité et/ou du Divin partout, de l’invisible au visible, n’auraient pas un abord plus intuitif et épuré de la Rencontre avec le Sacré ? A ce que j’en perçois, elles sont cependant elles-aussi extrêmement codifiées et ritualisées.

Ainsi pour qu’il y ait Rencontre et Dialogue avec le Sacré, il faudrait un rituel comme méthodologie de mise en œuvre, une intention, une ouverture, un lâché-prise, une espérance… et au moins un écho comme rempart contre la solitude…

Quitter Ithaque - Photographie © Stefan von Nemau
Quitter Ithaque – Mes moires – Photographie © Stefan von Nemau

Le Voyage Initiatique : Libérer l’Instant décisif

Au Rite Ecossais Ancien et Accepté, pas très loin de Minuit lors du grand « re-comme-en-semant », les sifflements du Serpent sont renvoyés au silence lorsqu’il est pris par la gueule d’une main gauche guidée par le Verbe. Son corps sinueux de Lumière est posé sur la fontanelle du néophyte. Maillet en main droite, le Rituel est accompli en transmettant les pulsations vitales en suivant le rythme et l’intensité de ce moment d’Unité atemporelle et de Reliance temporelle au flot de Lumière éternelle.

Ainsi l’ouverture de la chrysalide de Pierre libère la Lumière Sacrée de l’épicentre Numineux où elle était dissimulée. La libération de cette pulsion vitale transporte alors le néophyte dans un autre Espace-Temps consacré lui aussi… et la Pierre répond au Maillet

Toute action revêt une part ineffable de conséquences inconnues.

Par cette intrication des Sphères le néophyte débute son conscient voyage de retour « en Ithaque ». Il sera un Initié ignitié lorsqu’il aura franchi toutes les étapes de sa quête après que les Trois aient relevé la « Pierre couchée » par cette « odyssée de l’Un révélée ».

Ce soir là, grâce à la rencontre avec le merveilleux, avec l’intention transmutée en volonté, s’ignitiera une autre perception de la Lumière : elle prendra vit en Verbe qui prendra vie en chair dans la chaire du Nouveau Né.

C’est ainsi que cette « quête de La Vision » libérera peu à peu le Vieil Homme de la sisyphéenne érection de sa précieuse église de pierre.
Avec l’Enfant rencontré ils danseront alors le Sacre de la Vie et ils se raconteront les histoires de l’aube qu’ils réinventeront à chaque cercle de pierre jeté dans l’eau de l’étang où Narcisse se transcenda.

Du « même » à « l’autre » : la Chaîne d’Union

Il se peut que l’apparente neutralité des artefacts symboliques puissent éclairer sous un autre jour l’espace Sacré où s’épanouit La Rencontre. Nous sommes tous des individualités travaillant à une Œuvre commune. C’est là tout le paradoxe de cette entreprise qui devrait plus facilement nous séparer plutôt que nous réunir.

Dans l’intimité de mes impuissances j’ai peu à peu compris ce nouvel enseignement que La Lumière me proposait par ses Voi(e)(x) Initiatiques : même si l’on espère rencontrer ou retrouver le « même », notre interlocuteur sera toujours « l’autre » que nous espérons et ce, même lorsque c’est à nous-même que nous parlons par l’intercession de nos symboles et dans le silence de la Chaîne d’Union.

C’est dans l’espace précieux et intime qui se situe dans les silences de deux entités qui échangent, que se noue parfois un Secret sacré, ineffable. Cet espace en creux est l’invisible révélant « l’Un-visible »…

Mais… cet Intime, tout ineffable soit-il, est-il pour autant un Tabou ? Pour permettre La Rencontre, cet « in(-)time » (venu du cœur du kaïros) doit-il ou peut-il se transporter en « ex(-)time » (royaume du chronos) ? Doit-il changer de tessiture et de temporalité pour atteindre les rives de la compréhension et du partage ? Doit-il revêtir les atours d’une supposée sacralité de papier ornée d’ors et de velours pour exprimer cette « antre-dimension » que l’on nomme : Le Sacré ?

La chaîne d'union - Photographie © Stefan von Nemau
Les “ré-unis-vers-sel” – Mes moires – Photographie © Stefan von Nemau

L’unicité en partage

Comme pour se retrouver, pour se rencontrer ne faut-il pas accepter de se perdre un peu ? En écrivant ces lignes, je me rends compte que je ne peux expliquer ou définir La Rencontre Sacrée avec sa profondeur, son intensité et ses nuances. Comment transmettre l’ineffable ? Il ne reste que le partage de l’unicité du témoignage, ce « particulier contenant l’universel » premier pas avec « les ré-unis-vers-sel »…

