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Étienne Garnier-Pagès, né à Marseille le 27 décembre 1801 et mort à Paris le 23 juin 1841, est un avocat et homme politique français, l’une des principales figures de l’opposition républicaine sous la monarchie de Juillet. Député de l’Isère puis de la Sarthe, partisan précoce du suffrage universel, demi-frère aîné de Louis-Antoine Garnier-Pagès, il évolua dans des cercles démocratiques en contact avec les milieux maçonniques.
Du commerce au barreau

Né à Marseille, Étienne Garnier est d’abord employé dans une maison de commerce, puis commis dans une compagnie d’assurances maritimes à Paris. Il étudie parallèlement le droit, est reçu avocat et fait ses débuts au palais de justice.
Avec son demi-frère Louis-Antoine (1803-1878), né du second mariage de leur mère avec Simon Pagès, il adopte le double nom de Garnier-Pagès « en signe d’étroite fraternité ».
Un républicain sous la monarchie de Juillet
Il prend une part active aux Trois Glorieuses de 1830, avant de s’opposer à la nouvelle dynastie, qu’il juge trompeuse pour les espérances républicaines. Il préside la société « Aide-toi, le ciel t’aidera », foyer de l’opposition libérale et démocratique.
Le député de l’opposition

Élu député de l’Isère en 1831 à la faveur d’une élection partielle, il est ensuite élu dans la Sarthe, au Mans, puis réélu. À la Chambre, il tient tête au ministère lors de l’insurrection de 1832, se prononce contre les lois de septembre 1835 et combat le ministère Molé.
Dès 1840, il se déclare partisan du suffrage universel et dénonce le projet de fortifications de Paris comme un « embastillement » de la capitale. Rapporteur sur le chemin de fer de Rouen et les paquebots de la Méditerranée, il meurt prématurément à 39 ans.
Des liens avec les milieux maçonniques
L’article de Wikipédia rapporte qu’Étienne Garnier-Pagès, membre de la société « Aide-toi, le ciel t’aidera », était en contact avec des groupes démocratiques ou maçonniques. Les sources consultées ne précisent ni loge, ni obédience, ni date d’initiation.
Ce voisinage reflète la porosité, sous la monarchie de Juillet, entre sociétés politiques, sociétés secrètes républicaines et loges, qui servaient souvent de lieux de sociabilité à l’opposition.
Un précurseur de la République
Mort sept ans avant la révolution de 1848, Étienne Garnier-Pagès en fut l’un des précurseurs, par sa défense du suffrage universel et son opposition résolue à la monarchie orléaniste. Sa place dans l’histoire de la franc-maçonnerie française reste indirecte, faute de documentation précise sur une éventuelle appartenance, mais il appartient au milieu républicain dont les loges furent l’un des creusets au XIXe siècle.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Étienne Garnier-Pagès.
Voir aussi dans le glossaire : Voile, Revue internationale des sociétés secrètes (antimaçonnisme), Maçonnerie et République (antimaçonnisme).

