ven 04 avril 2025 - 09:04

Le Temple de Salomon et la science sacrée du Ciel

En Maçonnerie on en met souvent trois entrouvertes au sommet des colonnes.

Les grains dans les loges du fruit symbolisent l’union des maçons dans les loges.

Les noms des colonnes

Yakhin «qui soutient » est le nom donné par Khiram à celle de droite et Bo’az (« Booz » en grec) « en Force » à celle de gauche. On peut y voir un rapport avec l’œuvre de la création après la division de l’unité originelle « ‘J’établirai avec fermeté’, la force et la fermeté présidant à la réalisation du plan divin »

Notons, à propos de ces deux noms, qu’il est inutile d’aller chercher l’histoire de Ruth et de Bo’az, l’ancêtre de David. Il y a d’autres personnes portant le nom de Bo’az. Donner le nom d’un personnage à l’une des colonnes romprait la dualité des colonnes, car il n’y a pas de personnage du nom de Yakhin pouvant faire un pôle complémentaire avec le Bo’az de Ruth. D’ailleurs certains ressentant le même malaise (Ainsi les auteurs dans le Ligou au mot « colonnes ») ont cherché un Yakhin pouvant faire pendant à Bo’az. Ils ont fini par trouver un Yakhin parmi les sacrificateurs (I Chroniques XXIV,17) mais il n’est pas fait mention de lui dans les cérémonies de la consécration.

On pourrait plutôt faire remarquer que les noms ont aussi été choisis pour des raisons de guématrie :

En valeur développée Yakhin est égal à 12 nombre solaire et Bo’az à 15 nombre lunaire :

Yakhin s’écrit Yod Kaf Yod Noun
Yod s’écrit Yod Kaf Vav Daleth soit 10 + 6 + 4 = 20
Kaf s’écrit Kaf Pé soit 20 + 80 = 10
Yod s’écrit Yod Kaf Yod Noun soit 10 +6+ 4 = 20
Noun s’écrit Noun Vav Noun soit 50 + 6 + 50 = 106
Total de Yakhin 20+10 + 20 + 106 = 246 = 12
Bo’az s’écrit Beith, ‘Ayin, Zayin
Beith s’écrit Beith Yod Tav soit 2 + 10 + 400 = 412
‘Ayin s’écrit ‘Ayin Yod Noun soit 70 + 10 + 50 = 130
Zayin s’écrit Zayin Yod Noun soit 7 + 10 + 50 = 67
Total de Bo’az : 412 + 130 + 67 = 609 = 15

Douze est évidemment en rapport avec les douze signes du zodiaque et les douze heures doubles de la journée. Nombre solaire, il est bien en rapport avec la colonne

du Sud, telle qu’elle était placée devant le temple de Salomon, la droite représentant toujours le Sud, puisque chez les Hébreux on s’orientait face à l’Est. Et Quinze nombre lunaire particulièrement important, évoquant la force de la lumière de la Pleine Lune, a bien sa place sur la colonne du Nord, le Nord étant généralement associé à la Lune.

Une annexe autour

Sur les trois autres côtés tout autour du Débir et du Héikhal on avait construit une annexe de trois étages de cinq coudées de haut, divisés en trente cellules par étage, soit un total de quatre-vingt-dix cellules et non pas trente-trois comme certains l’ont écrit.
On y entrait par un escalier placé sur le côté sud.

La Mer en fonte et l’observation du ciel

Suivant I Rois 7, elle était haute de cinq coudées (2m50), elle avait dix coudées de bord à bord (5 m de diamètre) et quatre doigts d’épaisseur (8 cm).
Un cordeau de trente coudées (15 m) en faisait le tour.

