Giacomo Casanova (Personnalité)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

Giacomo Girolamo Casanova, dit le chevalier de Seingalt, naît à Venise le 2 avril 1725 et meurt à Dux, en Bohême, le 4 juin 1798. Aventurier, joueur, diplomate officieux, espion et homme de lettres, il laisse avec ses Mémoires, rédigés en français, un témoignage incomparable sur l’Europe des Lumières. Initié à Lyon dans la loge Amitié et Amis choisis, il reçoit ensuite à Paris les grades de compagnon et de maître, et use toute sa vie du réseau maçonnique européen.

Un Vénitien formé à Padoue

Giacomo Casanova – portrait
Source : Wikimedia Commons – Attributed to Francesco Narici – Public domain

Élevé par sa grand-mère, Casanova étudie à Padoue, où il obtient vers dix-sept ans un doctorat en droit civil et canonique. Destiné à l’Église, il en sort en 1745 et mène une existence d’aventures : violoniste au théâtre San Samuele, protégé du sénateur Matteo Bragadin, voyageur infatigable.

Des Plombs à l’Europe des cours

Arrêté par les inquisiteurs d’État de Venise, il est enfermé aux Plombs, d’où il s’évade après quinze mois avec le père Balbi. À Paris, il fait fortune grâce à la loterie de l’École militaire, puis parcourt l’Europe, rencontre George III, Frédéric II et Catherine II. Revenu à Venise après dix-huit ans d’exil, il sert d’informateur aux inquisiteurs de 1776 à 1782, avant d’être de nouveau banni en 1783.

Il termine sa vie comme bibliothécaire du comte de Waldstein au château de Dux, où il rédige en français ses Mémoires, publiés de façon posthume sous le titre Histoire de ma vie.

Initié à Lyon, maître à Paris

Casanova entre en franc-maçonnerie à Lyon, dans la loge Amitié et Amis choisis, sur la route de Paris où il arrive en 1750. Il raconte avoir été admis grâce à un homme rencontré chez M. de Rochebaron. Deux mois plus tard, il reçoit à Paris le grade de compagnon dans la loge du comte de Clermont, grand maître de la Grande Loge, puis celui de maître en août 1750.

Il fait de l’appartenance maçonnique un véritable passeport à travers l’Europe : les frères l’appuient à Paris après son évasion. Dans ses Mémoires, il rapporte que les inquisiteurs vénitiens lui reprochaient notamment cette appartenance. Il fut également attiré par la Rose-Croix.

Principales œuvres

  • Confutazione della Storia del Governo Veneto, 1769
  • Istoria delle turbolenze della Polonia, 1774
  • Soliloque d’un penseur, 1786
  • Histoire de ma fuite des prisons de la république de Venise qu’on appelle les Plombs, 1788
  • Icosaméron, 1788
  • Solution du problème deliaque, 1790
  • Histoire de ma vie, posthume, 1826-1832

Le franc-maçon cosmopolite des Lumières

Casanova n’a laissé aucun écrit doctrinal sur la franc-maçonnerie, mais son parcours illustre de façon exemplaire la maçonnerie cosmopolite du XVIIIe siècle, réseau de sociabilité qui ouvrait les portes des salons et des cours d’Europe. Son initiation en France et sa réception dans la loge du comte de Clermont en font un témoin précieux de la maçonnerie parisienne des années 1750.

Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Giacomo Casanova.

Voir aussi dans le glossaire : Initiation, Compagnon, Maître, Rose-Croix.

Glossaire de la franc-maçonnerie

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