mar 16 juillet 2024 - 22:07

Grande Loge des Cultures et de la Spiritualité : Un séminaire annuel d’excellence

Au traditionnel séminaire de la Grande Loge des Cultures et de la Spiritualité (GLCS) des 7 et 8 juin derniers 2024,  ils étaient presque 200 Sœurs et Frères venus, même de très loin, au Château Arribas, à Condé Sainte-Libiaire (Seine-et-Marne, région Île-de-France) !

Un désir partagé : se ressourcer, se réénergiser

Effectivement, ils arrivent sur place chaleureux et souriants : autant les jeunes que les plus anciens initiés au Rite Écossais Ancien et Accepté (REAA). Celui-ci est le rite principal pratiqué par la GLCS qui compte aujourd’hui plus de 1400 adhérents avec une moyenne d’âge de 43 ans.

D’où viennent-ils ?

La plupart du monde profane, mais aussi du monde maçonnique lorsqu’ils se sont affiliés, en quête de relations de simplicité et de fraternité, mus par un besoin de prendre du recul vis-à-vis d’une société « trop business, trop politique, trop clivante » !

Des besoins que la GLCS s’emploie à satisfaire

Ainsi favorise-t-elle toute l’année des échanges sur Internet qui portent sur l’étude des rituels à tous les degrés du REAA. La réflexion commune contribue à la formation de chacun dans un cadre moins formel que celui de la Loge.

Ces rencontres sont ouvertes à tous sous réserve, bien entendu, de s’y inscrire afin de recevoir le lien de connexion. Pour l’Obédience, cette réflexion sur les contenus initiatiques est essentielle, autant à l’enrichissement personnel qu’à la transmission. De plus, ces rencontres permettent de retrouver et de mieux connaître les Sœurs et les Frères d’orients éloignés, ce qui est important pour la cohésion. Les séances sont conduites par un président ou une présidente de loge, d’un chapitre ou d’un aréopage, avec la présence bienveillante de représentants des grades supérieurs, du 31e, 32e et 33e degrés. Cela n’enlève rien à l’obligation de fréquenter, chaque mois, son atelier où se vit, naturellement, la densité du rituel avec l’écoute et la discussion des planches.

Cette organisation se révèle efficiente pour tisser des liens de reconnaissance dans toute la chaîne maçonnique : déjà pour pouvoir situer sur la carte géographique les membres fréquentant des loges sur le territoire français, jusqu’en Polynésie, La Réunion, la Nouvelle-Calédonie mais aussi en Pologne où le nombre d’initiés grandit régulièrement et ce, malgré les tensions persistantes notamment dues à l’opposition de l’Église catholique, qui influence fortement l’opinion publique.

Des cérémonies d’initiation « groupées » et intenses en émotions partagées

Ceux qui se rencontrent par Zoom, se reconnaissent très vite lors du séminaire annuel avant de littéralement se tomber dans les bras sous la grande tente dressée sur l’avant-terrasse de la belle façade blanche du château.

La manière de les accueillir et de décliner le lourd programme a été minutieusement réfléchie en amont, éprouvée lors des derniers séminaires et perfectionnée chaque année. Ainsi les lieux intérieurs suffisamment grands et quelquefois immenses du château, sont transformés en temples maçonniques majestueux pour être des cadres propices aux émotions et à l’écoute des rituels exécutés.

À l’extérieur, les superbes frondaisons permettent des pauses café et des repas en plein air sur des petites tables et des sièges fort accueillants… 

L’organisation responsabilise sur ces deux jours les plus anciens officiers de la GLCS tant sur le plan matériel que pédagogique. Choisis par le Suprême Grand Commandeur, le Grand Maître de l’Obédience et les illustres titulaires des postes de présidents de loges, chapitres, aréopages, ils prennent place dans les différents collèges et s’impliquent dans la mise en œuvre des rituels. En outre, des répétitions sont toujours prévues à l’agenda contrôlé de manière permanente par le comité des organisateurs pour faire en sorte que les initiations se déroulent « sans faute » !

En ce qui concerne la préparation aux diverses initiations, la GLCS n’hésite pas à faire appel à des personnalités maçonniques extérieures, connues pour leur maîtrise du Rite Écossais. L’ouverture d’esprit est de règle à la GLCS.

De fait, l’expérience des anciens et l’œil critique des nouveaux initiés, comme celui des représentants d’obédiences amies invitées à partager et à collaborer au « Grand Œuvre de la Maçonnerie universelle », tous apportent de la diversité autant que des garanties quant à la réception des candidats au grade auquel ils et elles, vont être élevés.

L’ascension des grades du 1er au 32e (tout en respectant les étapes du chemin initiatique que doit suivre chaque initié) en devient d’autant plus motivante.

En effet, après l’ouverture des travaux qui s’effectue, la première journée, au 33e degré, le séminaire se conclut par le relèvement des nouveaux maîtres par les 33e. La boucle est bouclée, chacun repart le dernier soir avec le fier sentiment d’avoir trouvé toute sa place au sein des 33 degrés du REAA et acquis les questions qui le porteront durant les années maçonniques suivantes…

Marcel Laurent, Suprême Grand Commandeur

Le séminaire de juin 2025 :  une attente confiante

Pour l’année prochaine, sous l’autorité du Suprême Grand Commandeur de l’Ordre, un groupe travaille déjà pour « auditer » le séminaire qui s’achève, relever les réussites et déceler les faiblesses afin d’ajouter, si possible, à l’éclat du prochain tout en préservant son style et sa tonalité chaleureuse.

Une seule visée reste fondamentale à la GLCS : faire advenir une expérience spirituelle dans chaque cœur et maintenir l’Esprit loin de ce qui pourrait s’apparenter à une angoisse existentielle.

« À dire vrai » – pour reprendre le titre du livre de Marcel Laurent, fondateur de cette Obédience où règnent la bienveillance et une vraie fraternité –, la Grande Loge des Cultures et de la Spiritualité n’a pas fini de faire parler d’elle !

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Claude Laporte
Claude Laporte
Cursus universitaire en Droit public, Organisation du travail, et Sociologie Politique. (Maîtrise en Droit Public (1972), à la Faculté de Bordeaux. Chargée de cours sur la « Sociologie Politique et des Institutions Internationales » aux élèves de 1ère Année de Droit (1972/1973). Puis, intégration professionnelle au sein de l’Assurance Maladie. Dernier poste occupé : Responsable de la Communication à la Direction des Systèmes d’Information à la CNAMTS. Autres diplômes : DESS Systèmes d’Information; DEA «Communication, Technologies et Pouvoir » (Université Paris-Sorbonne). Par ailleurs : des engagements dans le domaine associatif et culturel. Depuis mars 2020 une activité écriture/publications avec la création et l’animation du blog EMEREKA, journal d’opinions et d’humeurs ..

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