Jean-Pons-Guillaume Viennet (Personnalité)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

Jean-Pons-Guillaume Viennet (1777-1868), né à Béziers et mort au Val-Saint-Germain, est un militaire, homme politique et écrivain français. Officier sous l’Empire, député de l’Hérault, pair de France sous la monarchie de Juillet, élu à l’Académie française en 1830, il est l’auteur de fables, d’épîtres et de tragédies. Dignitaire du Rite écossais ancien et accepté, il fut Très Puissant Souverain Grand Commandeur du Suprême Conseil de France de 1860 à 1868 et défendit l’indépendance du rite sous le Second Empire.

Un officier de l’Empire

Jean-Pons-Guillaume Viennet – portrait
Source : Wikimedia Commons – Nadar – Public domain

Fils du conventionnel Jacques Joseph Viennet, Jean-Pons-Guillaume Viennet devient à dix-neuf ans lieutenant en second dans l’artillerie de marine. Capturé lors d’un combat naval, il passe sept mois sur les pontons de Plymouth. En 1813, capitaine pendant la campagne de Saxe, il se distingue à Lützen et à Bautzen, où il est décoré par Napoléon, avant d’être fait prisonnier à Leipzig.

Rallié à la Restauration, il refuse de voter l’Acte additionnel pendant les Cent-Jours. Chef d’escadron en 1823, il est radié des cadres en 1827 après son Épître aux chiffonniers, puis rétabli sous Louis-Philippe.

Député, pair et académicien

Élu député de l’Hérault pour l’arrondissement de Béziers, il siège à gauche et vote l’Adresse des 221. En 1830, il lit à l’Hôtel de Ville la proclamation du duc d’Orléans comme lieutenant général du royaume, puis rejoint la majorité ministérielle. Nommé pair de France par Louis-Philippe, il siège jusqu’à la révolution de février 1848.

Élu à l’Académie française le 18 novembre 1830 au fauteuil 22, en remplacement du comte de Ségur, il est un adversaire déclaré des romantiques et pratique avec constance la fable, l’épître et la satire.

À la tête du Suprême Conseil de France

Dignitaire du Rite écossais ancien et accepté pour la France et ses colonies, Viennet devient en 1860 Très Puissant Souverain Grand Commandeur du Suprême Conseil de France, charge qu’il exerce jusqu’à sa mort en 1868.

Sous le Second Empire, le pouvoir tente de réunir le rite écossais au Rite français, placé sous l’autorité du maréchal Magnan. Viennet s’y oppose avec fermeté et défend l’indépendance du Suprême Conseil, préservant l’existence autonome de la juridiction écossaise en France.

Principales œuvres

  • Épîtres, 1813
  • Clovis, tragédie, 1820
  • Promenade philosophique au cimetière du Père-Lachaise, 1824
  • Sédim, ou les Nègres, 1826
  • La Tour de Montlhéry, 1833
  • Fables, 1843
  • Épîtres et satires, 1845
  • Arbogaste, tragédie, 1859
  • La Franciade, 1863
  • Histoire de la puissance pontificale, 1866

Le gardien de l’indépendance écossaise

Jean-Pons-Guillaume Viennet occupe une place importante dans l’histoire du Rite écossais ancien et accepté en France. Par sa résistance à la tentative d’absorption menée sous le Second Empire, il a permis au Suprême Conseil de France de traverser le Second Empire sans perdre son autonomie, héritage dont se réclame encore aujourd’hui la tradition écossaise française.

Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Jean-Pons-Guillaume Viennet.

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