sam 02 juillet 2022 - 16:07

Post fata resurgo : la devise du Phénix

De notre confrère expartibus.it – Par Rosmunda Cristiano

Le mythe le plus résistant à l’épreuve du temps : Dieu du soleil pour les Égyptiens, le Christ ressuscité pour les chrétiens

… mais il n’y a qu’un oiseau, qui se renouvelle et se régénère : les Assyriens l’appellent Phénix ; pas de blé ou d’herbes, mais vit de larmes d’encens et de gouttes d’amomus.

Lorsqu’il a accompli cinq siècles de vie, avec des clous et avec le pur rostre un nid est construit entre les branches d’un chêne vert ou dans la cime d’un palmier flexible.

Et dès qu’ici il a saupoudré d’épis de nard délicat et de cannelle hachée et de myrrhe fauve dessus, il se repose dessus et parmi les arômes finit son temps.

Mais d’ici, comme transmis, du corps paternel, un petit Phénix est né de nouveau, destiné à vivre autant d’années …

La légende raconte que lorsque le Phénix s’est senti proche de la mort, il a ramassé des herbes aromatiques telles que le bois de santal, le myrte, la myrrhe, la cannelle et a construit un grand nid en forme d’œuf et ici il s’est laissé mourir, brûlé par ses propres flammes. De ses cendres est né un œuf que le soleil a fait éclore en trois jours, donnant vie à un nouvel oiseau de feu, qui s’est envolé immédiatement.

Le sens ésotérique profond de Pâques, le « passage« , est le dépassement de la matière, l’évolution de la conscience, l’élévation de l’Esprit, à travers l’acquisition de la Connaissance la plus élevée, qui s’exprime, de manière complète, à travers le mythe du phénix.

Ce n’est que lorsque le « noir » deviendra « blanc » et que les éléments, savamment mélangés, donneront naissance au « rubedo » magique , que la transmutation alchimique sera achevée et que l’Or du petit matin naîtra.

HP Blavatsky dans son article « Le caractère ésotérique de l’Evangile » , en référence à la fête chrétienne de Pâques, écrit :

La venue de Christ signifie la présence de Christos dans un monde régénéré, et non la venue dans le corps de Christ-Jésus. Ce Christ ne doit pas être recherché dans le désert ou dans les «chambres basses» ou même dans le sanctuaire d’un temple ou d’une église construits par l’homme, puisque le Christ – le véritable Sauveur ésotérique – n’est pas un homme, mais le Principe divin dans chaque être humain.

Celui qui lutte pour ressusciter l’esprit crucifié de ses passions terrestres et enterré profondément dans le « sépulcre » de sa chair pécheresse, celui qui a la force de renverser la pierre de la matière de la porte de son sanctuaire intérieur, fait ressusciter le Christ en lui…

C’est précisément pour cette raison que l’oiseau mythologique symbolise également le pouvoir de la résilience, c’est-à-dire la capacité à affronter l’adversité de manière positive, en cultivant les ressources qui sont en nous, la propension à ne pas se laisser abattre par les difficultés de la vie, pour réagir et se relever plus fort qu’avant.

Le mythe du Phénix est comparable au parcours initiatique du franc-maçon, c’est-à-dire à sa capacité innée à se dépasser, mais, en même temps, en prenant garde de ne pas considérer cette attitude comme une pure et simple survie, car si l’on se borne à ne l’envisager que dans cette perspective, la cyclicité devient un piège.

Cette dernière, en effet, n’a de valeur que si elle représente une maturation toujours plus profonde. Sans une telle prévoyance, le franc-maçon reste prisonnier de lui-même, incapable d’édifier des temples à la Vertu et de creuser des prisons sombres et profondes pour le Vice.

Jamais comme en ce moment nous nous devons prendre exemple sur le Phénix et renaître de nos cendres, avec force, vigueur et conscience.

Bons frères de renaissance!

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