Jean-Baptiste Cyrus de Valence (Personnalité)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

Jean-Baptiste Cyrus Adélaïde de Timbrune de Thiembronne, comte de Valence, dit le général Valence, naît à Agen le 22 septembre 1757 et meurt à Paris le 4 février 1822. Général des armées de la Révolution, compagnon de Dumouriez, puis sénateur de l’Empire et pair de France, il joue un rôle majeur dans la franc-maçonnerie : grand conservateur du Grand Orient de France en 1804, il est ensuite l’un des fondateurs du Suprême Conseil de France.

Un officier de cour

Jean-Baptiste Cyrus de Valence – portrait
Source : Wikimedia Commons – Merry-Joseph Blondel – Public domain

Fils de Vincent-Sylvestre de Timbrune, marquis de Ferrières et comte de Valence, il passe par l’école d’artillerie de Strasbourg en 1774, devient capitaine en 1778, puis aide de camp du maréchal de Vaux. En 1785, il est écuyer du duc d’Orléans et colonel du régiment de Chartres-dragons. Il épouse Pulchérie de Genlis ; leur fille Rosemonde épousera le futur maréchal Gérard.

En 1789, la noblesse de Paris l’élit député suppléant aux États généraux, mais il ne siège pas.

Un général de la Révolution

Maréchal de camp, il combat sous Luckner puis sous Dumouriez, qui le fait lieutenant-général. À Valmy, il commande la réserve. À la tête de l’armée des Ardennes, il reprend Verdun et Longwy, puis, après Jemmapes, s’empare de Dinant, Charleroi et Namur.

Battu à Aldenhoven et blessé à Neerwinden, il suit Dumouriez dans sa défection en 1793. Exilé à Londres, puis en Amérique, il vit ensuite près de Hambourg jusqu’au Consulat.

Sénateur de l’Empire et pair de France

Jean-Baptiste Cyrus de Valence
Source : Wikimedia Commons – Rijksmuseum – CC0

Rentré après le 18 brumaire, il entre au Sénat conservateur en 1805, devient comte de l’Empire et commande une division pendant la campagne de Russie. Secrétaire du Sénat, il signe la déchéance de Napoléon en 1814. Pair sous Louis XVIII, il se rallie aux Cent-Jours, est proscrit en 1815, puis rappelé à la Chambre des pairs, où il siège parmi les libéraux. Il repose au Père-Lachaise.

Du Grand Orient au Suprême Conseil de France

Cyrus de Valence est membre dès 1779 de la loge parisienne La Candeur. En 1804, il devient grand conservateur du Grand Orient de France, l’une des plus hautes dignités de l’obédience sous l’Empire.

Il rejoint ensuite la Grande Loge écossaise. Avec Kellermann, il est à l’origine de la rupture du concordat qui unissait le Rite écossais ancien et accepté au Grand Orient. En 1821-1822, il est fondateur et grand commandeur du Suprême Conseil de France, juridiction des hauts grades écossais.

Un bâtisseur de l’écossisme français

Cyrus de Valence occupe une place importante dans l’histoire institutionnelle de la franc-maçonnerie française. Dignitaire du Grand Orient impérial, il contribue ensuite à l’autonomie du Rite écossais ancien et accepté et à la fondation du Suprême Conseil de France, dont l’héritage marque encore le paysage maçonnique.

Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Jean-Baptiste Cyrus de Valence.

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