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Louis Édouard Lapicque naît le 1er août 1866 à Épinal et meurt le 6 décembre 1952 à Paris. Physiologiste, professeur à la faculté des sciences de Paris, membre de l’Académie de médecine et de l’Académie des sciences, il est connu pour ses travaux sur l’excitabilité nerveuse et la notion de chronaxie. Initié en 1902 dans la loge Les Étudiants, il cofonde en 1941 le Comité d’action maçonnique, réseau de résistance des francs-maçons sous l’Occupation.
Un Vosgien à la faculté des sciences

Fils d’un vétérinaire, élève du collège d’Épinal, Lapicque étudie la médecine à Paris et obtient un doctorat en médecine puis un doctorat ès sciences. En 1892, il voyage en Extrême-Orient pour des études de morphologie humaine. Maître de conférences à la faculté des sciences de Paris en 1899, il devient professeur titulaire de la chaire de physiologie générale.
Le théoricien de la chronaxie
À partir de 1903, il étudie l’excitation des nerfs par le courant électrique. En 1907, il propose un modèle aujourd’hui appelé « intègre et tire » (integrate and fire), toujours utilisé en neurosciences computationnelles, et développe la notion de chronaxie. Membre de l’Académie de médecine et de l’Académie des sciences, il est élu en 1932 à l’Académie Leopoldina.
Avec Charles Seignobos, il est à l’origine de la communauté savante de l’Arcouest, surnommée « Sorbonne-Plage », à Ploubazlanec. Médecin militaire pendant la Première Guerre mondiale, il se présente aussi aux élections législatives de 1906 à Remiremont.
De la loge Les Étudiants au Comité d’action maçonnique
Lapicque est initié en 1902 dans la loge « Les Étudiants ». Pendant la Seconde Guerre mondiale, alors que la franc-maçonnerie est interdite par le régime de Vichy, il fait partie des fondateurs, en 1941, du Comité d’action maçonnique, groupe de résistance rattaché au réseau Patriam Recuperare.
L’action de ce comité permet la réactivation ou la création de 211 loges clandestines dans soixante départements. Les sources consultées ne précisent pas son obédience ni les offices qu’il a tenus.
Principales œuvres
- Dosage du fer dans les recherches physiologiques, 1895
- Le Sud de l’Inde, le pays et les habitants, la religion, 1904
- La Chronaxie en théorie et dans la pratique médicale, 1925
- L’Excitabilité en fonction du temps, 1926
- Le Système nerveux et l’activité psychologique, 1931
- Physiologie générale du système nerveux, 1937
- La Machine nerveuse, 1943
Un savant de la maçonnerie résistante
Savant de premier plan, Lapicque occupe une place singulière dans l’histoire maçonnique française comme l’un des artisans de la reconstitution clandestine des loges sous l’Occupation. Son engagement au sein du Comité d’action maçonnique rappelle que la résistance des francs-maçons fut aussi une œuvre d’organisation, qui prépara la renaissance des obédiences à la Libération.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Louis Lapicque.
Voir aussi dans le glossaire : Initiation.

