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Fédération française du « Droit humain » de l'Ordre maçonnique mixte international « le Droit humain »

Histoire

La Fédération française du Droit humain est fondée le 4 avril 1893 par Maria Deraismes et Georges Martin, accompagnés de seize femmes que les deux fondateurs ont initiées, sous le nom de Grande Loge symbolique écossaise - Le Droit humain. Maria Deraismes, militante des droits des femmes, avait elle-même été initiée le 14 janvier 1882. La création de l'obédience s'inscrit dans une rupture avec la Grande Loge symbolique écossaise, motivée par l'initiation féminine et la défense de la mixité.

Les seize membres fondateurs constituent la première loge maçonnique mixte travaillant au Rite écossais ancien et accepté. Un Suprême Conseil de l'Ordre est constitué le 11 mai 1901, et la première convention internationale se tient à Paris en août 1920 en réunissant 300 loges venues de France et de ses colonies, des États-Unis, des Pays-Bas, d'Italie, de Grande-Bretagne et de Suisse. La fédération française devient l'autorité juridictionnelle nationale en 1921.

L'obédience est une association régie par la loi de 1901 dont le siège est situé au 9 rue Pinel dans le 13e arrondissement de Paris. Elle rassemble 518 loges pour 17 250 membres, hommes et femmes confondus, et déclare un produit d'exploitation de 3,1 millions d'euros en 2019. Son président du Conseil national, fonction équivalente à celle de grand maître, est Maurice Leduc depuis 2025.

Fondation et schismes

La fondation du 4 avril 1893 procède d'une rupture avec la Grande Loge symbolique écossaise, qui refusait de confirmer l'initiation de Maria Deraismes effectuée le 14 janvier 1882 dans la loge Les Libres Penseurs du Pecq. Georges Martin, médecin, sénateur et militant féministe, mène avec Deraismes l'initiation des seize premières sœurs qui composent la loge-mère Le Droit humain, première loge maçonnique mixte au monde travaillant au REAA. La structure prend en 1901 la forme d'un Suprême Conseil mixte international, puis la fédération française devient en 1921 l'autorité juridictionnelle nationale au sein de l'Ordre.

Deux scissions documentées trouvent leur origine dans la fédération française, toutes deux motivées par le poids jugé excessif du Suprême Conseil sur le fonctionnement des loges symboliques. Une première tentative aboutit en 1913 à la création éphémère de la Grande Loge mixte symbolique. En février 1973, trois loges du Droit humain quittent l'obédience pour fonder la Grande Loge mixte universelle, suivies d'environ une centaine de membres.

Positions doctrinales

L'Ordre se déclare statutairement ouvert à toute personne sans distinction de races, de sexes ou de religions, formule héritée du texte fondateur de 1893. La fédération française revendique une franc-maçonnerie qualifiée d'inclusive, émancipatrice et cosmopolite, et associe ses activités à un Comité Laïcité République [1]. La position explicite sur l'invocation du Grand Architecte de l'Univers n'est pas formalisée dans les sources publiques consultées [information manquante] La condition d'admission ne repose pas sur une appartenance confessionnelle mais sur l'adhésion aux valeurs de l'Ordre et l'engagement à une régularité de présence en loge [1].

Rites pratiqués

La fédération française pratique majoritairement le Rite écossais ancien et accepté du 1er au 33e degré, structure également revendiquée par l'Ordre international comme particularité distinctive. Le caractère international de l'Ordre conduit toutefois certaines fédérations à travailler d'autres rites, notamment le Rite Émulation dans les pays sous influence anglo-saxonne. La continuité des trente-trois degrés du REAA, articulée autour d'un Suprême Conseil unique, constitue avec la mixité et l'internationalisme l'un des trois traits identitaires affichés par l'obédience.

Relations internationales

L'Ordre maçonnique mixte international Le Droit humain est présent dans une soixantaine de pays sur cinq continents, et la fédération française y joue le rôle de fédération fondatrice et historique [1]. La fédération a été un temps membre du Centre de liaison et d'information des puissances maçonniques signataires de l'appel de Strasbourg (CLIPSAS), avant de se retirer de cette structure. Elle dispose d'un statut d'observateur auprès du Conseil économique et social des Nations unies. Elle participe par ailleurs à l'Alliance maçonnique française de la franc-maçonnerie mixte, qui coordonne plusieurs obédiences pratiquant la mixité [1]. En tant qu'obédience mixte, elle n'est pas reconnue par la Grande Loge unie d'Angleterre, qui maintient la masculinité comme critère de régularité [information manquante]

Questions fréquentes

L'obédience est-elle mixte ? Oui, le Droit humain est la première obédience maçonnique mixte du monde et admet hommes et femmes dans les mêmes loges depuis sa fondation en 1893.

Quel rite est pratiqué en France ? La fédération française travaille majoritairement au Rite écossais ancien et accepté du 1er au 33e degré.

Le Droit humain est-il reconnu comme régulier ? Non, en tant qu'obédience mixte, il n'est pas reconnu par les obédiences masculines dites régulières affiliées à la Grande Loge unie d'Angleterre [information manquante]

Combien compte-t-il de loges et de membres en France ? L'obédience rassemble 518 loges et 17 250 membres selon les données reprises dans les sources publiques.

Faut-il être croyant pour y adhérer ? Non, l'Ordre se déclare ouvert sans distinction de religion et l'admission ne repose pas sur une appartenance confessionnelle.

Sources

  1. Le Droit Humain France, site officiel consulté le 2026-05-31