Deux rangées de dix coloquintes par coudée, soit trois cents coloquintes de bronze fondues dans la même fonte en faisaient le tour.
Cette Mer en fonte Yam (Mer) moudzak (fonte) (I Rois 7) ou en cuivre nekhochet (I Chroniques 18) était posée sur douze bœufs, trois regardant au nord, trois regardant à l’ouest, trois regardant au sud et trois regardant au levant. « La Mer était au-dessus d’eux et toutes les croupes étaient vers l’intérieur ».
Si dans I Rois on ne dit pas à quoi elle servait, dans II Chroniques (écrit bien tardif après I Rois) il est écrit que la mer était destinée aux purifications des prêtres : « Pour baigner les desservants » !
Ce qui évidemment paraît bien peu crédible, étant donnée la taille de l’objet, comme de nombreuses illustrations nous le montrent.
En fait la Mer était beaucoup plus grande que la cuve qui servait aux ablutions devant la Tente du Rendez-vous.
Rien à voir avec cette dernière, que l’on pouvait déplacer comme tout le reste et qui, elle, effectivement servait pour les ablutions. Et qui, pour cet usage, était placée entre l’Autel des holocaustes et la Tente du Rendez-vous.
Il semble donc, comme l’a fait remarquer Gérard de Champeaux dans son Introduction au monde des symboles, qu’à cette époque on ait perdu le sens originel de la Mer (le Livre des Rois datait déjà du VI° siècle av. notre ère, Chroniques c’est encore pire – du IV° siècle av notre ère- on est bien loin de l’époque de Salomon soit vers 970 av J.C.).
Un bassin à deux mètre cinquante du sol, sans compter le socle des bœufs, est vraiment peu praticable, c’est le moins qu’on puisse dire !

« Quant à la Mer il l’avait placée du côté droit de la Maison, vers l’Est, face au Midi. » et non pas devant l’entrée de la Demeure comme c’était le cas pour la Tente. Elle n’était pas placée au même endroit, justement parce qu’elle n’avait pas la même fonction.
Elle était placée sur le côté, où se trouvait l’entrée pour monter dans les chambres latérales. On pouvait alors se placer dans une des salles de la troisième rangée la plus haute, pour de là observer le ciel se projetant sur la Mer, en regardant par la fenêtre, ou encore on pouvait monter sur la terrasse du temple.

Cette Mer entièrement ronde reflet de l’océan céleste

Comme le commente Gérard de Champeau, « non seulement elle forme un magnifique plan d’eau, à l’horizon bien dégagé du fait de sa position surélevée, mais de plus elle porte sur son pourtour une division décimale (30 x 10) tandis que son socle ajoute un système duodécimal (3 x 4), ce qui fournit les éléments de base de tout calendrier saisonnier permettant de repérer les cycles liturgiques. »

Ce procédé d’utiliser un plan d’eau pour observer le ciel n’était pas nouveau. À Babylone, les astronomes astrologues se servaient de bassins d’airain nommés Apsu dans lesquels ils observaient, entre autres choses, les éclipses.
On retrouvera cette utilisation des plans d’eau pour observer le ciel chez les Musulmans, par exemple en Turquie près de Konya au XIII° siècle.

« Certains commentateurs modernes », met en note Chouraqui, « attribuent à cette mer et aux douze taureaux qui la supportent, orientés vers les quatre directions de l’espace une signification cosmique. » :
Les douze bœufs sont évidemment en rapport avec les douze signes du zodiaque. Les quatre groupes de trois bœufs sont tournés vers les points cardinaux.
En fait les bœufs divisent le zodiaque en quatre groupes de signes suivant la croix des solstices et des équinoxes et comme à cette époque le point gamma se trouve à peu près au centre du Bélier, les trois bœufs de l’Est correspondent aux trois signes Bélier, Taureau, Poissons.

Ces douze bœufs disposés par trois au quatre points cardinaux rappellent les douze tribus disposées de la même manière autour de la Tente du Rendez-vous de Moïse :
À l’Est : Juda, Issachar et Zabulon autour du point gamma équinoxe de printemps
Au Sud : Ruben, Siméon et Gad.
À L’Ouest : Ephraïm, Manassé et Benjamin.
Au Nord : Dan, Aser et Nephtali.
(Les lévites étant à part campant autour de la demeure)
Ainsi dit le Midrash Tan’huma (Vème siècle) :
« Toutes celles-ci sont les tribus d’Israël (Genèse 48, 28) Mais pour Israël (Jacob) il est dit : Il enfantera douze princes. Les tribus s’orientent selon l’ordre de l’Univers. Le jour compte douze heures, la nuit douze heures, l’année douze mois. Et les signes du zodiaque sont eux aussi au nombre de douze. Toutes celles-ci (les mazzalot féminin) sont les tribus de Jacob. »

