jeu 18 avril 2024 - 15:04

Masques, danses et chants : en Gambie, l’ésotérisme du rituel du Kankourang

De notre confrère masques-danses-chants-gambie de Courrier International

C’est dans le week-end du 26 au 28 janvier que s’est tenu le festival du Kankourang, à Janjanbureh, ville de l’est de la Gambie. Le Kankourang désigne à la fois un rituel mandingue célébrant la circoncision et une divinité représentée par un masque fait d’écorces d’arbre et de branchages.

“Les festivités ont réuni trois jours durant des milliers de visiteurs, touristes et amoureux de culture venus se rassembler et passer du bon temps”, note The Point.

Le quotidien gambien décrit une cérémonie composée de chants et de danses. Le point d’orgue étant l’apparition de la divinité, incarnée par une personne costumée.

Le Kankourang est célébré dans certaines communautés du sud du Sénégal, de Gambie et de Guinée-Bissau.

Depuis plusieurs années, la ville de Janjanbureh, autrefois connue sous le nom de Georgetown, est devenue sa capitale.

Cette année, le festival marquait aussi le bicentenaire de la fondation de la cité, nichée sur l’île MacCarthy, sur le fleuve Gambie.

The Standard Gambia en parle comme de “l’événement le plus attendu sur l’île” et “une célébration de la richesse de l’histoire locale”.

De nombreux titres locaux affirment que les festivités se déroulent sous les bons auspices des autorités. En effet, le festival est perçu comme une potentielle source de revenus touristiques.

“C’est bon pour la visibilité de l’île […]. Nous sommes convaincus que cet événement est favorable à la vie économique locale”, a assuré le député de Janjanbureh Omar Jammeh, cité par Fatu Network.

Reste que cet engouement général pour une cérémonie rituelle empreinte d’ésotérisme n’est pas du goût de tout le monde.

En 2014, déjà, le site d’information sénégalais Seneplus écrivait : “Où veut-on aller avec cette histoire ? Dans l’impasse répondent certains. La télévision est passée par-là, après les journaux. L’on montre tout, n’importe où et à n’importe qui. Pourvu qu’il soit riche et qu’il soit prêt à donner de l’argent.”

Le média sénégalais déplorait également : “En Casamance, dans la région de Ziguinchor [sud du Sénégal], la cérémonie de l’initiation est devenue une fête banale pour les touristes. Cela n’impressionne ni les enfants ni les femmes.”

[…] Lire la suite sur Courrier international

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Articles en relation avec ce sujet

Titre du document

Abonnez-vous à la Newsletter

DERNIERS ARTICLES