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Gilbert Durand naît le 1er mai 1921 à Chambéry et meurt le 7 décembre 2012 en Haute-Savoie. Résistant, Juste parmi les nations, professeur à Grenoble et fondateur du Centre de recherche sur l’imaginaire, il est l’auteur des Structures anthropologiques de l’imaginaire, ouvrage de référence des sciences humaines. Membre de la Grande Loge nationale française, il a consacré un livre aux Mythes fondateurs de la franc-maçonnerie.
Un résistant savoyard

Engagé dans les Forces françaises libres en 1940, Gilbert Durand dirige pour la Savoie le réseau Gallia-Kasanga, appartient au bureau de l’Armée secrète et combat dans le maquis du Vercors. Son action lui vaut la croix de guerre et la médaille de la Résistance ; il est reconnu Juste parmi les nations en 2000.
Le fondateur des études de l’imaginaire
Agrégé de philosophie en 1947, il enseigne au lycée Vaugelas de Chambéry puis, à partir de 1956, la sociologie et l’anthropologie à l’université de Grenoble jusqu’en 1982. En 1960 paraissent Les Structures anthropologiques de l’imaginaire, qui proposent une classification des images et des symboles devenue classique.
En 1966, il cofonde avec Léon Cellier et Paul Deschamps le Centre de recherche sur l’imaginaire, qu’il dirige. Introduit par Henry Corbin, il participe de 1964 à 1988 aux rencontres du Cercle d’Eranos et fonde en 1988 les Cahiers de l’imaginaire avec Michel Maffesoli.
Symbole, mythe et tradition
Dans L’Imagination symbolique (1964), Sciences de l’homme et tradition (1975) ou Introduction à la mythodologie (1996), Durand défend la valeur de connaissance du symbole et du mythe face au rationalisme réducteur. Commandeur de la Légion d’honneur en 2007, il est aussi docteur honoris causa de l’Université nouvelle de Lisbonne.
Un franc-maçon de la GLNF
Gilbert Durand est franc-maçon et membre de la Grande Loge nationale française. Les sources consultées ne précisent ni sa loge, ni le rite pratiqué, ni la date de son initiation.
Il publie en 2002, chez Dervy, Les Mythes fondateurs de la franc-maçonnerie, où il applique à l’Ordre ses outils d’analyse des mythes et des symboles. Ses travaux sur l’imaginaire et la tradition sont largement lus dans les loges.
Principales œuvres
- Les Structures anthropologiques de l’imaginaire, 1960
- Le Décor mythique de la Chartreuse de Parme, 1961
- L’Imagination symbolique, 1964
- Sciences de l’homme et tradition, 1975
- Figures mythiques et visages de l’œuvre, 1979
- Beaux-arts et archétypes, 1989
- L’Imaginaire, 1994
- Introduction à la mythodologie, 1996
- Les Mythes fondateurs de la franc-maçonnerie, 2002
Un penseur du symbole lu dans les loges
Par son œuvre sur l’imaginaire et par son essai sur les mythes fondateurs de l’Ordre, Gilbert Durand a offert à la franc-maçonnerie française une lecture savante de son propre symbolisme. Il compte parmi les universitaires qui ont le plus contribué à donner une légitimité intellectuelle à l’étude des mythes et des rites initiatiques.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Gilbert Durand.
Voir aussi dans le glossaire : Symbolisme, Tradition et contre-tradition (antimaçonnisme), Michel Maffesoli (Auteur).

