« Les Ensorceleuses » 1 & 2 – De la malédiction à la transmission, quand le cercle devient Chaîne d’Union

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Vingt-huit ans séparent Les Ensorceleuses de Les Ensorceleuses 2, qui ramène Sandra Bullock et Nicole Kidman dans l’étrange demeure des Owens, parmi les herbes, les grimoires, les blessures anciennes et les secrets transmis de mère en fille. Derrière l’apparente légèreté d’une saga de sorcières se dessine pourtant une méditation beaucoup plus profonde sur l’héritage, la différence, la puissance du féminin, la mort, la renaissance et la possibilité de rompre les fatalités reçues de ceux qui nous ont précédés. Le regard maçonnique y découvre alors un territoire étonnamment familier : celui de la pierre brute que chaque génération reçoit, du symbole qui ne prend vie que dans la conscience, du cercle qui rassemble les êtres et de cette vérité initiatique selon laquelle nous ne pouvons transformer l’héritage qu’en acceptant d’abord de le regarder.

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Il est des films que leur époque accueille avec une certaine réserve et que le temps, ce merveilleux alchimiste, se charge ensuite de transmuter. Lorsqu’il paraît en 1998 aux États-Unis, avant d’arriver sur les écrans français l’année suivante, Les EnsorceleusesPractical Magic dans son titre original –, réalisé par Griffin Dunne d’après le roman d’Alice Hoffman*, ne s’impose ni comme un grand succès critique ni comme l’une de ces œuvres immédiatement consacrées dont Hollywood aime fabriquer la légende.

Version 1.0.0

Sandra Bullock et Nicole Kidman y interprètent Sally et Gillian Owens, deux sœurs issues d’une famille de femmes auxquelles la magie a été donnée en partage, mais avec elle une malédiction aussi ancienne que leur lignée. Pourtant, les années passant, le film s’est installé dans l’imaginaire de toute une génération. Ce qui semblait n’être qu’un mélange parfois désordonné de comédie romantique, de fantastique, de sororité, de violence conjugale et de merveilleux domestique est devenu une œuvre culte, comme si le public avait finalement perçu sous ses dehors de conte gothique une histoire beaucoup plus universelle : celle des héritages dont on ne sait comment se libérer sans risquer de perdre en même temps une part de soi.

Tout commence bien avant Sally et Gillian, avec Maria Owens, l’ancêtre dont la solitude et le désespoir ont donné naissance à la malédiction. Abandonnée par l’homme qu’elle aimait, elle avait voulu se protéger définitivement de la souffrance amoureuse ; mais le sort qu’elle avait lancé sur elle-même finit par se retourner contre ses descendantes et condamna les hommes qui aimeraient une femme Owens. Le verbatim du premier film insiste sur cette transformation de l’amertume en malédiction, comme si une souffrance que l’on ne parvient pas à traverser devait continuer à se transmettre sous une autre forme. La construction relève d’un imaginaire extrêmement ancien. Les Grecs connaissaient ces fautes dont les Atrides semblent condamnés à porter la mémoire sanglante ; la Bible est traversée par les généalogies, les alliances, les bénédictions et les conséquences des actes accomplis par les générations précédentes ; la psychanalyse parlera beaucoup plus tard de répétitions familiales, de secrets et de transmissions inconscientes. Alice Hoffman n’invente donc pas seulement une charmante famille de sorcières : elle donne une forme fantastique à cette inquiétude immémoriale selon laquelle ce que nous refusons de transformer peut finir par devenir l’héritage de ceux qui nous suivent.

Pour le franc-maçon, cette première donnée possède déjà une singulière résonance, car l’initiation elle-même commence par une transmission.

