Grande Loge indépendante de France
Histoire
La Grande Loge indépendante de France (GLIDF) est fondée fin 2012. Elle est issue de conflits internes au sein de la Grande Loge nationale française (GLNF) et regroupe des membres qui quittent cette obédience. En 2017, elle compte environ 500 membres répartis en une trentaine de loges.
Fondation et schismes
La Grande Loge indépendante de France, dont l'acronyme est GLIF, est officiellement créée le 1er décembre 2012 et consacrée rituellement le 12 janvier 2013 au temple Franklin-Roosevelt de la Grande Loge de France, à Paris [1][2][3]. Elle naît de la décision de sept frères, désignés depuis comme les « pères fondateurs », qui se réunissent dès le 6 novembre 2011 pour bâtir un refuge destiné aux membres de la Grande Loge nationale française secoués par une crise institutionnelle et judiciaire prolongée [2]. Ce projet, d'abord porté par un groupe de travail nommé « La Fraternité des Anciens Devoirs », se transforme en obédience à part entière après le retrait de reconnaissance prononcé contre la GLNF par la Grande Loge unie d'Angleterre, la Grande Loge d'Écosse et la Grande Loge d'Irlande le 19 septembre 2012 [2]. Jean-François Buherne est installé Grand Maître lors de la consécration, qui rassemble plus de 120 frères et dix-sept loges fondatrices [3]. La GLIF compte environ 500 membres répartis dans une trentaine de loges en 2017, puis près de 600 membres dans une quarantaine de loges fin 2023[2]. Aucun schisme interne à la GLIF n'est documenté dans les sources consultées [information manquante]
Positions doctrinales
La GLIF travaille traditionnellement à la gloire du Grand Architecte de l'Univers et se revendique d'une franc-maçonnerie « régulière, pure et antique » conforme aux Basic Principles de 1929 [1]. L'obédience affirme explicitement le caractère chrétien du Rite Écossais Rectifié et l'importance du grade de Maître Écossais de Saint-André dans son cursus initiatique [1]. La séparation stricte entre l'administratif et le travail spirituel en loge est posée comme principe fondateur, de même que l'interdiction des débats politiques, sociétaux ou confessionnels en tenue [1]. Les sources consultées ne précisent pas formellement la position de la GLIF sur l'admission des femmes, mais sa revendication de régularité d'origine et sa filiation GLNF impliquent une obédience exclusivement masculine [information manquante] Aucune déclaration publique sur la laïcité républicaine n'apparaît dans les documents disponibles [information manquante]
Rites pratiqués
La GLIF accueille plusieurs rites au sein de ses loges, ce qui constitue une singularité dans le paysage des obédiences se réclamant de la régularité [1]. Le Rite Écossais Rectifié occupe une place centrale, l'obédience en revendiquant explicitement le caractère chrétien et la pratique complète jusqu'au grade de Maître Écossais de Saint-André [1]. La GLIF travaille également le Rite Français, le Rite Émulation, le Rite Standard d'Écosse et le Rite Écossais Ancien et Accepté dit « de 1802 » [1][2]. Cette diversité ritualique reste encadrée par une exigence commune de respect strict des rituels d'origine et de qualité du travail initiatique [1].
Relations internationales
La GLIF revendique le statut de « régulière d'origine » accordé par la Déclaration de Vienne, signée par cinq grandes loges européennes [1][4]. Les signataires sont la Grande Loge d'Autriche, la Grande Loge régulière de Belgique, la Grande Loge unie d'Allemagne, la Grande Loge de Luxembourg et la Grande Loge Suisse Alpina [4]. La date de cette déclaration est contestée : le site officiel de la GLIF la situe au 29 janvier 2013, alors que les sources documentant le texte publié retiennent le 29 janvier 2014 [contesté : 29 janvier 2013 (src:2) vs 29 janvier 2014 (src:5)] La GLIF participe par ailleurs à un mouvement de confédération des obédiences françaises se réclamant de la régularité, dans le sillage de la Déclaration de Bâle du 10 juin 2012 [3]. La reconnaissance par la Grande Loge unie d'Angleterre n'est pas acquise dans les sources consultées [information manquante]
Controverses notables
La GLIF est elle-même née d'une controverse majeure, à savoir la crise de la Grande Loge nationale française qui aboutit en 2011 à son placement sous administration judiciaire et au retrait de reconnaissance par les trois grandes loges mères britanniques en septembre 2012 [2]. Aucun scandale, exclusion ou litige interne propre à la GLIF n'est documenté par les sources consultées [information manquante] La principale tension publique concerne la concurrence entre les nouvelles obédiences françaises se réclamant de la régularité, sans qu'un conflit ouvert impliquant nommément la GLIF ne soit décrit [information manquante]
Questions fréquentes
Quel est l'acronyme officiel de l'obédience ? L'acronyme officiel est GLIF, et non GLIDF comme on le rencontre parfois dans certaines synthèses [1].
Quand la GLIF a-t-elle été fondée ? Elle est officiellement créée le 1er décembre 2012 et consacrée rituellement le 12 janvier 2013 [2][3].
Quels rites y sont pratiqués ? La GLIF travaille au Rite Écossais Rectifié, au Rite Français, au Rite Émulation, au Rite Standard d'Écosse et au Rite Écossais Ancien et Accepté de 1802 [1][2].
La GLIF est-elle reconnue comme régulière ? Cinq grandes loges européennes la reconnaissent comme « régulière d'origine » par la Déclaration de Vienne, mais la reconnaissance par la Grande Loge unie d'Angleterre n'est pas documentée [4][information manquante]
Combien de membres compte-t-elle ? Environ 500 membres dans une trentaine de loges en 2017, puis près de 600 membres dans une quarantaine de loges fin 2023[2].
Sources
- Grande Loge Indépendante de France, site officiel
- 2013-2023 : Dix ans de la Grande Loge Indépendante de France (G.L.I.F.), 450.fm
- La Grande Loge Indépendante de France est consacrée, Le Blog des Spiritualités (Jean-Laurent Turbet)
- Declaration of Vienna (29 January 2014), American Freemasonry: Its Revolutionary History and Challenging Future