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Paul de Barras, dit le vicomte de Barras, naît le 30 juin 1755 à Fox-Amphoux, en Provence, et meurt le 29 janvier 1829 à Paris, dans le quartier de Chaillot. Officier aux Indes, conventionnel montagnard, homme fort de Thermidor puis membre du Directoire, il incarne la République d’après la Terreur. Son lien avec la franc-maçonnerie n’est évoqué que sous forme d’hypothèse, à la suite de sa rencontre avec Mirabeau.
Un noble provençal aux colonies

Issu d’une vieille famille de la noblesse provençale, fils d’un capitaine d’infanterie et cousin du vice-amiral Jacques-Melchior de Barras de Saint-Laurent, Paul Barras entre dans l’armée en 1771, à seize ans. Il sert à l’Isle de France et aux Indes sous Bellecombe et Suffren et participe en 1778 à la défense de Pondichéry, où il est fait prisonnier par les Anglais.
Rentré en France en 1780, il quitte le service en 1786 avec le grade de lieutenant, sa promotion lui ayant été refusée. Il épouse Marie-Pélagie Templier, qui réside surtout à Fox-Amphoux.
De la Convention à Thermidor
Élu délégué du Var, membre de la Haute Cour d’Orléans puis commissaire auprès de l’armée d’Italie, il entre à la Convention en 1792 comme député du Var. Il siège avec les Montagnards et vote la mort de Louis XVI. Représentant en mission à Marseille et à Toulon, il organise le siège de cette dernière ville contre les insurgés fédéralistes.
En thermidor an II, il est nommé commandant de la force armée de Paris et prend part à l’arrestation de Robespierre. Il entre ensuite au Comité de sûreté générale et préside la Convention thermidorienne. En vendémiaire an IV, il dirige la défense de l’Assemblée contre l’insurrection royaliste, avec le concours du jeune Bonaparte.
L’homme du Directoire
Élu directeur quelques jours après la création du régime, il forme avec Reubell et La Révellière-Lépeaux un triumvirat qui conduit les coups d’État du 18 fructidor an V et du 22 floréal an VI. Il demeure en fonction jusqu’au 18 brumaire, dont il démissionne le matin même.
Écarté par le Consulat, il est exilé à Bruxelles puis à Rome en 1810 et ne regagne la France que sous la Restauration. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise. Ses Mémoires, publiés en quatre volumes en 1895-1896, ont été plusieurs fois réédités.
Une appartenance maçonnique supposée
L’article Wikipédia en français ne mentionne la franc-maçonnerie qu’au conditionnel : c’est peut-être sa rencontre avec Mirabeau chez Sophie Arnould qui l’aurait incité à adhérer à la franc-maçonnerie, puis au club des Jacobins. Aucune loge, aucune date d’initiation ni aucune fonction n’y sont précisées.
Il convient donc de présenter cette appartenance comme une hypothèse et non comme un fait établi. L’article rappelle en outre que plusieurs écrits attribués à Barras sont apocryphes et que certaines sources le concernant sont tardives et douteuses, ce qui invite à la prudence.
Un nom souvent associé aux loges, faute de preuves
Paul Barras figure parmi les personnalités régulièrement rattachées à l’histoire de la franc-maçonnerie française, mais les sources consultées ne documentent pas son parcours maçonnique. Sa place tient surtout au contexte : celui d’une génération révolutionnaire largement passée par les loges, dans laquelle l’homme de Thermidor s’inscrit plus par son entourage que par une activité maçonnique attestée.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Paul Barras.
Voir aussi dans le glossaire : Loge Bleue ou Loge Symbolique., Initiation.

