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Grande Loge de France

Histoire

La Grande Loge de France (GLDF) est constituée en 1894, lorsque les loges des trois premiers degrés se séparent du Suprême Conseil de France par 50 voix contre 8 et 2 abstentions. [contesté : Wikipedia FR situe la création de l'obédience à 1894 comme corps neuf issu du Suprême Conseil, tandis que la GLDF revendique une continuité depuis les premières loges parisiennes apparues entre 1725 et 1730 et ayant adopté le titre distinctif en 1743] L'obédience devient pleinement indépendante en 1904, lorsque le Suprême Conseil cesse de délivrer des patentes constitutives.

Une fusion intervient en 1896 avec la Grande Loge symbolique écossaise, fondée en 1880 comme corps dissident dans la structure du Rite écossais. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les fichiers de la Grande Loge sont envoyés à Orléans où ils sont incinérés en juin 1940, et à la Libération l'obédience reprend ses travaux avec seulement 3 600 frères. En 1964, un schisme entraîne le départ de 400 à 500 membres sur un effectif de 8 220 vers la Grande Loge nationale française, à la suite d'un accord de coopération avec le Grand Orient de France.

La GLDF travaille « à la gloire du Grand Architecte de l'Univers » tout en accueillant théistes, déistes, agnostiques et athées. Elle pratique exclusivement le Rite écossais ancien et accepté dans les trois premiers degrés, à quelques rares exceptions près comme l'Anglo-Saxon Lodge fondée en 1904. Elle est exclusivement masculine et n'initie pas de femmes[1].

L'obédience se présente aujourd'hui comme une « franc-maçonnerie traditionnelle, initiatique et spiritualiste » et revendique 31 000 membres répartis au sein de 950 loges [1].

Fondation et schismes

La fondation moderne se joue lors d'un convent tenu le 7 novembre 1894, qui réveille un titre tombé en désuétude depuis 1773 lorsqu'une première Grande Loge de France, active depuis 1737 sous des dignitaires comme le duc de Wharton ou le comte de Clermont, avait été absorbée dans la mouvance qui formera le Grand Orient.

L'émancipation à l'égard du Suprême Conseil de France ne se règle pas en un seul vote, puisqu'il faut attendre 1904 pour que ce dernier cesse de délivrer des patentes constitutives aux loges bleues. Le siège est acquis en 1911 rue Louis-Puteaux à Paris, dans le 17e arrondissement. Sous l'Occupation, l'obédience travaille en clandestinité sous l'autorité du grand maître Dumesnil de Gramont. Le schisme de 1964, qui voit 400 à 500 frères rejoindre la Grande Loge nationale française sur fond d'accord de coopération avec le Grand Orient, reste la rupture la plus citée de son histoire récente.

Positions doctrinales

La GLDF travaille « à la gloire du Grand Architecte de l'Univers » mais laisse chaque frère interpréter ce symbole selon ses convictions, ce qui lui permet d'accueillir théistes, déistes, agnostiques et athées. Le site officiel précise que la croyance en Dieu n'est pas une condition d'adhésion et que la seule devise affichée reste « Liberté, Égalité, Fraternité » [1]. L'obédience se revendique « régulière » au sens où elle dit respecter les principes de base formulés par la Grande Loge unie d'Angleterre en 1929 et 1989, tout en assumant une lecture propre de l'exigence relative au Grand Architecte. Elle demeure exclusivement masculine et n'initie pas de femmes dans ses loges[1]. Elle se présente comme une franc-maçonnerie « traditionnelle, initiatique et spiritualiste » plutôt que comme une obédience confessionnelle ou strictement laïque [1].

Rites pratiqués

La GLDF pratique exclusivement le Rite écossais ancien et accepté dans les trois premiers degrés[1]. Quelques exceptions historiques subsistent, dont l'Anglo-Saxon Lodge fondée en 1904 qui travaille selon un rituel anglo-saxon. Cette identité monorite est revendiquée par l'obédience comme un marqueur de sa tradition et structure son rayonnement international, qui s'organise autour de l'écossisme.

Relations internationales

La GLDF est membre cofondateur de la Confédération des grandes loges unies d'Europe, signée à Paris le 18 juin 2000 avec la Grande Loge traditionnelle et symbolique Opéra et la Grande Loge nationale de Yougoslavie. Cette confédération rassemble des obédiences pratiquant principalement le Rite écossais ancien et accepté ou d'autres rites écossais, et comptait 23 membres en 2014 répartis sur l'Europe et le bassin méditerranéen. L'obédience entretient par ailleurs des relations suivies avec la plupart des obédiences françaises et déclare une présence dans une vingtaine de pays sur quatre continents. Aucune reconnaissance par la Grande Loge unie d'Angleterre n'est documentée dans les sources consultées [information manquante]

Controverses notables

L'épisode le plus marquant reste le schisme de 1964 : à la suite d'un accord de coopération avec le Grand Orient de France, 400 à 500 frères sur 8 220 quittent l'obédience pour la Grande Loge nationale française, dans un contexte de tensions internes sur la place de la Bible en loge et sur la relation avec la GLNF. À la sortie de la Seconde Guerre mondiale, des purges visant les frères mis en cause sous l'Occupation contribuent à ramener les effectifs à environ 3 600 membres. Les sources consultées ne documentent pas de scandale public, de procédure judiciaire ou d'exclusion collective postérieure de même ampleur [information manquante]

Questions fréquentes

La GLDF est-elle mixte ? Non, elle demeure exclusivement masculine et n'initie pas de femmes[1].

Faut-il croire en Dieu pour y entrer ? Non, la croyance en Dieu n'est pas une condition d'adhésion et l'obédience accueille théistes, déistes, agnostiques et athées tout en travaillant à la gloire du Grand Architecte de l'Univers[1].

Quel rite y pratique-t-on ? Le Rite écossais ancien et accepté est pratiqué exclusivement dans les trois premiers degrés, à de rares exceptions historiques près.

Combien compte-t-elle de loges et de membres ? Le site officiel revendique environ 31 000 membres répartis dans environ 950 loges [1].

Est-elle reconnue par la Grande Loge unie d'Angleterre ? Les sources consultées ne documentent pas de reconnaissance par l'UGLE, et la GLDF revendique sa propre lecture des principes de régularité[information manquante]

Sources

  1. Grande Loge de France, site officiel consulté le 2026-05-31