Dix bassins d’airain sur dix bases

En plus de la Mer d’airain, se trouvaient dix bases carrées de quatre coudées de côté (2 m) montées sur quatre roues, hautes d’une coudée et demie (75 cm). Chacune de ces bases mobiles soutenaient des bassins, soit dix bassins. Elles furent placées de chaque côté de la Maison, cinq sur le côté droit, cinq à gauche. Elles servaient aux ablutions et à laver les animaux destinés aux holocaustes (II Chroniques IV, 6).
Tout comme les deux fois cinq chandeliers dans le Héikhal, l’accent est mis sur le nombre dix, symbole magnifié de l’unité que l’on retrouve dans les Dix Paroles, les dix lois les dix séfiroth…
Mais pourquoi donc tout cela ? Les Hébreux s’intéresseraient-ils à la Science sacrée du Ciel ? En douterions-nous ? Il suffit de se pencher sur le costume du Grand Prêtre le seul habilité à pénétrer dans le Débir pour en avoir une idée.

Le costume du Souverain Sacrificateur ou Cohen Gadol

Du temps de Salomon, ce costume est le même que celui porté par le frère de Moïse, Aaron, le premier Cohen Gadol « Grand Sacrificateur » ou « Grand Prêtre ».

Une tunique de lin descendant jusqu’aux talons et par-dessus dessus une robe d’un bleu pourpre, au bas de laquelle étaient attachées en alternance des clochettes d’or et des petites grenades d’azur, (tekhelet) de pourpre (argaman) et d’écarlate (tolaat shani), les clochettes symbolisant le tonnerre et les grenades les éclairs.
Par-dessus : l’éphod, une tunique d’or, d’azur, de pourpre rouge et d’écarlate et de lin fin tressé, sans manches avec des épaulières et se fermant avec une ceinture.
Sur la poitrine : le « Pectoral » ou plutôt le « Rational de Jugement » Khessen Mishpat, tenu par deux bretelles, avec sur chaque bretelle une pierre de Choham (de Beryl ?) sertie dans de l’or et gravée des noms des enfants d’Israël, six d’un côté, six de l’autre.
Et bien sûr, sur un carré de tissu, d’un empan de côté, les douze pierres précieuses sur quatre rangs de trois, en rapport avec les douze tribus et les douze signes du zodiaque, les quatre rangs correspondant aux quatre directions de l’espace.
Au Rational s’ajoutaient les Ourim « Lumières » et les Toummim « Perfections »
Objets mystérieux, censés apporter la réponse divine à une question posée.
Aaron les portera sur son cœur en entrant dans le Saint des saints (Exode 28,30). À l’époque de Cyrus et de la construction du Second Temple ils seront perdus.
Enfin la Tiare en lin Mitsnefet sur laquelle, au-dessus de son front, sera la plaque en or, marquée du nom du Tétragramme et mise sur un ruban d’azur.
Les vêtements du Grand Prêtre, écrivait Philon d’Alexandrie représentent l’univers. Certes on comprend bien comment le Grand prêtre par son costume manifestait l’importance des liens entre la Terre et le Ciel.

En Franc Maçonnerie

On retrouvera le Grand Souverain Sacrificateur (Le Président de la loge) installé sur un trône à l’Orient du Temple maçonnique avec à sa droite un roi et à sa gauche un Lévite au 23ième degré du REAA, « Chef du Tabernacle ».
Le rituel, construit comme un midrash , est hors du Temps ; Le Grand Prêtre fait référence à Aaron, frère de Moïse, le roi à Salomon et le prêtre en tunique blanche à un lévite soit le récipiendaire qui est un « véritable Hiram ». C’est pourquoi, devenu lévite, il accède au Saint des saints.

