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Stendhal, de son vrai nom Marie-Henri Beyle, naît à Grenoble le 23 janvier 1783 et meurt à Paris le 23 mars 1842. Officier, fonctionnaire impérial puis consul de France en Italie, il est l’auteur du Rouge et le Noir et de La Chartreuse de Parme, deux sommets du roman français. Wikipédia indique qu’il est reçu franc-maçon pendant les années où il vit entre Paris et les campagnes de l’Empire, sans préciser sa loge.
Une enfance grenobloise

Fils de Chérubin Beyle, avocat consistorial, et d’Henriette Gagnon, qu’il perd à sept ans, le jeune Henri est en partie formé par son grand-père, le médecin Henri Gagnon, qui l’initie à la littérature. Témoin de la journée des Tuiles, il se dit alors « républicain enragé ».
Élève de l’école centrale de Grenoble, il part pour Paris vers 1799 afin de tenter l’École polytechnique, puis renonce à ce projet pour se rêver auteur de comédies.
Au service de l’Empire
Son cousin Pierre Daru le fait entrer au ministère de la Guerre et l’envoie à Milan en 1800. Sous-lieutenant au 6e régiment de dragons, il démissionne en 1802. Il suit ensuite les campagnes d’Allemagne et d’Autriche, puis la campagne de Russie en 1812, où il perd le manuscrit de son Histoire de la peinture en Italie.
Auditeur au Conseil d’État et inspecteur de la comptabilité du Mobilier de la Couronne, il est, après la chute de l’Empire, nommé consul à Trieste, où Metternich lui refuse l’exequatur, puis à Civitavecchia en 1831.
Le romancier de l’énergie
Révélé par ses écrits sur l’Italie, la musique et l’amour, Stendhal publie Le Rouge et le Noir en 1830 et La Chartreuse de Parme en 1839. Ses textes autobiographiques, comme la Vie de Henry Brulard, et ses romans inachevés Lucien Leuwen et Lamiel ne paraissent qu’après sa mort. Il meurt d’apoplexie à Paris et repose au cimetière de Montmartre.
Un franc-maçon de l’époque impériale

L’article de Wikipédia mentionne que Stendhal est reçu franc-maçon dans la période de sa vie partagée entre Paris et l’Allemagne, à l’époque où la maçonnerie impériale attire de nombreux officiers et fonctionnaires. Les sources consultées ne précisent ni la loge, ni l’obédience, ni la date exacte, ni un éventuel engagement ultérieur.
Cette initiation s’accorde avec le milieu qu’il fréquente alors, celui de l’administration napoléonienne et de l’armée, où l’appartenance à une loge faisait partie de la sociabilité ordinaire. Son œuvre, en revanche, ne fait pas de la franc-maçonnerie un thème central.
Principales œuvres
- Histoire de la peinture en Italie, 1817
- Rome, Naples et Florence, 1817
- De l’amour, 1822
- Racine et Shakespeare, 1823
- Armance, 1827
- Le Rouge et le Noir, 1830
- Mémoires d’un touriste, 1838
- La Chartreuse de Parme, 1839
Un grand écrivain dans l’orbite des loges
Stendhal figure parmi les nombreux écrivains reçus en loge sous le Premier Empire. Sa trace maçonnique reste ténue, mais elle rappelle combien la franc-maçonnerie impériale a accueilli la jeunesse cultivée qui servait le régime, et dont certains membres allaient devenir des figures majeures de la littérature.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Stendhal.
Voir aussi dans le glossaire : Initiation, Loge Bleue ou Loge Symbolique..