Aucun initié ne se tient à l’origine de ce qu’il reçoit. Il entre dans un espace déjà construit, prononce des paroles que d’autres ont prononcées avant lui, découvre des symboles patinés par des générations de regards et reçoit des outils dont il lui appartient ensuite de comprendre l’usage. Mais recevoir n’est jamais répéter servilement. Toute tradition vivante exige un travail de discernement afin de savoir ce qui doit être conservé, ce qui doit être interrogé et ce qui demande peut-être à être transmuté. La malédiction des Owens peut alors se lire comme une pierre brute transmise de génération en génération, une matière reçue sans avoir été choisie et dont chacun pourrait se contenter de détourner les yeux, au risque de la remettre intacte entre les mains de ceux qui viendront après lui.

Cette question de l’héritage se double, dans le premier film, d’une interrogation très fine sur la normalité.

Sally ne rêve pas de puissance et ne désire nullement devenir une grande sorcière ; elle voudrait simplement ressembler aux autres, échapper aux regards, aux rumeurs, aux moqueries et à cette singularité familiale qui fait de chaque Owens une femme immédiatement reconnaissable comme différente. Elle aspire à une existence ordinaire, débarrassée du poids des dons reçus, mais sa tante lui répond que la normalité n’est pas nécessairement une vertu et peut parfois révéler un manque de courage. Toute l’histoire de Sally est déjà contenue dans cette remarque, car elle découvrira progressivement que la délivrance ne viendra pas de l’effacement de ce qu’elle est, mais de son acceptation consciente.

Là encore, le langage initiatique n’est jamais très éloigné.

Delphes

L’homme qui entre dans le Temple ne reçoit pas une personnalité neuve et ne se voit pas invité à devenir conforme à un modèle abstrait. Il vient avec ses aspérités, ses failles, ses contradictions et ses propres ténèbres. Le travail maçonnique commence moins par le désir de devenir « comme il faudrait être » que par l’acceptation lucide de la matière dont chacun est fait. Le vieux Connais-toi toi-même de Delphes ne promet aucune normalité ; il exige au contraire cette confrontation avec ce que nous sommes réellement, condition première de toute transformation. Sally passe longtemps à croire que le salut réside dans le reniement de la magie familiale ; le récit lui apprend peu à peu que l’on ne construit rien de durable sur le refus de soi.

L’un des dialogues les plus intéressants du film surgit d’ailleurs presque incidemment lorsque Sally discute avec l’enquêteur Gary Hallet. Son insigne, lui fait-elle remarquer, n’est au fond qu’une étoile, autrement dit un symbole, un talisman incapable par lui-même d’empêcher un criminel d’agir. Gary lui répond que cet objet possède un pouvoir parce qu’il croit à ce qu’il représente. Tout le rapport initiatique au symbole pourrait presque tenir dans cet échange. Une équerre abandonnée sur l’établi d’un menuisier demeure un outil, un compas rangé dans une boîte n’est qu’un instrument de mesure, et une bougie n’est qu’une flamme tant qu’aucune conscience ne lui confère une autre profondeur. Le symbole ne possède pas de pouvoir magique propre ; il devient opératif parce qu’il met en relation une forme visible avec un sens invisible et qu’il engage celui qui le contemple dans une expérience intérieure.

La maison des Owens elle-même fonctionne selon cette logique

Elle est à la fois demeure, refuge, herbier, cuisine, laboratoire et mémoire familiale. Les plantes n’y sont jamais de simples plantes, les recettes portent la trace des générations précédentes, les objets semblent chargés d’une histoire, et la frontière entre le quotidien et le rituel demeure volontairement poreuse. La demeure finit ainsi par ressembler à une sorte de Temple domestique, non parce qu’elle cacherait quelque mystérieuse filiation maçonnique, ce qui serait évidemment absurde, mais parce qu’elle donne à l’espace une fonction symbolique : on y revient pour se retrouver, on y reçoit une transmission, on y affronte ce qui a été refoulé et l’on y découvre que les lieux peuvent conserver quelque chose de ceux qui les ont habités.