La science sacrée du ciel chez les Hébreux

Qu’est-ce donc que cette science et pourquoi serait-elle sacrée ?
Aujourd’hui, elle n’évoque généralement que les douze signes du zodiaque et les horoscopes des journaux.
Nous pouvons peut-être faire appel à Philon d’Alexandrie, ce célèbre philosophe juif (- 20/45), qui, ne l’oublions pas, fut le premier à avoir pensé Dieu comme « Architecte de l’Univers » !
Il explique à propos des Chaldéens, d’où est issu Abraham, que « les astrologues ont rattaché les évènements de la Terre à ceux des airs et les phénomènes célestes à ce que ce qui se passe ici-bas. Ils ont fait sentir comme une musique de la pensée la symphonie absolument parfaite de l’ensemble grâce à la cohésion et à la sympathie des parties qui malgré la distance intervenant entre elles demeurent inséparables par leur commune origine. »
Quoiqu’il en soit, c’est très tôt dans la Bible, avant le déluge ! que la science du Ciel fait son apparition avec Hénoch , cet initiateur initié qui jouera un rôle clef au grade de Royal Arch du REAA.
Et ce qui apparaît de plus flagrant au premier abord est l’importance que les Hébreux accordaient à la précession des équinoxes, aux changements d’ère et à la sacralisation de l’ère en cours, celle du Bélier à partir d’Abraham, qui se termine avec Jean de Patmos au dernier chapitre de la Bible.

Avant le déluge Hénoch

Hénoch, septième patriarche d’avant le déluge, à partir d’Adam, à l’époque de l’ère du Taureau restée fameuse, est enlevé dans les cieux, sur ordre du Seigneur, par des anges, qui lui enseignent l’astrologie. Finalement, il doit écrire sous la dictée de l’ange Ouriel tout ce qu’on aura tenté de lui enseigner. Muni de ces précieux écrits, il redescend et n’aura que trente jours pour donner à Mathusalem son fils (et grand père de Noé) un enseignement oral. Il lui dit : « Maintenant, Ô mon fils Mathusalem, je te dis toutes ces choses et les écris pour toi. Je t’ai tout révélé et je t’ai donné les livres qui les contiennent toutes. Garde mon fils, ce qu’a écrit la main de ton père, pour le donner à la génération finale. Je t’ai donné la science ainsi qu’à tes enfants pour qu’ils donnent aux leurs pour des générations cette science supérieure à leur entendement »

Après le déluge Abraham

Avec Abraham, dixième patriarche d’après le déluge, on est aux environs de l’entrée dans le deuxième millénaire avant notre ère. Né en Chaldée, à Ur, il est fils d’astrologue et astrologue. Alors qu’on entre dans l’ère du Bélier, il sacrifie cet animal à la place de son fils Isaac.

Flavius Josèphe, s’appuyant sur divers auteurs, notamment sur Bérose, fait d’Abraham un astrologue quasiment légendaire.
« Bérose parle en ces termes de ce grand personnage, sans le nommer, ‘En l’âge dixième après le déluge, il y avait parmi les Chaldéens un homme fort et juste et fort intelligent dans la science d’astrologie.’»
Citant Nicolas de Damas , il écrit qu’Abraham lors de son périple hors de la Chaldée « séjourna à Damas et y est encore fort célèbre pour cette science ».
Enfin il termine en racontant que lors de son séjour en Egypte (lorsqu’il y avait envoyé sa femme en faisant croire que c’était sa sœur) Abraham enseigna aux Égyptiens l’arithmétique et l’astrologie, qui leur était inconnues et que c’est ainsi que ces sciences sont passées de la Chaldée à l’Égypte et de là aux Grecs…

Les descendants d’Abraham astrologues

Les Patriarches descendants d’Abraham sont tous pasteurs de petit bétail. Ou plus exactement « Hommes de troupeau » ainsi que l’explique Joseph, son arrière-petit-fils au Pharaon. Tout s’éclaire si l’on sait que les étoiles dans l’antiquité étaient comparées à des troupeaux de moutons ou de chèvres. On distinguait les moutons errants ou sauvages (les planètes) et les moutons fixes ou apprivoisés (les étoiles fixes) gardés par un bon berger (Orion). Ainsi l’homme de troupeau est un homme d’étoiles, soit un astrologue.