Alors, avec la précaution et la pudeur dues à la manipulation des choses précieuses je vous parlerai de cet Unheimlich, cette inquiétante étrangeté, où le temps qui se compte (Chronos) s’étire le Temps du moment (Kaïros)… dans cet espace-temps (Aiôn) où « Je » est aussi « l’Autre »… Par delà ma mémoire je me « sous-viens »…

Le Sacré et la Rencontre se retrouvent parfois dans les confins de l’abstraction mentale…

Je vous parlerai de ces moments où « le Profane » (l’en dehors) rencontre « le Sacré » (l’en dedans) pour ne plus faire qu’Unité, dans l’entendement de la dualité d’un pavé mosaïque par exemple… Par delà ma mémoire je me « sous-viens »…

La Rencontre et le Sacré se trouve parfois incarnés dans nos symboles…

Je vous parlerai de ces moments intenses et fugaces d’abandon à l’évidence de la Vie où notre Raison ne peut que se forger dans le Silence consacré de l’Apprenti… Par delà ma mémoire je me « sous-viens »…

La Rencontre et le Sacré sont Présence dans le recueillement et l’écoute…

De ce moment ineffablel’univers entier m’est apparu dans le regard de ma fille, le jour de sa naissance, dans la pénombre intime, secrètement préservée, d’une salle de maternité… Par delà ma mémoire je me « sous-viens »…

La Rencontre et le Sacré Sacré se trouvent dans la Lumière de l’Amour inconditionnel…

Et puis, je vous parlerai aussi de cette jeune droguée famélique rencontrée dans mes jeunes années de policier… au cœur des nuits des bas-fonds parisiens. Avec sa lampe de mineur allumée sur le front elle nous disait : « Oh… tu sais… j’touche déjà l’fond… alors autant avoir un peu de lumière ! »… Par delà ma mémoire je me « sous-viens »…

La Rencontre et le Sacré nichent aussi au cœur du chaos, au milieu des combats…

Et nous parlerons de ces moments là où nous sommes plongés dans l’Éternité de l’Instant des retrouvailles, celles de l’Unité de cette Lumière que rationnellement nous postulons séparée. Mais… Dieu a t-il créé l’homme à son image ou bien est-ce l’homme qui a créé Dieu à son image ?
Mon intuition me murmure que peut-être est-ce l’intention dans l’acte de création qui importe… dans ce cas, la Rencontre et le Sacré seraient-il volonté circonstancielle ou simple conséquence ? Les retrouveraient-on alors en avançant pour traverser le gué du doute sans revenir en arrière ? Par delà ma mémoire je me « sous-viens »…

La Rencontre et le Sacré se trouvent dans « l’effort du lâché-prise » je crois… peut-être derrière la Porte de l’Orient ou bien derrière le mur du 33ème kilomètre pour les plus marathoniens d’entre nous !

Mais là, dans cet inventaire à la Prévert, c’est ma Raison qui a repris le dessus… heureusement qu’il nous reste le doute avec ses sacrées questions !

Objectivement… c’est une ascèse que de marcher sa Parole. Los avait vu(e) juste : la Rencontre comme le Sacré relèvent de l’intime, du secret, du lien, du caché, de l’ineffable… cependant… « Le Cœur a ses raisons que la Raison ignore » nous murmure la rose

La Rencontre avec Le Sacré est ce qu’il nous reste en traversant l’abîme de la mémoire éphémère sur le pont de singe de l’oubli… Par delà ma mémoire je me « sous-viens »…

Le son des couleurs - Photographie - © Stefan von Nemau
Les couleurs de l'(au)(o)raison – Mes moires – Photographie © Stefan von Nemau

Au delà de la Raison : les voi(e)(x) de l'(Aur)(O)raison

Comme une couleur, Le Sacré et La rencontre ne s’expliquent pas. Nous nous les racontons par « nos reflets d’absinthe » parfois et nous les percevons seulement lorsque le sucre fondu, nos sens enivrés « voient flou ». Qui peut expliquer ce qui ne peut que se montrer par ses manifestations ?

Cependant… le Sacré et la Rencontre se reconnaissent parfois par l’émotion qu’ils manifestent dans le Corps et l’incompréhension bouleversante qu’ils suscitent dans la Raison.

