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Film de science-fiction d’action écrit et réalisé par Kurt Wimmer en 2006, Ultraviolet met en scène Milla Jovovich en femme infectée par un virus qui lui donne des capacités surhumaines, dans un futur gouverné par un pouvoir sanitaire autoritaire. Sans lien avec la Franc-maçonnerie, il figure dans la filmographie comme parabole de l’exclusion de ceux qui échappent aux catégories du pouvoir.
De quoi parle Ultraviolet ?
Au milieu du XXIe siècle, une expérience clandestine destinée à créer des soldats améliorés échappe à tout contrôle. Un virus se répand et transforme une partie de l’humanité en « hémophages », êtres proches des vampires, plus forts et plus rapides que les humains mais condamnés à une vie brève. Une guerre éclate, et un gouvernement mondial, l’Archiministère, prend le pouvoir au nom de la santé publique.
Violet, hémophage engagée dans la résistance, est chargée de dérober une arme que le régime s’apprête à utiliser contre les siens. Elle découvre que cette arme est un enfant de neuf ans, Six. Au lieu d’exécuter sa mission, elle décide de le protéger, contre ses ennemis comme contre ses propres alliés.
Avec Milla Jovovich, Cameron Bright, Nick Chinlund et William Fichtner, le film a été un échec critique et commercial. Son actrice principale a d’ailleurs fait savoir qu’elle avait été tenue à l’écart du montage final, dont elle n’était pas satisfaite.
Ni Loge ni société secrète : un pouvoir qui exclut
Ultraviolet ne contient aucune référence à la Franc-maçonnerie, ni même à une société secrète au sens propre. S’il figure dans le dossier de 450.fm, c’est pour la figure qu’il propose : une humanité divisée en purs et impurs, un régime qui se pare d’une autorité quasi religieuse (son chef porte le titre de vice-cardinal) et qui pourchasse ceux qui ne rentrent pas dans ses normes.
On reconnaît là un motif que l’histoire de la Franc-maçonnerie connaît de l’intérieur : celui du pouvoir qui désigne un groupe comme contagieux pour justifier sa persécution. Les régimes autoritaires du XXe siècle ont traité les francs-maçons, comme d’autres minorités, en corps étranger à extirper ; le film transpose ce mécanisme dans un futur stylisé.
Il ne faut toutefois pas surinterpréter : Ultraviolet est d’abord un film d’action aux images très travaillées, et sa réflexion politique reste esquissée. Il vaut comme parabole, non comme discours.
Lecture symbolique : protéger l’enfant
Le geste central du film est un refus d’obéir. Violet, qui pourrait se contenter de servir son camp, choisit de protéger un enfant que tous veulent utiliser. Ce choix de conscience contre la discipline de groupe est la seule véritable transformation du récit, et il lui donne sa dimension morale.
L’enfant porte en lui à la fois la menace et la promesse : il peut détruire ou guérir, selon l’usage que l’on fera de lui. Cette ambivalence rappelle que le savoir et la puissance ne valent que par la main qui les guide. La lumière ultraviolette du titre, invisible à l’œil nu, suggère une vérité qui échappe au regard ordinaire.
Le lecteur maçon pourra y voir une méditation sur la liberté de conscience et sur la tolérance : accepter celui qui est différent, refuser de réduire un être humain à sa catégorie, défendre le plus faible quand l’ordre établi le condamne.
Fiche technique
- Titre original : Ultraviolet
- Année : 2006
- Pays : États-Unis
- Réalisation : Kurt Wimmer
- Scénario : Kurt Wimmer
- Interprètes : Milla Jovovich, Cameron Bright, Nick Chinlund, William Fichtner
- Durée : 1 h 28 environ
- Genre : Science-fiction, action
Voir aussi dans le glossaire : Liberté, Tolérance.
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