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Pierre André de Suffren, dit le bailli de Suffren ou Suffren de Saint-Tropez, naît le 17 juillet 1729 au château de Saint-Cannat, en Provence, et meurt à Paris le 8 décembre 1788. Vice-amiral et bailli de l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem, il s’illustre surtout par sa campagne de l’océan Indien de 1781 à 1783 contre la Royal Navy. Wikipédia le range parmi les personnalités de la franc-maçonnerie française, sans que les articles consultés précisent sa loge.
Un garde de la marine provençal

Inscrit en 1743 à l’école des gardes de la marine, Suffren reçoit le baptême du feu dès 1744 à la bataille de Toulon, à bord du Solide. Il sert ensuite sur le Trident et la corvette la Palme, puis participe en 1746 à l’expédition du duc d’Anville destinée à reprendre Louisbourg, qui échoue surtout à cause des maladies.
Capturé à bord du Monarque lors de la seconde bataille du cap Finisterre en octobre 1747, il reste prisonnier en Angleterre jusqu’en 1748. Il fait alors un premier séjour à Malte au sein de l’ordre de Saint-Jean.
Des guerres européennes aux caravanes de Malte
Pendant la guerre de Sept Ans, il combat à Minorque en 1756 sur l’Orphée, sous La Galissonnière, puis à la bataille de Lagos, où l’Océan est pris et incendié ; il est de nouveau fait prisonnier. Libéré sur parole, il retourne à Malte.
De 1763 à 1765, il commande frégates et chebecs contre les corsaires barbaresques et prend part à l’expédition de Larache. Ces campagnes forgent un marin agressif, attaché à l’ordre de Malte, qui le fait bailli en 1781.
La campagne de l’océan Indien

Pendant la guerre d’indépendance américaine, Suffren attaque une escadre britannique à Porto Praya le 16 avril 1781, puis gagne l’île de France. À la mort de Thomas d’Estienne d’Orves, en février 1782, il prend le commandement et livre cinq batailles contre l’amiral Edward Hughes : Sadras, Provédien, Négapatam, Trinquemalay et Gondelour, entre 1782 et 1783.
Ces combats assurent à la France une position dominante dans l’océan Indien jusqu’au traité de Paris, sans gain territorial durable. Huit navires de la Marine nationale ont depuis porté son nom, le dernier en 2019.
La question maçonnique
Suffren figure dans la catégorie Wikipédia consacrée aux personnalités de la franc-maçonnerie française. Les articles consultés, en français comme en anglais, ne documentent toutefois ni loge, ni date d’initiation, ni rôle maçonnique. Son appartenance doit donc être tenue pour non précisée par ces sources.
Le contexte rend l’hypothèse plausible : la Marine royale du XVIIIe siècle comptait de nombreuses loges, dans les ports comme à bord des vaisseaux, et l’ordre de Malte, auquel il appartenait, n’a pas empêché plusieurs de ses chevaliers de fréquenter les ateliers. Mais faute de document cité, aucune affiliation précise ne peut être avancée.
Une figure navale dans l’imaginaire maçonnique
Le nom de Suffren reste attaché à la grandeur navale française du siècle des Lumières. Sa place dans l’histoire de la franc-maçonnerie demeure mal documentée et appelle une vérification dans les fonds d’archives maçonniques avant toute affirmation plus précise.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Pierre André de Suffren.
Voir aussi dans le glossaire : Loge Bleue ou Loge Symbolique..

