René François-Primaudière (Personnalité)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

René François de La Primaudière, dit René François-Primaudière, naît à Sablé-sur-Sarthe le 17 octobre 1751 et y meurt le 24 janvier 1816. Avocat au siège royal de Sablé, député de la Sarthe à l’Assemblée législative puis à la Convention, où il siège avec la Montagne et vote la mort du roi, il est envoyé en mission dans l’Ouest et le Midi. Son lien avec la franc-maçonnerie tient surtout, selon les sources consultées, à la protection qu’il accorda à des francs-maçons pendant la Terreur.

Un avocat de Sablé dans la Révolution

Né le 17 octobre 1751 et baptisé le lendemain en la paroisse Notre-Dame de Sablé, René François de La Primaudière est le cinquième des huit enfants d’Yves François de La Primaudière et d’Anne Caillet. Avocat au siège royal de Sablé en 1781, il devient en 1791 procureur-syndic de sa commune natale.

De la Législative à la Convention

Élu député de la Sarthe à l’Assemblée législative en 1791, il siège à gauche. Il vote en avril 1792 l’admission aux honneurs de la séance des soldats de Châteauvieux, mutinés à Nancy, puis, en août, la mise en accusation de La Fayette.

Réélu en septembre 1792 à la Convention nationale, il rejoint la Montagne. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort et rejette l’appel au peuple comme le sursis. Il est absent lors de la mise en accusation de Marat et vote contre le rétablissement de la Commission des Douze.

Les missions et la protection des frères

En nivôse an II, il est envoyé avec François-Joachim Esnue-Lavallée en Ille-et-Vilaine et en Mayenne pour y organiser le gouvernement révolutionnaire. Selon Wikipédia, il y sauve de la guillotine ou de la prison de nombreuses personnes compromises dans la chouannerie ou le fédéralisme, notamment des francs-maçons, et tente sans succès de faire libérer Louis Corbineau.

Les sources consultées ne précisent ni loge, ni obédience, ni date d’initiation le concernant : son lien avec l’Ordre se lit donc d’abord dans cette attitude protectrice envers des frères menacés. Rappelé en thermidor an II, il repart en brumaire an III en mission dans les Alpes-Maritimes et les départements voisins.

Sous le Directoire et la fin de vie

Élu au Conseil des Anciens en vendémiaire an IV par 174 voix sur 303, il est nommé en l’an VI contrôleur des dépenses de l’armée française à Rome. À sa mort, un acte d’abjuration qu’il n’aurait pu signer est publié ; sa fille, épouse du général Manigault-Gaulois, en conteste l’authenticité, et le préfet Jules Pasquier en interdit la diffusion.

Un conventionnel à la croisée des réseaux

René François-Primaudière illustre la place ambiguë de la franc-maçonnerie dans la Révolution : alors que les loges sont en sommeil ou suspectes, un représentant en mission montagnard use de son pouvoir pour épargner des frères. Son exemple rappelle que les solidarités maçonniques ont survécu, discrètement, aux années les plus dures de la Terreur.

Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à René François-Primaudière.

Voir aussi dans le glossaire : Loge Bleue ou Loge Symbolique., Fraternité.

Glossaire de la franc-maçonnerie

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