Cette vision rejoint l’un des grands imaginaires de la pensée hermétique occidentale.

Buste de Marsile Ficin

De Marsile Ficin à Paracelse, les traditions savantes de la Renaissance avaient développé tout un monde de correspondances entre les plantes, les astres, les métaux, les éléments et le corps humain. Practical Magic en propose évidemment une version hollywoodienne, sentimentale et joyeusement populaire, mais l’intuition demeure : l’univers visible peut devenir un langage à condition que le regard sache le lire. Ce ne sont donc pas les herbes ou les bougies qui rendent Les Ensorceleuses intéressant pour le regard maçonnique, mais cette conviction que les choses les plus ordinaires peuvent recevoir une profondeur nouvelle dès lors qu’elles sont intégrées à un système de signes, de mémoire et de transmission.


Le premier film joue également avec une polarité presque alchimique entre l’ombre et la lumière, le désir et la peur, la vie et la mort. Lorsque Sally et Gillian veulent ramener Jimmy Angelov à la vie, leur rituel convoque explicitement le noir de la nuit et le blanc de la vie.

Leur faute n’est pas d’utiliser la magie en soi, mais de vouloir abolir une limite sans avoir compris ce qu’elle signifie

Elles refusent la mort et tentent de la supprimer comme si elle n’était qu’un accident pouvant être effacé. Le résultat leur échappe, car le mort ne revient pas véritablement à la vie : il revient altéré, dénaturé, porteur d’une violence nouvelle. Derrière l’humour noir du film surgit alors une intuition initiatique très ancienne : il n’existe pas de véritable renaissance qui ne passe d’abord par une transformation. Orphée ne peut reprendre Eurydice au royaume des morts comme on reprendrait un objet perdu ; Isis rassemble Osiris mais l’histoire qui renaît n’est plus celle qui précédait la mort ; les alchimistes, quant à eux, plaçaient la nigredo, l’œuvre au noir, au commencement du processus de transmutation. Sally et Gillian veulent éviter ce passage : elles voudraient la lumière sans l’ombre, la renaissance sans la mort symbolique, l’or sans la dissolution de la matière première.

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La figure de la sorcière elle-même donne à l’ensemble une dimension historique qu’il serait dommage de négliger. Derrière l’imaginaire aujourd’hui séduisant des plantes, des chats, des balais et des sortilèges subsiste la mémoire de plusieurs siècles de persécutions, durant lesquels des milliers de femmes furent accusées d’entretenir un commerce avec le démon et condamnées au nom d’une peur collective de la différence. Alice Hoffman retourne cet héritage. La femme autrefois exclue du village parce qu’elle détenait un savoir suspect devient celle auprès de laquelle la communauté devra finalement revenir. Celle dont on craignait la parole devient dépositaire d’une mémoire ; celle dont on dénonçait la différence finit par incarner une forme de liberté. Ainsi, lorsque les habitants de la petite ville désignent les Owens comme des femmes inquiétantes, le film raconte moins la sorcellerie que la vieille tentation humaine consistant à transformer l’inconnu en menace et la singularité en faute.

C’est précisément ce qui donne toute sa force à la dernière partie du premier film

Pour délivrer Gillian de l’esprit qui la possède, Sally ne peut plus agir seule. Elle doit demander l’aide de ces mêmes femmes dont elle avait si longtemps désiré être acceptée, et elle ne peut le faire qu’en cessant de dissimuler ce qu’elle est. Elle active la chaîne téléphonique de la ville, se présente enfin comme sorcière et invite les autres à entrer dans la maison afin de participer à l’opération. La scène possède une force symbolique considérable, car la communauté ne se forme qu’au moment où Sally renonce à se déguiser en femme « normale ». Son intégration ne passe plus par l’effacement de la différence, mais par son dévoilement.

Le cercle qui se forme ensuite constitue probablement l’image la plus profondément initiatique de tout le film.

