jeu 18 août 2022 - 10:08

« Franc-maçon, ça aide à trouver du boulot ? » : Alain Bauer répond à la question

Dans l’émission « On revient vers vous » diffusée sur Cadremploi.fr en mars 2010, David Abiker rencontrait une personnalité qui lui confiait ses souvenirs d’entretiens d’embauche. Alain Bauer, ancien Grand Maître du Grand Orient de France, dévoilait la méthode de la franc-maçonnerie pour recruter. L’expert en sécurité révèlait aussi comment il avait été embauché par Nicolas Sarkozy, en moins de trois minutes pour prendre la tête d’une autorité indépendante.

Présentation d’Alain Bauer

Alain Bauer est un professeur de criminologie français, né le 8 mai 1962 dans le 13e arrondissement de Paris.

Professeur de criminologie appliquée au Conservatoire national des arts et métiers, à New York et Shanghai, auteur d’une trentaine d’ouvrages sur la franc-maçonnerie et d’une quarantaine sur la criminalité, il a été conseiller de Michel Rocard et était consulté par le président de la République française Nicolas Sarkozy et par Manuel Valls sur les questions de sécurité et de terrorisme, après avoir été dans la même situation auprès du ministre de l’Intérieur (et de ses prédécesseurs depuis Jean-Pierre Chevènement). Certains sociologues et juristes ont critiqué ses travaux sur le sujet, contestant leur validité scientifique.

Il a également été Grand Maître du Grand Orient de France de 2000 à 2003.

Fils de Georges Bauer et de Monique Ejzenberg, Alain Bauer est un descendant de familles juives ayant fui les pogroms d’Europe de l’Est. Il passe sa jeunesse à Paris. À l’âge de 15 ans, il rejoint le parti socialiste.

Il obtient son baccalauréat en suivant les cours des lycées Simone Weil et Arago, devenant aussi par ailleurs franc-maçon du Grand Orient de France à cette même période.

En 1980, il se lie d’amitié avec Manuel Valls (Il est le parrain de son deuxième fils), et Stéphane Fouks qu’il rencontre à Tolbiac et partage avec eux un engagement politique en faveur de Michel Rocard.

Après une formation de science politique (DESS de politique publique et gestion des organisations), Alain Bauer est enseignant vacataire à l’Institut d’Études Politiques de Paris puis à l’Institut de Criminologie. Il enseigne auprès des universités de Paris I, et Paris V. Il dispense également des cours à l’étranger (John Jay College of Criminal Justice de New York, université de la police de Pékin, Institut International de l’anti-terrorisme à Herzliya en Israël) et a été membre du conseil d’administration de l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS) jusqu’à fin 2009.

Alain Bauer est, depuis 2013, membre du comité scientifique de la Revue française de criminologie et de droit pénal. Il est également éditeur de l’International Journal of Criminology depuis 2014.

En mars 2009, à la suite d’un décret du président Nicolas Sarkozy créant la première chaire de criminologie appliquée en France, il en devient le premier professeur titulaire après élection par ses pairs au Conservatoire National des Arts et Métiers. La nomination d’Alain Bauer à la chaire de criminologie du Conservatoire National des Arts et Métiers suscite des critiques émanant de personnels du CNAM, de plusieurs universitaires français et de médias.

Sur le même thème, à la suite de cette nomination, une tribune publiée dans Le Monde remet fondamentalement en question le travail d’Alain Bauer dans le domaine de la criminologie. Michel Lallement, sociologue du travail au CNAM, Christine Lazerges, juriste à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et Philip Milburn, sociologue à l’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines affirment ainsi : « Les publications signées par M. Bauer sont contestées par tous les spécialistes reconnus, psychiatres, psychologues, juristes et sociologues de la déviance et des questions pénales. La liste des critiques est saisissante. » Ils étayent leur affirmation en établissant une liste d’erreurs méthodologiques.

Alain Bauer répond le même jour dans ce journal et sur son site web13 que ces attaques personnelles sont pour lui basées sur des motifs « plus militants et politiques que scientifiques ».

Il soutient sa thèse de doctorat en droit : Crime et criminologie : une archéologie juridique, politique et sociale, sous la direction de Christian Vallar, le 14 décembre 2016 à l’université Côte d’Azur.

Missions officielles
Il a été membre de la Commission nationale consultative des droits de l’homme entre 2000 et 2003, et de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (la Halde), de 2005 à 2007. Il a été nommé en 2003 président du conseil d’orientation de l’Observatoire national de la délinquance par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, et, depuis 2007, de la Commission nationale de la vidéo-surveillance.

Conseiller de la police de New York, de la Sûreté du Québec et du Los Angeles Sheriff Department, il a également été cité en qualité d’expert étranger par la commission chargée d’une étude sur le terrorisme interne aux États-Unis en août 2007.

Nommé président de la commission sur le contrôle des fichiers de police, il a publié deux rapports sur le sujet en 2006 et 2008. Il a également été rapporteur du groupe de travail sur la police de sécurité quotidienne, proposant une organisation plus cohérente des services sur le territoire national.

Le président de la République Nicolas Sarkozy et le Premier ministre François Fillon lui ont demandé de diriger une mission pour le rapprochement des instituts de formation, de recherche et d’analyse des questions de sécurité et stratégiques en août 2007. En cette qualité, il a prôné, avec Michel Rocard, la présidentialisation des questions de sécurité en soutenant la création d’un Conseil national de sécurité, sur un modèle différent de celui des États-Unis. Par ailleurs, il a dirigé le groupe de pilotage chargé de la fusion IHEDN/CHEAR et INHES/IERSE25 et de la création d’un Conseil supérieur de la formation et de la recherche stratégiques le 17 novembre 2009, chargé de mutualiser les crédits de recherche et de les réorienter sur l’université (et non plus sur les organismes privés tels que l’IFRI). Il préside le CSFRS depuis janvier 2010. Il est chargé en avril 2011 avec le Préfet de Police Michel Gaudin, de la rédaction du Livre Blanc de la Sécurité Publique.

Alain Bauer est membre laïc du conseil de direction de l’Institut européen en sciences des religions.

Il est nommé, par le ministre de l’Intérieur Claude Guéant, membre du collège du Conseil national des activités privées de sécurité, organisme public placé sous la tutelle du ministre de l’Intérieur, dont il est élu président en janvier 2012. Il est réélu en 2015. son mandat expire fin 2017, peu avant la publication par la Cour des comptes d’un rapport sévère avec le CNAPS. La Cour s’inquiète que plus de neuf demandes sur dix d’exercer soient satisfaites, doute de la fiabilité des enquêtes administratives préalables et déplore la faible assiduité de certains de ses dirigeants et plusieurs cas de conflits d’intérêts. Elle regrette que moins du tiers des sanctions financières infligées entre 2012 et 2016 aient été recouvrées et que les signalements au parquet demeurent quasi nuls même pour des faits graves, ce qui laisse le secteur de la sécurité dans une situation anarchique.

Il démissionne de la présidence du conseil d’orientation de l’ONDRP et du groupe de contrôle des fichiers de police et de gendarmerie en 2012.

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1 COMMENTAIRE

  1. Concernant Alain Bauer, au-delà de son remarquable ouvrage « Confessions gastronomiques – Le restaurant d’après » (Fayard, 2021), il faut savoir qu’il a été le directeur de la publication du « Guide Champérard ». Un guide gastronomique publié en France, créé par René Pérard, connu sous le nom de Marc de Champérard en 1981 à Lyon. Mais la société Guide Champérard a été dissoute le 6 mars 2017…

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