Le son du poète - Photographie - © Stefan von Nemau
La Montagne Sacrée – Mes moires – Photographie © Stefan von Nemau

A toi, Poète, si tu fais le choix d’exprimer ainsi ce Particulier qui est ton propre « Feu Sacré » garde-toi bien de ta Raison. Suis plutôt ton Intuition… il se pourrait bien que Raison et Intuition mènent au même sommet de la Montagne Sacrée mais pas par les mêmes versants… Même si Raison et Intuition pourraient même être réunies par les reflets d’émeraude il te faut choisir ta Voi(e)(x) et par là même renoncer à ce Tout qui t’obsède pour mieux l’embrasser dans l’Autre-temps. Observe bien le Compas, il nous apprend les limites mais cache-toi sous la table pour écouter Hermès. Il nous donne des mystères pour construire des portes réunissant nos mondes engoutis…

Alors poète enivre-toi et danse tes mots… laisse les s’envoler librement sans espoir de retour… La Rencontre est éphémère…

A la poursuite du Rayon Ver(t)(s) – Mes moires – Photographie © Stefan von Nemau

A toi qui as choisi une voie plus intellectuelle, n’oublie pas de jouir pleinement de ces si rares moments d’illumination. Aies confiance en tes Doutes et ta Raison. Surtout, si tu te sens perdu, reviens-en aux faits, au vérifiable et au reproductible. Et puis questionne les livres, donne aux morts le pouvoir de contredire et de te perdre. C’est ainsi que l’essence de leur Vie se distille au delà du Temps…

Assieds-toi en haut de la montagne et peut-être qu’au Levant ou au Couchant tu percevras l’ultime récompense cachée au cœur du Rayon Vert. Même si elle semble lui échapper, la Lumière n’est jamais bien loin du philosophe qui danse ses idées en sincérité…

La Rencontre est sou(s)venir…

La Vie danse sa Lumière – Mes moires – Photographie © Stefan von Nemau

Cher pèlerin de la nuit, si c’est la Voie mystique qui t’appelle, sache que comme celle du Sacré-cœur, elle ne peut que sexpérimenter. L’Art-royal permet parfois de l’exprimer ou de la partager lorsqu’il y a Rencontre. L’Intuition est son guide et de l’Expérience terrestre vient son ancrage, sa Raison d’Être.

Alors danse ta Lumière comme le soufi ou le cabaliste dansent la Lune, le Soleil et l’Arbre : la tête accrochée aux étoiles mais avec l’ongle d’un orteil toujours incarné dans le sol de la Taire car si la Clef est le Chemin, le Mystère son portail, le Secret est sa Serrure.

La Rencontre est un espoir de Vie arraché à la non-vie…

Marcher sa propre Voi(e)(x) est un Chemin parfois aride, unique à chacun, et pourtant… commun à tous que l’on soit Initié ou Profane.

L’Initié, par son engagement et ses actes a fait le serment de marcher sa Parole. Cette Parole il la consacre par son Silence.

Peut-être est-ce sans s’embarrasser des dogmes que la Vie danse son Sacre, danse sa Présence universelle.

La Vie danse l’évidence – Mes moires – Photographie © Stefan von Nemau

L’embrasement perpétuel

Cette Quintessence humaine me paraît être une étape obligatoire qui mène à la Rencontre du Vieil Homme avec le Nouveau Né. Cette Rencontre pourrait même être l’apex du Chemin Initiatique ; une étape capitale et ineffable sans laquelle l’embrasement, l’ignition du néophyte, ne serait qu’un feu-follet parmi tant d’autres… Serait-ce ici le point K de la rencontre entre l’immanence et la transcendance ?

L’Épure, c’est le Sacré à hauteur « d’être humain »

Cette épure est un embrasement perpétuel et sa perception est une synchronicité éphémère extraordinaire. Le Sacré EST tout simplement… dans le Souffle d’un silence… comme l’épure laisse à Los la possibilité du murmure en contraignant Urizen au Silence dans la mesure de l’écart du doute

La mesure du doute – Détail de “La Rencontre : une issue contre les dogmes en Franc-maçonnerie © Stefan von Nemau

La Voie Initiatique symbolique de la Rencontre Sacrée

La Voie Initiatique, dans son premier mouvement, nous ramène vers la Source de notre « in(-)time » au cœur de l’expansivité de notre « ex-time », ce point K de mon travail artistique.

Je crois que ce Point d’Origine est La Porte, à la foi(s) But et Chemin. La franchir c’est s’affranchir du joug de nos certitudes égotiques. C’est oser sortir du cadre après en avoir déconstruit la Porte pour en extraire l’Essence. C’est avoir transmuté ce symbole ultime en Choix véritable et affirmé. C’est une fois notre quintessence distillée en brûlant nos oripeaux de « faire-blanc » que viendra le Serment des serre(-)ments libérateurs.

Celui du Phénix chtonien né en Taire et transcendé par le Feu et l’O en Aigle maître de l’R. C’est par ce serment et tout ce qu’il dévore, que l’Aigle de l’R se transmutera en Dragon de l’Æther des confins. Ce dragon nommé « AB » est « l’Unique ».

Il est « le Serpent Flamboyant » manœuvrier de l’Ordre et du Chao.

La Voie du Singe en Hiver – Mes moires – Photographie © Stefan von Nemau

C’est par la Rencontre des contraires que naîtront les oppositions fécondes qui enfanteront leur ré(-)union.