Joseph

C’est d’ailleurs toujours Joseph (Genèse 41), qui expliquera au Pharaon le sens du songe qu’il a fait concernant les sept vaches maigres suivies de sept vaches grasses et les sept épis sains suivis de sept épis maigres : ce sont sept années d’abondance suivies de sept années de famine, en rapport avec le cycle d’Uranus, qui passe sept ans dans un signe…
Mais direz-vous les Anciens ne connaissaient que sept planètes !
Pourtant sur cette tablette nous voyons onze globes 9 + 2 plus petits.
Il ne faut pas oublier que sept était un nombre sacré chez les Chaldéens comme ce le sera ensuite chez les Hébreux.
On distinguait, comme aujourd’hui d’ailleurs, les sept planètes dites traditionnelles (dont font partie le Soleil et la Lune) en rapport avec les sept métaux et les autres.
Les Hindous quant à eux manifestent depuis l’Antiquité le nombre 9 par le mot planète…

Moïse

Enfin Moïse scelle l’importance de cette ère, au milieu de laquelle il se trouve, avec le sacrifice du mouton lors de la première Pessah, celle qui eut lieu au départ d’Égypte.
Sans oublier sa colère, en redescendant de la montagne, au sommet de laquelle il prenait ses ordres de Yahvé, lorsqu’il vit que les Hébreux avaient fondu un Veau d’or comme idole sous la direction d’Aaron. Ce dernier lui avait fait bâtir un autel devant lequel les Hébreux se prosternaient en criant « Voici tes dieux, Israël, qui t’ont fait monter de la terre d’Egypte ! » On avait quitté l’ère du Taureau depuis au moins mille ans.
Moïse fit alors tuer trois mille hommes parmi les siens.
Il manifeste ensuite l’importance de la structure du Ciel par les objets placés dans le Tabernacle (le chandelier à sept branches pour les 7 planètes et les douze pains des faces pour les 12 signes du zodiaque) ainsi que par la disposition des douze tribus placées autour de la Tente, préfiguration des douze bœufs placés sous la Mer du Temple de Salomon.
Le Tabernacle de Moïse, puis le temple de Salomon se font le reflet du Cosmos, le grand Temple de l’Éternel et la Précession des équinoxes est un thème fondamental pour les Hébreux.

Du temps de Salomon

Non seulement le temple on l’a vu est construit en rapport avec le Ciel, tout comme le costume du Cohen Gadol, mais on a aussi des références symboliques dans le palais de Salomon :
Ainsi : « On parvient à son trône par six marches flanquées de chaque côté par des lions, soit deux fois six lions en rapport avec les douze signes du zodiaque et avec la connaissance de l’univers. Et douze c’est trois fois quatre soit un cycle associant le quatre terrestre et le trois spirituel dans un dynamisme qui lui permet de régir l’espace et le temps et de faire avancer la connaissance de l’univers. Douze va à la quête de la parole perdue. »
En fait, si on veut trouver le point de départ de la Science sacrée du Ciel dans la Bible, il nous faut retourner au tout début soit au Jardin d’Eden. Car si les Hébreux avaient conscience de la succession des ères et de leur importance ils ont donné un début et une fin à cette succession.
C’est là que se crée pour le lecteur la première évocation du lien étroit entre la Terre et le Ciel lors de la Création et le démarrage de la roue du temps.

Le Jardin d’Eden : de la Terre au Ciel ou la Chute du Ciel à la Terre

« Yahvé Elohim planta un jardin en Eden (« Plaine » du babylonien edinu), à l’Orient et il plaça là l’être humain qu’il avait façonné.»
Et il fit surgir du sol tout arbre agréable pour la vue et pour la nourriture. Et l’Arbre de la Vie au milieu et l’Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal.
On comprend que ces deux arbres sont tout proches : au centre.
Adam et Ève, placés dans ce jardin, peuvent manger des fruits des arbres, sauf ceux de l’Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal. « Tu n’en mangeras pas », leur dit Yahvé Elohim, «car du jour où tu en mangerais tu mourrais ».
Un fleuve sort d’Eden pour irriguer le jardin. De là il se divise en quatre branches.
Qui vont délimiter quatre régions.
Le premier c’est Pishone qui entoure la terre de ‘Havila. Pour Flavius Josèphe c’est le Gange. Le second Gui’hone qui entoure la terre de Kouch » soit le Nil pour F. Josèphe. Le troisième ‘Hideqel à l’Est d’Achour (Assur) le Tigre (pour tout le monde). Le quatrième est Frat soit l’Euphrate.
Mais, on le sait, un serpent maléfique va convaincre Ève de prendre un fruit et de le manger, ce qu’elle fait puis en donne à Adam qui fait de même. Ils sont chassés sans avoir eu le temps de prendre un fruit sur l’Arbre de Vie.
Yahvé Elohim leur fait aussitôt des tuniques de peau, les en revêt et les chasse, fait garder l’accès au chemin de l’Arbre de Vie à l’Orient, par les kérubim et la lame de l’épée flamboyante. C’est la chute. Ils sont revêtus de peau soit ils sont incarnés et devenus mortels. Ils n’oublieront pas les dernières paroles qui leur fut alors adressées en guise d’Au revoir par l’Éternel « Tu es poussière et tu retourneras en poussière »

