dim 25 septembre 2022 - 16:09

Franc-maçonnerie politique et non partisane

De notre confrère brésilien circuitomt.com.br – Par MARCELO TOLÈDE

L’institution maçonnique est connue pour garder l’équidistance des discussions politiques, l’un de ses dogmes étant la lutte contre le sectarisme politique et tous les francs-maçons l’apprennent dès qu’ils sont initiés aux « mystères » de la franc-maçonnerie. Dans la Constitution du Grand Orient du Brésil – GOB (art. 2, VII) il y a une déclaration que l’interdiction de discussion ou de controverse sur les partis politiques, les questions religieuses et raciales, à l’intérieur ou à l’extérieur des temples, sont des postulats universels de l’Institution maçonnique, en votre nom.

Cependant, les plus grands dirigeants de la franc-maçonnerie du Mato Grosso ont laissé de côté cette règle d’or et, comme largement médiatisé, se sont récemment réunis dans le bureau du gouverneur Mauro Mendes pour affirmer que toutes les obédiences soutiennent sa revendication de réélection au palais Paiaguás, comme exprimé à l’occasion, les Grands Maîtres du Grand Orient de l’Etat du Mato Grosso, de la Grande Loge du Mato Grosso et du Grand Orient du Brésil Mato Grosso.

Cette déclaration de soutien commun véhiculée par les médias, a laissé étonnés pour ne pas dire indignés, plusieurs Francs-maçons des Puissances du Mato Grosso précitées, car le Gouverneur Mauro Mendes n’est pas Franc-maçon et quelques Francs-maçons éminents, en plus des femmes de Francs-maçons qu’ils appellent belles-sœurs, elles contestent les élections en tant qu’opposition au chef de Paiaguás.

Le fait que l’actuel président du PSD, le franc-maçon Geraldo Macedo, soit sorti en jetant des pierres contre le sénateur Carlos Fávaro, un franc-maçon de la Grande Loge du Mato Grosso et qui a été soutenu par lui lors des dernières élections pour le poste laissé vacant par le sénateur Selma Arruda, dont le mandat a été révoqué par le Tribunal électoral. Il est également à noter que l’actuel Grand Maître du Grand Orient de l’État du Mato Grosso, Gelson Menegatti Filho, occupe également le poste de président du Conseil d’État de l’Éducation.

La situation s’est un peu compliquée ces derniers jours lorsque plusieurs francs-maçons ont critiqué cette décision qui n’avait pas l’aval des loges, partant de l’action solitaire des Grands Maîtres qui se mêlent de politique, suggérant même l’annulation des mandats de leurs principaux dirigeants, c’est-à-dire une destitution maçonnique.

Des informations en coulisses révèlent que les Grands Maîtres ont l’intention de contourner la confusion politique qu’ils ont créée en publiant une déclaration commune pour informer quels francs-maçons et belles-sœurs sont candidats aux prochaines élections, réaffirmant que les francs-maçons sont libres de choisir qui ils devraient voter aux élections. Ce serait un moyen de mettre un frein aux hosties maçonniques et d’éviter que les dégâts internes ne s’accroissent au détriment de la politique interne de l’institution.

Les francs-maçons contactés ont déclaré que la franc-maçonnerie, contrairement à la croyance populaire, n’est pas apolitique, car il existe une dialectique de la politique dans la loge et que les francs-maçons peuvent adhérer à des partis politiques et mener les activités qui en découlent ; mais la franc-maçonnerie, avant tout, doit être non-partisane et ne déclarer jamais son soutien à tel ou tel candidat ou candidate, car cela va à l’encontre de l’idéal de liberté enseigné au quotidien dans ses meetings.

Il est certain que la performance des dirigeants maçonniques a provoqué chez certains de leurs plus grands représentants un sentiment de méfiance interne à l’égard du physiologisme, avec l’établissement inutile d’un rapport de pouvoir politique guidé par la prise de décision en échange de faveurs ou d’autres avantages à des intérêts privés, n’ayant rien à voir avec les idéaux élevés de la franc-maçonnerie.

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1 COMMENTAIRE

  1. Rigolo le « ..un moyen de mettre un frein aux hosties maçonniques » tout autant que ces hostilités sud-américaines qui nous concernent peu.
    A ce que j’ai vu pratiquer ce ne sont pas les discussions politiques ou religieuses qui sont interdites mais des prises de positions,des contradictions envers des conférenciers et des soutiens aux extrémismes ou aux violences.
    Comment s’informer si on ne parle pas de ce qui concerne nos vies?

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