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Née le 10 avril 1929 à Pessac, en Gironde, Yvette Roudy est une femme politique socialiste et une figure du féminisme français. Ministre des Droits de la femme de 1981 à 1986, elle fait adopter le remboursement de l’interruption volontaire de grossesse et la loi de 1983 sur l’égalité professionnelle. Députée européenne, députée du Calvados et maire de Lisieux, elle est, selon les sources citées par Wikipédia, membre de la Grande Loge féminine de France.
Des débuts modestes au militantisme féministe

Née Yvette Saldou dans un milieu modeste, elle travaille dès dix-sept ans comme dactylographe à Bordeaux. Après un séjour en Écosse, elle passe son baccalauréat à son retour en France en 1955. Elle milite au Mouvement démocratique féminin, créé en 1962, dont elle devient la première animatrice avec Marie-Thérèse Eyquem.
En 1963, elle traduit La Femme mystifiée de Betty Friedan, ouvrage fondateur du féminisme américain. En 1965, elle crée La Femme du XXe siècle, journal du mouvement, dont elle est rédactrice en chef.
Ministre des Droits de la femme
Ralliée à François Mitterrand dès 1965, elle rejoint le Parti socialiste au congrès d’Épinay en 1971. Députée européenne de 1979 à 1981, elle est ministre déléguée puis ministre des Droits de la femme de 1981 à 1986, dans les gouvernements Mauroy et Fabius.
Son nom reste attaché à la loi du 31 décembre 1982 sur le remboursement de l’IVG et à la loi du 13 juillet 1983 sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Elle instaure en 1982 la célébration officielle du 8 mars et crée en 1984 la commission sur la féminisation des noms de métiers, présidée par Benoîte Groult.
Élue du Calvados et militante de la parité
Députée du Calvados de 1986 à 1993 puis de 1997 à 2002, elle est maire de Lisieux de 1989 à 2001. En 1992, elle crée l’Assemblée des femmes, consacrée à la parité, et réunit en 1996 d’anciennes ministres autour du Manifeste des dix publié dans L’Express.
En 2014, elle crée avec la Chancellerie des universités de Paris le prix Pierre-et-Yvette-Roudy, qui récompense chaque année deux bacheliers ayant suivi l’option théâtre. Ses archives sont conservées au Centre des archives du féminisme, à Angers.
Une appartenance maçonnique publique
L’article Wikipédia qui lui est consacré indique qu’Yvette Roudy appartient à la Grande Loge féminine de France, en s’appuyant sur l’ouvrage de Sophie Coignard Un État dans l’État : le contre-pouvoir maçonnique. Les sources consultées ne précisent ni sa loge ni la date de son initiation.
En 2016, elle reçoit le prix de la Laïcité du Grand Orient de France, distinction qui salue son engagement en faveur des droits des femmes et de la laïcité.
Principales œuvres
- La Femme mystifiée (traduction de Betty Friedan), 1963
- La Femme en marge, 1982
- À cause d’elles, 1985
- Mais de quoi ont-ils peur ?, 1995
- La francophonie : de la culture à la politique, 1998
- Allez les femmes, 2005
- Lutter toujours, 2020
Une sœur au cœur des conquêtes féminines
Yvette Roudy illustre le lien entre la maçonnerie féminine et les grandes conquêtes législatives des droits des femmes sous la Ve République. Membre de la Grande Loge féminine de France et lauréate du prix de la Laïcité du Grand Orient de France, elle incarne une génération de militantes pour qui l’égalité entre les sexes et la laïcité relèvent d’un même idéal d’émancipation.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Yvette Roudy.
Voir aussi dans le glossaire : Haine de la laïcité (antimaçonnisme), Sophie Coignard (Auteur).