Au Royaume du Symbole, être un homme ou une femme n’est pas une question de genre, de sexe, de gamètes ou de sexualité. Ici masculin et féminin sont principes, nuances, causalités, désunion, union…

Leurs corps doivent bien se rencontrer pour faire Humanité. Pour ce faire ils doivent bien cheminer à partir de directions opposées afin de rejoindre le Centre de cette humanité perpétuellement en cours d’achèvement.

Ils doivent même vivre le risque du désaccord des corps, le risque des passions tristes, celui de LA Passion et même… celui de l’Amour Universel comme terreaux de nos oppositions fécondes.

Ainsi, marchant leurs oppositions « f(a)(œ)tales », ils cheminent dans « l’uni-vers-celle » direction où « celle » n’est pas « elle »1 .

De leur Rencontre au Cœur du Silence sacré naîtra alors l’ultime et unique enfantement d’une Rencontre avec Le Sacré… au delà des symboles ils seront à la fois Goutte, Nuage, Source, Ruisseau, Torrent, Lac, Rivière, Fleuve et Océan l’un pour l’autre. « Ils se seront apprivoisés » nous murmurerait un Renard de ma connaissance.

Mon Très Cher Frère, Ma Très Chère Sœur, quel son fait une Pierre que l’on porte à son oreille ?

As-tu déjà essayé de l’écouter ? Non ?

Pourtant, enfant, le son du coquillage ne te ramenait-il pas vers ta Rencontre originelle avec l’Immensité ?

Le son des coquillages – Mes moires – Photographie © Stefan von Nemau
  1. mais Le Lieu du possible « ב » ↩︎

Résumé des épisodes précédents : après avoir consulté la carte (lien vers le premier épisode de la série) nous avons évoqué son territoire en survolant l’Universel (lien vers le deuxième épisode) avec sa Voie Royale et sa spiritualité métaphysique. Nous avons ensuite entr’ouvert la porte du Particulier (lien vers le troisième épisode) et son chemin de quintessence incarné dans le laboratoire de la vie, pour enfin aboutir à l’Individuation (lien vers le quatrième épisode) postulant la Loge comme lieu de recréation du Monde et la Voie Initiatique comme chemin permettant de voyager au delà du cadre de nos certitudes sur le chemin de nos hypothèses.

La Rencontre : une issue contre les dogmes ? – Planche dessinée – Aquarelle et encres sur papier – 50 x 65 cm – © Stefan von Nemau

2 Commentaires

  1. Pour faire simple, URIZEN est un dieu de la mythologie inventée par William Blake (fr.wikipedia.org/wiki/William_Blake), réécrivant la Genèse au cours de ses nombreux ouvrages. Il incarne LA RAISON ET LA LOI et apparaît après que fut déclaré « que la lumière soit ». Ce personnage a été illustré par Blake sous les traits bien connus de « l’Ancien des jours », un vieillard majestueux aux cheveux et aux vêtements blancs, assis sur un trône de feu entouré de ténèbres où il plonge un compas d’or, rappelant la symbolique maçonnique du «Grand Architecte de l’Univers» (en.wikipedia.org/wiki/The_Ancient_of_Days).
    Aux débuts de son mythe, Urizen symbolise la moitié d’un système dual, dans lequel il s’oppose à LOS [Urthona ?], L’IMAGINATION.

  2. J’ai vu des œuvres de William Blake au musée des beaux arts du Canada à Ottawa il y a quelques années. Je l’aime beaucoup. J’ai un ami qui s’intéressait à l’occultisme, la magie. Il m’a enseigné. L’ancien des jours. Ai des croyances gnostiques. Initiatiques. Merci.

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Stéphane Chauvet
Stéphane Chauvethttps://lesyeuxducyclope.fr/
« Ma quête artistique est une pratique spirituelle et une spiritualité en pratique. Le Symbole est son langage. » C'est ainsi que Stéphane Chauvet définit en deux phrases son travail initiatique et artistique. Né en 1968, il a longuement exploré les profondeurs de l'âme humaine dans sa première vie. Il est révélé par la Voie en avril 2009. Artiste depuis « toujours », il métabolise et fixe sa pensée par le tracé et l'image, son « labor », avant de lui souffler vie dans « l'oratoire ». En 2016, il présente une installation photographique plasticienne ayant pour sujet/objet l'autoportrait surréaliste et symbolique, le miroir initiatique et l'Unheimlich freudien intitulé : Le testament de Narcisse. Avec ce travail il obtiendra les félicitations du jury de l'Ecole Nationale Supérieure de la Photographie d'Arles lors de la soutenance de son Master 2. Il signe ses œuvres du nom de son alter-égo rencontré sur le Chemin : Stefan von Nemau. Son travail artistique est présenté sur son site internet www.lesyeuxducyclope.fr

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