dim 28 novembre 2021 - 17:11

Les Sept Livres de l’archidoxe magique

Paracelse – Éditions Alliance Magique, Coll. Les Incontournables de l’ésotérisme, 2021, 152 p., 15 €

Présentation de l’éditeur :

Certains n’hésitent pas à faire de Paracelse le précurseur de bien des sciences modernes et l’un des plus grands contributeurs à la rénovation de la médecine et des principes analogiques à la renaissance, tandis que d’autres voient en lui, pour les uns un médiocre imitateur des anciens, pour les autres un fou ignorant et prétentieux. Comment expliquer cette contradiction ? Pourquoi cette polémique renaissant toujours, ce brouillard enveloppant l’étrange figure de ce célèbre médecin ?

C’est que Paracelse, comme beaucoup de mystiques, sentait les choses plus qu’il ne les pensait. Il essayait de les exprimer avec les termes parfois nouveaux ou détournés de leur acception habituelle, afin de transmettre à son tour à ceux qui l’écoutaient les évidences qui l’avaient lui-même illuminé. En vérité, la philosophie de Paracelse se trouve beaucoup plus élevée qu’on a bien voulu le croire et le prétendre, et trouve sa source dans l’une des plus importantes clés de l’ésotérisme : le pouvoir de l’analogie.

Véritable grimoire n’ayant rien à envier aux clavicules les plus connus, l’étudiant suivant le chemin d’Hermès trouvera surtout dans les Sept Livres de l’Archidoxe Magique, au milieu de beaucoup d’obscurités voulues ou inévitables, les grandes et fécondes vérités qu’il mérite et qui lui sont destinées pour avancer dans son cheminement.

Biographie de l’auteur :

Portrait présumé de Paracelse (1493-1541). Copie anonyme du XVIIe siècle, d’après un original perdu de Quentin Metsys, huile sur bois, musée du Louvre, Paris.

Paracelse ou Paracelsus, dont le nom d’origine est Philippus Theophrastus Aureolus Bombast von Hohenheim, né en 1493 à Einsiedeln (en Suisse centrale) et mort le 24 septembre 1541 à Salzbourg, est un médecin, philosophe et alchimiste, mais aussi théologien laïc suisse, d’expression allemande (de dialecte alémanique).

[NDLR : Voici ce qu’écrit Ali Mazaheri du Centre national de la recherche scientifique de Paris en introduction de son article intitulé « Paracelse alchimiste » (Notes critiques et positives dans « Annales », Année 1956, 11-2, p. 183-193) : « D’un commun accord, les historiographes des sciences nous présentent Paracelse (1493-1541) comme le fondateur de la pharmacologie moderne. Dans les pays protestants — Allemagne et Suisse, Angleterre et États-Unis — il y a eu au XVIe et au XVIIe siècle un fort courant de mysticisme scientifique se réclamant de Paracelse. Au XVIIIe et dans la première moitié du XIXe, la science devenant de moins en moins mystique, Paracelse fut presque entièrement oublié. Mais voici qu’à la fin du XIXe siècle un nouveau courant mystique — le nationalisme allemand qui cherchait à faire revivre le « passé germanique » — remit Paracelse à la mode… »

Paracelse fut un médecin-chirurgien innovateur en thérapeutique, un philosophe de la nature concevant les phénomènes naturels comme des processus alchimiques de transformation, un théoricien des forces surnaturelles et un rebelle s’en prenant parfois avec virulence aux institutions et aux traditions. Il pense les phénomènes naturels comme des processus alchimiques de transformation, de séparation et de purification (de distillation par le feu). Sur ce modèle, il utilise l’alchimie pour préparer les remèdes. La transmutation des métaux pour produire de l’or, ne l’intéresse pas.

Cet ouvrage aidera à mieux le connaître…

Après les éditions Bussière, en janvier 1990, et Clé d’Or Éditions, en novembre 2015, nous assistons à la réimpression de très belle qualité dans cette nouvelle collection « Les Incontournables de l’ésotérisme » des éditions Alliance Magique de ce très curieux, mais très passionnant ouvrage qui contient des secrets et des talismans précieux contre diverses maladies, pour l’amour, la réussite en affaires, la confusion des ennemis, etc.

L’ouvrage est précédé d’une introduction et d’une préface du docteur Marc Haven.

Pour mémoire, Emmanuel Marc Henry Lalande (1868-1926), dit Marc Haven, devient membre du Conseil Suprême de l’Ordre Kabbalistique de la Rose Croix (OKRC) dans lequel il est reçu Maître kabbaliste en 1893 par Papus (1865-1916) médecin et occultiste français, cofondateur de l’Ordre Martiniste avec Augustin Chaboseau et Stanislas de Guaita (1861-1897) poète et occultiste, cofondateur avec Sar Mérodack Joséphin Peladan (1858-1918), un des pseudonymes de Joseph-Aimé Péladan, écrivain, critique d’art et occultiste, de l’OKRC. Supérieur Inconnu dans l’Ordre Martiniste, Marc Haven remplace Maurice Barrès (1862-1923) au sein de son Suprême Conseil (qui comptait symboliquement douze membres). Il est aussi auteur de plusieurs livres dont « Le Maître Inconnu, Cagliostro » ou encore « Le Tarot l’alphabet hébraïque et les nombres ».

L’ouvrage comprend cent gravures et tableaux dans le texte, huit planches et un portrait de Paracelse avant de débuter avec une biographie dudit médecin.

La question peut se poser de savoir comment définir le terme d’archidoxe. Pour certains, la réponse peut se trouver dans les « Mystères Suprêmes de la Nature » qui comprend « La Guérison Magique, Sympathique, et Antipathique des blessures et maladies. Les Mystères des douze Signes du Zodiaque aussi connu sous le nom de l’Archidoxe Magique ». Cet « Archidoxe magique (Archidoxis magica, vers 1569) en sept livres dont Karl Sudhoff (1853-1938), historien de la médecine allemande, disait qu’il s’agissait d’un traité faussement attribué à Paracelse.

Le sept livres se présentent de la façon suivante :

Livre I : Archidoxe magique de Ph. Th. Paracelse, médecin et philosophe ;

Livre II : Des sceaux des douze signes du zodiaque et de secrets qu’ils renferment ;

Livre III : Des rats ;

Livre IV : De la transmutation des métaux et des époques ;

Livre V : De la constellation du miroir ;

Livre VI : De l’alliance des métaux ;

Livre VII : Des sceaux des planètes.]

Yonnel Ghernaouti
Yonnel Ghernaouti, membre de la Respectable Loge Le Centre des Amis N° 1 de la Grande Loge Nationale Française et Chapelain de la Loge Nationale de Recherches Villard de Honnecourt, est désormais, après six ans passés en qualité de Député Grand Archiviste, responsable, dans le cadre de la culture et de la communication, de l'organisation des salons maçonniques et de l’éditorial des réseaux sociaux. Membre du bureau de l'Institut Maçonnique de France, il est le chroniqueur littéraire de la G.L.N.F., écrit aussi dans La Chaîne d’Union du Grand Orient de France et collabore à de nombreux ouvrages.

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