Lorsque celui-ci menace de se briser, il faut le reformer ; les mains se rejoignent, les individualités cessent un instant de s’opposer et la force du groupe devient supérieure à celle de chacune de ses composantes. Le récit lui-même se demandera finalement si ce sont les mains jointes qui ont permis de lever la malédiction de Maria. Sans établir quelque parallèle historique artificiel entre une assemblée de sorcières et une Loge maçonnique, la symbolique est trop forte pour ne pas évoquer la Chaîne d’Union, ce moment où les différences individuelles sont réunies dans une figure sans commencement ni fin visibles et où chacun devient à la fois celui qui reçoit et celui qui transmet.

La malédiction était née de l’abandon et de l’isolement de Maria Owens ; elle commence à se défaire grâce à la réunion. Il y a là une véritable leçon sur la fraternité, ou plutôt ici sur la sororité : elle ne consiste pas à abolir les singularités mais à les relier. Le cercle ne demande à aucune des femmes de devenir identique à sa voisine ; il exige seulement que chacune accepte de prendre sa place et de maintenir le lien. Toute la scène pourrait alors devenir une métaphore du travail en Loge, où nul ne saurait accomplir à lui seul ce que permet la présence organisée de tous. L’initiation demeure une expérience intime, mais elle ne peut se déployer sans la communauté qui la rend possible.

PRACTICAL MAGIC Official Trailer (1998, Sandra Bullock, Nicole Kidman, Dianne Wiest)

C’est à cet endroit précis que Les Ensorceleuses 2 trouve son véritable point de départ.

Vingt-huit ans après le premier opus, Sandra Bullock et Nicole Kidman retrouvent Sally et Gillian, tandis que les générations se sont déplacées et que les enfants autrefois protégées sont devenues à leur tour les dépositaires de la mémoire familiale. Sous la direction de Susanne Bier, le récit ne peut donc plus se contenter de répéter la question du premier film. Sally et Gillian ont appris à reconnaître ce qu’elles sont ; elles doivent désormais répondre à une interrogation plus difficile encore : qu’allons-nous transmettre de ce que nous avons reçu ?

Nicole Kidman (Women In Motion, Cannes 2025)

C’est toute la différence entre un héritage et une transmission

L’héritage nous arrive sans demander notre consentement ; la transmission suppose au contraire un acte conscient, un choix et une responsabilité. On peut transmettre fidèlement, transmettre aveuglément, refuser de transmettre ou tenter de transformer ce que l’on a reçu avant de le remettre à ceux qui viennent après soi. Le monde des Owens rend cette problématique littérale, puisque la magie, les secrets et les malédictions passent effectivement d’une génération à l’autre, mais la métaphore s’étend bien au-delà du fantastique. Nous recevons tous un nom, une langue, des manières de penser, des récits familiaux, des fidélités, des blessures parfois anciennes et des silences dont nous ne connaissons pas toujours l’origine. Nous ne sommes jamais les commencements absolus de notre propre histoire.

Toute tradition initiatique connaît cette difficulté.

La Franc-Maçonnerie transmet des rites, des gestes, des mots, des mythes et des symboles venus d’un passé dont les contours sont parfois lointains. Pourtant, être fidèle ne signifie pas momifier. La tradition ne demeure vivante que si celui qui la reçoit accomplit à son tour le travail nécessaire pour comprendre ce qu’elle contient, en préserver la lumière et distinguer celle-ci des habitudes qui peuvent s’y être déposées. Il ne s’agit jamais de conserver pieusement les cendres, mais de savoir entretenir le feu. De ce point de vue, l’histoire des Owens rejoint une interrogation très maçonnique : que faisons-nous de ce que nos prédécesseurs déposent entre nos mains ?