En Chaldée une géographie symbolique

Avec les Chaldéens on voit comment une géographie symbolique avec ses quatre régions ait pu jouer un rôle important dès 2000 ans avant notre ère.
Ainsi dans le livre d’astrologie compilé et rédigé par les ordres du roi Sar-Yukin l’ancien, on voit le pays d’Akkad ou la Chaldée considérée, comme situé au centre de l’univers et entouré de quatre contrées qui correspondent exactement aux quatre points cardinaux, et 12 étoiles président aux destinées de chacune de ces régions. Le roi ainsi se faisait appeler « Roi des quatre régions ».
Les douze étoiles nous donnent la clef : Celle du Ciel :

Suite et fin la semaine prochaine…

2 Commentaires

  1. En I rois, 7, 21 c’est Hiram de Tyr (חִירָם מִצֹּר) qui nomme les colonnes : “21 Il dressa ensuite les colonnes près du portique du hékhal, donna à la colonne de droite le nom de Yakhin et à celle de gauche le nom de Boaz”.
    En II chroniques, 3, 17 C’est Salomon qui les nomma : “17 Puis il dressa les colonnes devant le hêkhal, l’une à droite et l’autre à gauche, donna à celle de droite le nom de Yakhin, et à celle de gauche le nom de Boaz.”
    La valeur de Pi tend vers 3,1415926… Or c’est à partir d’une faute d’orthographe volontaire, que la Torah dévoile sa propre valeur du nombre Pi. Elle se trouve dans un des versets du Livre des Rois I, où il est dit à propos de la construction du Temple du roi Salomon : « Puis il jeta en fonte la Mer. Parfaitement circulaire, elle avait dix coudées d’un bord à l’autre (diamètre = 10), et cinq coudées de hauteur ; et une ligne (Qav) de trente coudées en mesurait le tour (circonférence = 30) ».
    La circonférence d’un cercle étant égale à Pi fois le diamètre, une circonférence de 30 avec un diamètre de 10, donnerait à Pi une valeur de 3. On serait alors tenté de penser que la Torah se trompe, mais le Texte écrit le mot Qav (Qof-Vav קו), avec une faute (volontaire), en rajoutant à la fin de celui-ci, la lettre Hé ; ce qui donne Qavh (קוה), (Qof-Vav-Hé). À partir de là, la valeur numérique du mot Qav (Qof-Vav) égale à 106 (100+6), devient Qof-Vav-Hé (קוה) soit 111 (100+6+5). En divisant 111 par 106, on obtient 1.0471698 qui, multiplié par 3 (la valeur de Pi dans le Texte), indique le véritable «Pi Biblique» égal à 3,14150943… La valeur du «Pi Biblique» inférieure de 0,00026% par rapport à la valeur réelle du nombre Pi, dévoile et quantifie la véritable Essence de l’espace de la création débarrassée de son écorce de matérialité. Cette Essence qui est celle du Nom «YHVH» (valeur 26) rappelle (par cette fraction d’erreur symbolique de 0,00026% du nombre Pi) que la Torah n’est pas un manuel de science, mais reste un Enseignement de vie (réflexion guématrique empruntée à Éric Danièle El-Baze depuis son livre L’Œuvre de la création, Édilivre).

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Marie Delclos
Marie Delclos
Marie Delclos est une éminente spécialiste de l'ésotérisme et des traditions initiatiques. Elle est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages de référence aux éditions Trajectoire, parmi lesquels : "Le Grand Livre de l'oracle Belline", "L'Astrologie en 16 leçons", "La Voyance en 16 leçons", "Le Grand Livre des pouvoirs de la Lune", etc.

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