mer 17 juillet 2024 - 22:07

Les francs-maçons tourangeaux célèbrent les 250 ans du Grand Orient de France

Notre confrère francebleu.fr

Cette année, les 250 ans du Grand Orient de France sont célébrés partout. À Tours et en Indre-et-Loire, bastion des mouvements maçonniques, on l’a célébré ce samedi en présente du Grand Maître du Grand Orient de France.

En France, on compte entre 53.000 et 54.000 francs-maçons du Grand Orient de France. Mais la ville de Tours et le département sont considérés comme un des bastions de la franc-maçonnerie. Il y a plusieurs loges dans la Métropole, dont Les Démophiles qui est historique. On en trouve aussi à Chinon et Loches par exemple. Pour fêter la 250 ème année de la création du Grand Orient de France, une exposition était inaugurée dans le hall de l’Hôtel de Ville par le Grand Maitre Georges Sérignac, suivie d’une conférence en présence de la journaliste Natacha Polony.

Georges Sérignac, Grand Maître du Grand Orient de France, dans le temps de la loge des Démophiles à Tours
Georges Sérignac, Grand Maître du Grand Orient de France, dans le temps de la loge des Démophiles à Tours © Radio France – Laurette Puaud

La Touraine, bastion maçonnique, qui peut s’observer jusque dans les bâtiments publics de la ville de Tours. Une signature des architectes et/ou sculpteurs explique Christian Favereau l’un des organisateurs de l’exposition, “nous avons des maçons illustres. L’Hôtel de Ville a été construit par Victor Laloux, glorieux ancêtre, glorieux frère qui a construit également la gare de Tours et la basilique Saint-Martin. Donc vous retrouverez certains symboles sur tous ces bâtiments. Il y a une double symbolique : républicaine et maçonnique, des fois l’une ou l’autre, parfois les deux.

Une discrétion alimentée

 
Marianne républicaine revêtue d’un sautoir maçonnique. Sculpteur Paul Lecreux (1826-1894), dit Jacques France, initié en 1881 au sein de la Loge Étoile Polaire, GODF à l’Orient de Paris.

Les symboles les plus connus restent le compas et l’équerre. Mais il y a aussi l’œil, l’épée ou même la figure de Marianne. Des signes que l’on observe presque quotidiennement mais qui passent inaperçus. Même chez nous, en Indre-et-Loire, le mystère plane toujours sur la franc-maçonnerie. Une discrétion qui est dans la nature même du mouvement de l’association explique Georges Sérignac, Grand Maître du Grand Orient de France, venu à Tours pour célébrer les 250 ans. “Ça fait partie de la méthode. Nous, nous pensons que si nous n’étions plus dans cette discrétion, dans cette façon de faire, dans ce temps, dans cette espèce de retrait, cette prudence même, on peut dire ça comme ça, ce ne serait plus la franc-maçonnerie.*”*

Pas question en revanche d’entretenir mythes et fantasmes, le Grand Maître Georges Sérignac veut éduquer sur la franc-maçonnerie et casser les clichés. Les expositions et conférences publiques font part d’une démarche d’ouverture, pour inviter, non pas plus de personnes à être franc-maçon, mais cibler les bons profils, qui pourraient adhérer au système.

Une seule obligation des francs-maçons

À l’occasion des 250 ans du Grand Orient de France, le Grand Maître, Georges Sérignac apporte quelques précisions. D’abord, il n’est pas obligatoire pour un homme politique d’être franc-maçon. Mais comme il l’explique, “ce qui fait l’engagement maçonnique, c’est l’importance accordée à des valeurs fondamentales. Quand on s’engage en maçonnerie, on veut travailler pour une société meilleure. Et quand on veut travailler pour une société meilleure, il est logique que certains veuille s’engager dans la politique aussi.

L'entrée du temps de la loge maçonnique des Démophiles, avec les multiples symboles de la franc-maçonnerie, dont Marianne au dessus de la porte d'entrée
L’entrée du temps de la loge maçonnique des Démophiles, avec les multiples symboles de la franc-maçonnerie, dont Marianne au dessus de la porte d’entrée © Radio France – Laurette Puaud

Ça n’est pas une secte, la sortie est libre. Les francs-maçons sont fondamentalement laïques et républicains. En revanche, le Grand Maître insiste, il y a une seule interdiction pour les francs-maçons : “Il y a un impératif ici. C’est le seul impératif du secret réel,(…) c’est de ne pas dévoiler un autre franc-maçon.

Si vous me demandez si untel est franc-maçon, je vous le dirai pas. Je vous dirai je n’en sais rien et même si je le savais, je ne vous le dirai pas. Ça s’explique : les francs maçons étaient pourchassés, emprisonnés et donc ça a été une nécessité, parce qu’il y avait un danger à être franc-maçon. Je crois qu’aujourd’hui, dans une démocratie apaisée encore comme la nôtre, je pense qu’il n’y a pas de danger à être franc-maçon. Mais aujourd’hui, on est encore, sur ce sujet là, tout à fait inflexible. On ne dévoile pas un autre franc maçon.”

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