L’enseignement des deux films apparaît alors avec une étonnante cohérence

Le premier apprend que l’on ne se libère pas en reniant ce que l’on est ; le second pose la question de savoir comment transmettre sans reproduire. Or c’est peut-être là le cœur de tout travail initiatique : accepter l’héritage sans accepter la fatalité. Le maçon ne détruit pas sa pierre brute ; il la travaille. Il ne nie pas sa matière première ; il cherche à lui donner une forme. De même, les Owens ne peuvent effacer leur histoire comme si elle n’avait jamais existé. Elles peuvent seulement tenter d’interrompre ce qui, en elle, reproduit la souffrance.

La véritable magie pratique du titre original se trouve peut-être là. Elle ne réside pas dans la possibilité de déplacer les objets, de fabriquer des potions ou de commander à quelque force invisible, mais dans la capacité beaucoup plus difficile de transformer un héritage avant de le transmettre. La malédiction apparaît alors comme la métaphore de toutes ces blessures anciennes qui deviennent des répétitions lorsque personne ne consent à les regarder. Le travail initiatique, comme le travail des Owens, consiste précisément à empêcher que les ombres reçues hier deviennent les chaînes de demain.

C’est pourquoi l’image qui reste finalement de Les Ensorceleuses n’est ni celle d’un grimoire ouvert sous la lune, ni celle d’un chaudron, d’une herbe ou d’un sortilège.

Ce sont des mains qui se cherchent, se rejoignent et referment un cercle autour d’une femme qu’il faut délivrer. Le geste est d’autant plus beau que la malédiction était née d’une solitude ; elle commence à disparaître lorsque cette solitude cesse. Les Ensorceleuses 2 prolonge désormais cette interrogation en demandant ce que le cercle fera de la lumière qu’il a retrouvée : la gardera-t-il pour lui, la laissera-t-il s’éteindre ou saura-t-il la transmettre sans transmettre avec elle les vieilles ténèbres ?

Sous ses dehors de saga fantastique, l’histoire des Owens nous ramène ainsi à une vérité que connaissent toutes les traditions initiatiques : nul ne commence avec lui-même et nul ne se transforme entièrement seul. Nous sommes faits de ce que d’autres nous ont donné, des blessures comme des lumières, des erreurs comme des outils, et notre responsabilité consiste peut-être moins à nous libérer du passé qu’à le travailler assez profondément pour que ceux qui viendront après nous puissent recevoir autre chose qu’une répétition.

Entre la maison des Owens et le Temple maçonnique, les distances historiques et spirituelles sont évidemment immenses, mais une même intuition demeure : la véritable transmission ne consiste jamais à léguer intact ce que nous avons reçu ; elle commence lorsque nous sommes devenus capables d’en faire une matière plus libre, plus consciente et, peut-être, un peu plus lumineuse.

*Alice Hoffman est née à New-York en 1952 et est diplômée de l’université de Stanford en Création d’Ecriture. Elle est l’auteure de plus de quinze romans à grand succès (dont six pour adolescents) traduits dans plus de vingt langues. Elle a également écrit pour le cinéma. Elle est notamment l’auteur du scénario d’ Independence Day. Elle vit entre Boston et New-York avec son mari et ses deux fils.

Practical Magic (1995) est publié en français sous le titre Drôle de meurtres en famille, traduction de Marie-Odile Fortier-Masek, Paris, Flammarion, coll. État de choc, 1996, réédition sous le titre Les Ensorceleuses, Paris, Flammarion, 1998, réédition Paris, J’ai lu no 5039, 1999.

Les Ensorceleuses 2 | Bande-Annonce officielle (VF) | Sandra Bullock, Nicole Kidman

Images générées par IA

Certaines illustrations le sont par IA

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Erwan Le Bihan
Erwan Le Bihan
Né à Quimper, Erwan Le Bihan, louveteau, a reçu la lumière à l’âge de 18 ans. Il maçonne au Rite Français selon le Régulateur du Maçon « 1801 ». Féru d’histoire, il s’intéresse notamment à l’étude des symboles et des rituels maçonniques.

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