Edmond Lepelletier (Personnalité)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

Edmond Adolphe Le Pelletier de Bouhélier, dit Edmond Lepelletier, né aux Batignolles (Paris) le 26 juin 1846 et mort à Vittel le 22 juillet 1913, est un journaliste, homme de lettres et homme politique français. Ami et biographe de Paul Verlaine, romancier populaire et dramaturge, il fut député de la Seine de 1902 à 1906. Initié en franc-maçonnerie, il fonda et présida la loge parisienne Les Droits de l’Homme, avant d’être exclu de l’Ordre en 1898.

Du barreau à la presse

Edmond Lepelletier – portrait
Source : Wikimedia Commons – Unknown authorUnknown author – Public domain

Inscrit en licence de droit en 1868, Edmond Lepelletier devient avocat à la cour d’appel de Paris. Il débute dans le journalisme à L’Art, au Nain jaune puis à La Réforme politique et sociale, et passe un mois à Sainte-Pélagie pour délit de presse fin 1869.

Pendant la guerre de 1870, il reste dans Paris assiégé et se rallie à la Commune, qui lui confie la conservation du palais du Conseil d’État ; il est condamné à un mois de prison en août 1871.

L’ami de Verlaine

Chroniqueur théâtral au Peuple souverain sous le pseudonyme de Gaston Valentin, il est le premier à signaler, en novembre 1871, le couple Rimbaud-Verlaine au foyer de l’Odéon.

Fidèle à Verlaine, il en devient le biographe avec Paul Verlaine, sa vie, son œuvre (1907). Il publie aussi des romans, des poèmes et de nombreuses adaptations romanesques de succès du théâtre, dont Madame Sans-Gêne.

Rédacteur à L’Écho de Paris, il se montre en revanche sévère pour Rimbaud. Il consacre également des ouvrages à Émile Zola et à l’histoire de la Commune de 1871.

Le vénérable des « Droits de l’Homme »

Initié en franc-maçonnerie, Lepelletier est fondateur et vénérable maître de la loge Les Droits de l’Homme, à Paris. Dans cet atelier, il s’oppose ardemment au boulangisme. Les sources consultées ne précisent ni la date de son initiation ni l’obédience de sa loge.

En 1898, son ralliement au camp antidreyfusard et à la Ligue des patriotes provoque son exclusion de la franc-maçonnerie et sa rupture avec les radicaux.

Un parcours nationaliste

Edmond Lepelletier
Source : Wikimedia Commons – Paul Verlaine – Public domain

Élu conseiller municipal des Batignolles en 1900 au nom du Parti nationaliste, il est député de la Seine de 1902 à 1906. Il est fait officier de la Légion d’honneur le 5 juillet 1913, quelques jours avant sa mort à Vittel.

Élu à Bougival, où Wikipédia le présente tour à tour comme conseiller municipal et maire-adjoint, il dirige aussi brièvement, en décembre 1903, Le Justiciable, organe de la Ligue des justiciables. Chevalier de la Légion d’honneur depuis 1882, il est inhumé à Rueil-Malmaison.

Principales œuvres

  • Le Chien du commissaire, 1877
  • Soleils noirs et Soleils roses, 1887
  • Claire Éverard, 1888
  • Madame Sans-Gêne, 1894-1895
  • Le Capitaine Ango, 1895
  • Le Dernier Napoléon, 1902
  • Paul Verlaine, sa vie, son œuvre, 1907
  • Histoire de la Commune de 1871
  • Le Neveu de l’Empereur, 1913

Un révélateur de l’affaire Dreyfus en loge

Le parcours d’Edmond Lepelletier, de la direction d’une loge républicaine hostile au boulangisme à l’exclusion pour antidreyfusisme, illustre la ligne de partage que l’affaire Dreyfus a tracée au sein de la franc-maçonnerie française à la fin du XIXe siècle.

Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Edmond Lepelletier.

Voir aussi dans le glossaire : Sautoir de Vénérable Maître, Loge Bleue ou Loge Symbolique., Initiation.

Glossaire de la franc-maçonnerie

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