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Née le 9 novembre 1839 à Clermont-Ferrand et morte le 28 avril 1901 à Paris, Adèle Pauline Mekarski, dite Paule Mink, est une femme de lettres, journaliste et oratrice socialiste. Pionnière du féminisme, active sous la Commune de Paris puis exilée en Suisse, elle milite ensuite dans le mouvement ouvrier et dans la presse républicaine. Elle a été reçue dans la loge maçonnique mixte du Droit humain.
Une jeunesse républicaine

Fille d’un père d’origine polonaise réfugié en France en 1831 et d’une mère française, Paule Mink épouse un ingénieur polonais, Bohdanowicz, dont elle a deux filles. Elle gagne sa vie par des travaux d’aiguille, des leçons de langue et des articles de presse.
Militante républicaine dans les années 1860, elle se tourne vers le socialisme révolutionnaire, s’installe à Paris en 1867, fonde en 1868 la Société fraternelle de l’ouvrière et adhère à l’Association internationale des travailleurs.
Féminisme et Commune de Paris
En 1869, elle cofonde avec Maria Deraismes, Louise Michel et Léon Richer la Société pour la revendication des droits civils des femmes, qu’elle préside. En 1870, elle organise la défense d’Auxerre contre les Prussiens et refuse la Légion d’honneur.
Sous la Commune, elle ouvre une école professionnelle gratuite à Montmartre, anime le Club de la Victoire et siège au Comité de vigilance de Montmartre. Elle s’enfuit ensuite en Suisse, cachée dans le tender d’une locomotive, et est condamnée par contumace à la déportation.
Presse et militantisme socialiste
Rentrée à l’amnistie de 1880, elle parcourt Lyon, Marseille et Montpellier, défend le collectivisme et rejoint le Parti ouvrier de Jules Guesde. Rédactrice en chef du Socialiste des Pyrénées-Orientales en 1888, elle collabore à La Cocarde, La Petite République, L’Aurore et La Fronde, et s’engage parmi les dreyfusards.
En 1893, elle présente une candidature de protestation à Paris, geste symbolique à une époque où les femmes n’ont pas le droit de vote.
Au Droit humain
Les sources consultées indiquent que Paule Mink a été reçue à la loge maçonnique mixte du Droit humain, sans préciser la date ni son parcours dans l’obédience. Cette appartenance s’inscrit dans la proximité de nombreuses féministes de sa génération, à commencer par Maria Deraismes, avec la maçonnerie mixte naissante.
Principales œuvres
- Les Mouches et l’Araignée (journal), 1869
- « Pétard féminin », Le Coup de feu, 1885
- « La femme en Algérie », Le Coup de feu, 1886
- « Lever d’aurore », Le Coup de feu, 1886
- « Misère ! », Le Coup de feu, 1887
- « La semaine terrible », Le Coup de feu, 1887
- Qui l’emportera ? (théâtre)
- Le Pain de la honte (théâtre)
Une pionnière de l’émancipation féminine
Compagne de lutte de Maria Deraismes et de Louise Michel, Paule Mink appartient au cercle de femmes militantes qui ont accompagné l’essor de la franc-maçonnerie mixte en France. Son nom rappelle le lien étroit, à la fin du XIXe siècle, entre combat féministe, socialisme et ouverture des loges aux femmes.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Paule Mink.
Voir aussi dans le glossaire : Loge Bleue ou Loge Symbolique..

