sam 20 avril 2024 - 07:04

L’histoire du Franc-maçon tatoué…

De notre confrère thesquaremagazine.com

En 1849, le corps d’un noyé a été retrouvé dans la baie de San Francisco – ce qu’ils ont découvert était étonnant. En recherchant un autre article, je suis tombé sur cet article fascinant d’un périodique néo-zélandais de février 1871*. L’article semblait avoir été reproduit à partir de « Philadelphia Age », qui, je suppose, était un autre journal ou magazine de l’époque.

Le Bruce Herald a rapporté l’histoire mystérieuse d’un « franc-maçon tatoué » – il racontait qu’en 1849, le corps d’un noyé avait été retrouvé dans la baie de San Francisco et qu’après examen du corps, non seulement il y avait un jeton maçonnique en argent, mais son corps était orné de tatouages ​​maçonniques !

Il a ensuite eu droit à ce qui serait les premiers funérailles maçonniques dans l’État de Californie.

J’ai transcrit l’article du mieux que je peux (voir image originale) et je vais maintenant essayer de retrouver l’article original et/ou toute information complémentaire concernant l’événement.

Si quelqu’un en sait plus, n’hésitez pas à nous contacter – editor@thesquaremagazine.com – ce serait touchant de pouvoir identifier le tragique Mason.

IMAGE : TIRÉ DU BRUCE HERALD, VOLUME VI, NUMÉRO 356, 22 FÉVRIER 1871, PAGE 3 [*SOURCE : BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE NOUVELLE-ZÉLANDE]

UN FRANC-MAÇON TATOUÉ

(De «l’ère de Philadelphie».)

Les premières funérailles maçonniques jamais organisées en Californie ont eu lieu en 1849 et ont été célébrées en l’honneur d’un frère retrouvé noyé dans la baie de San Francisco.

Un récit des cérémonies rapporte que sur le corps du défunt fut trouvée une marque en argent d’un maçon, sur laquelle étaient gravées les initiales de son nom.

Une enquête un peu plus approfondie révéla au spectateur l’exposition la plus singulière d’emblèmes maçonniques jamais dessinée par l’ingéniosité de l’homme sur la peau humaine.

Il n’y a rien d’égal dans l’histoire ou les traditions de la franc-maçonnerie.

Magnifiquement…… sur son bras gauche, à l’encre rouge et bleue que le temps ne pouvait effacer, apparaissaient tous les emblèmes de tout l’apprentissage.

Il y avait la Sainte Bible, l’équerre et le compas, la jauge de vingt-quatre pouces et le marteau commun.

Il y avait aussi le pavement maçonnique, représentant le rez-de-chaussée du temple du roi Salomon, le tessel identique qui l’entoure, et l’étoile flamboyante au centre.

Sur son bras droit, et artistiquement exécutés dans le même liquide indélébile, se trouvaient les emblèmes relatifs au diplôme du camarade, à savoir l’équerre, le niveau et l’aplomb.

Il y avait aussi les cinq colonnes représentant les cinq ordres d’architecture : toscane, dorique, lonique, corinthienne et composite.

En retirant ses vêtements de son corps, la truelle se présenta, avec tous les autres outils de maçonnerie opératoire.

Au-dessus de son cœur se trouvait le pot d’encens.

Sur les autres parties de son corps se trouvaient la ruche, le livre des constitutions gardé par l’épée de Tyler pointée vers le cœur nu ; l’œil qui voit tout, l’ancre et l’arche, le sablier, la faux, le quarante-septième problème d’Euclide, le soleil, la lune, les étoiles et les comètes ; les trois étapes emblématiques de la jeunesse, de la virilité et de l’âge.

La vierge en pleurs était admirablement exécutée, appuyée sur une colonne brisée sur laquelle reposait le livre des constitutions.

Dans sa main gauche, elle tenait le pot d’encens, emblème maçonnique du cœur pur, et dans sa main levée un brin d’acacia, emblème de l’immortalité de l’âme.

Immédiatement au-dessous d’elle se tenait le Temps ailé, avec à ses côtés sa faux qui coupe le fil fragile de la vie, et le sablier à ses pieds qui nous rappelle sans cesse que nos vies se flétrissent.

Les doigts flétris et atténués du Destructeur étaient placés au milieu des boucles longues et fluides de la personne en deuil inconsolable.

Ainsi, les emblèmes frappants de la mortalité et de l’immortalité étaient mélangés dans une seule représentation picturale, c’était un spectacle tel qu’un maçon n’avait jamais vu auparavant, et selon toute probabilité tel que la fraternité ne sera plus jamais témoin.

Le nom du frère est inconnu.

FAIT INTÉRESSANT : Le Bruce Herald a été publié à Milton de 1864 à 1971.

C’était l’un des journaux nationaux les plus anciens de Nouvelle-Zélande, cessant de paraître le 7 octobre 1971.

Source : Bibliothèque nationale de Nouvelle-Zélande 

https://paperspast.natlib.govt.nz/newspapers/bruce-herald – consulté le 22/09/2021

ARTICLE DE : Philippa Lee. Éditeur

Philippa Lee (écrit sous le nom de Philippa Faulks) est l’auteur de huit livres, éditrice et chercheuse.

Philippa a été initiée à la Fraternité Honorable des Anciens Francs-Maçons (HFAF) en 2014.

Sa spécialisation est l’Égypte ancienne, la franc-maçonnerie, les religions comparées et l’histoire sociale. Elle a plusieurs livres en cours sur le thème de l’Égypte ancienne et moderne.  Sélection de livres en ligne sur Amazon

1 COMMENTAIRE

  1. Mes TT:.CC:.FF:.
    Cette histoire m’a interpellé, car la même terrible aventure s’est renouvelée pour le père de notre regretté F:. John MARTIN de Tahiti qui fut assassiné à SFO et lui aussi retrouvé noyé et enterré au Cimetière Maçonnique, comme me l’avait raconté John qui avait 88 ans quand j’ai eu le plaisir de passer 2h avec lui.
    Je n’ai jamais été au Cimetière de SFO, mais j’espère que j’en aurai l’occasion.
    Très Frat:.
    Jacques Vigne
    RL Anatole France
    O:. de Reims

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