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Paul Copin-Albancelli, de son vrai nom Paul-Joseph Copin, né le 24 février 1851 à Vervins et mort le 22 mars 1939 à Saint-Cloud, est une figure importante de l’antimaçonnisme français de la Belle Époque. Ancien franc-maçon, journaliste, conférencier, militant nationaliste, il devient l’un de ces « repentis » qui donnent à leur hostilité une autorité particulière, parce qu’ils prétendent parler de l’intérieur.
La figure du repenti

Son itinéraire est révélateur d’une structure fréquente dans l’antimaçonnisme. L’ancien membre convertit son expérience en accusation. Le passage par la loge devient preuve de compétence. La rupture devient révélation.
L’homme qui a appartenu peut alors se présenter comme témoin privilégié d’un danger caché. C’est une posture puissante, car elle donne au soupçon l’apparence du témoignage.
Dans la galaxie nationaliste
L’intérêt de Copin-Albancelli tient aussi à son inscription dans la galaxie nationaliste et antirépublicaine. La franc-maçonnerie y est dénoncée comme force de subversion, comme matrice de la République, comme instrument de décomposition nationale. Cette rhétorique annonce les grands récits du complot judéo-maçonnique et du pays légal capturé par des réseaux. Le « repenti » ne témoigne pas seulement. Il devient acteur d’une guerre idéologique.
Voir aussi : Action française, Repentis, Antimaçonnisme politique, Ligue antimaçonnique, Maurras.

Notice extraite de l’Abécédaire de trois siècles d’antimaçonnisme de Yonnel Ghernaouti.
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