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Pierre-Simon de Laplace naît le 23 mars 1749 à Beaumont-en-Auge, en Normandie, et meurt à Paris le 5 mars 1827. Mathématicien, astronome et physicien, auteur du Traité de mécanique céleste et de la Théorie analytique des probabilités, il est l’un des plus grands savants de son temps. Ministre de l’Intérieur, chancelier du Sénat, comte de l’Empire puis marquis, il est aussi franc-maçon : en 1804, il siège au collège des grands officiers du Grand Orient de France.
De Beaumont-en-Auge à l’École militaire

Fils d’un marchand de cidre, instruit d’abord par son oncle abbé, Laplace étudie au collège de Beaumont puis à l’université de Caen. En 1769, il rencontre d’Alembert à Paris, qui lui obtient un poste de professeur de mathématiques à l’École royale militaire. Il entre à l’Académie royale des sciences, où il gravit tous les échelons ; en 1785, il examine le jeune Napoléon Bonaparte.
La mécanique céleste et les probabilités
Ses travaux couvrent les mouvements planétaires, l’attraction des sphéroïdes, la vitesse du son et le calcul des probabilités. L’Exposition du système du monde (1796) présente l’hypothèse de la nébuleuse ; le Traité de mécanique céleste (1799-1825) en cinq volumes couronne son œuvre astronomique. La transformée de Laplace et ses contributions au théorème central limite restent des outils fondamentaux.
Un savant au service de l’État
Membre de la commission des Poids et Mesures sous la Révolution, il participe à la définition du mètre. Nommé ministre de l’Intérieur après le 18 brumaire, il ne le reste que six semaines, puis entre au Sénat conservateur, dont il devient chancelier en 1803. Comte de l’Empire en 1808, il est fait pair de France et marquis sous la Restauration, entre à l’Académie française en 1816 et devient le premier président de la Société de géographie en 1821.
Grand officier du Grand Orient
Laplace est initié franc-maçon ; les sources consultées ne précisent ni la date ni la loge de son initiation. En 1804, il est membre du collège des grands officiers du Grand Orient de France, selon le Dictionnaire de la franc-maçonnerie de Daniel Ligou cité par Wikipédia. Sa présence dans l’état-major de l’obédience s’inscrit dans la réorganisation de la maçonnerie sous le Premier Empire, qui associe aux loges de nombreux dignitaires du régime.
Principales œuvres
- Exposition du système du monde, 1796
- Traité de mécanique céleste, 1799-1825
- Théorie analytique des probabilités, 1812
- Essai philosophique sur les probabilités, 1814
Un savant parmi les dignitaires de l’Empire
La trace maçonnique de Laplace est mince dans les sources, mais significative : elle témoigne de l’attraction exercée par le Grand Orient impérial sur les élites savantes et politiques. Aux côtés d’autres grands noms de la science, comme Lacépède, il illustre la maçonnerie de notables qui caractérise la France napoléonienne.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Pierre-Simon de Laplace.
Voir aussi dans le glossaire : Initiation, Daniel Ligou (historien).

