Paul Ramadier (Personnalité)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

Paul Ramadier, né le 17 mars 1888 à La Rochelle et mort le 14 octobre 1961 à Rodez, est un homme d’État français. Socialiste, maire de Decazeville pendant quarante ans et député de l’Aveyron, il refuse les pleins pouvoirs à Pétain en 1940 et devient en 1947 le premier président du Conseil de la IVe République. Initié à la loge Parfaite Union de Rodez, il fut vénérable de La Nouvelle Cordialité à Villefranche-de-Rouergue.

Un avocat socialiste du Rouergue

Paul Ramadier – portrait
Source : Wikimedia Commons – AnonymousUnknown author (Keystone-France) – Public domain

Fils d’un psychiatre, Paul Ramadier obtient à Toulouse des licences en droit et en lettres, devient avocat à Paris et soutient en 1911 un doctorat en droit romain. Militant socialiste dès 1904 et défenseur des coopératives, il est grièvement blessé pendant la Première Guerre mondiale, qui lui vaut la médaille militaire et la croix de guerre.

Il est maire de Decazeville de 1919 à 1959 et député de l’Aveyron de 1928 à 1940, de 1945 à 1951 puis de 1956 à 1958.

Ministre du Front populaire et résistant

Passé à l’Union socialiste républicaine, il est sous-secrétaire d’État aux Mines, à l’Électricité et aux Combustibles liquides dans le gouvernement Blum en 1936, puis ministre du Travail en 1938 ; il démissionne quand le gouvernement Daladier remet en cause la semaine de quarante heures.

En juillet 1940, il fait partie des parlementaires qui refusent les pleins pouvoirs à Pétain. Il entre dans la Résistance sous le pseudonyme de « Violette » et rejoint à nouveau la SFIO. Son aide aux Juifs persécutés lui vaut d’être reconnu Juste parmi les nations par Yad Vashem.

Le premier président du Conseil de la IVe République

Paul Ramadier
Source : Wikimedia Commons – Ramadier, Paul (La Rochelle, 17–03–1888 – Rodez, 14–10–1961), auteur du texte re – CC0

Ministre du Ravitaillement à la Libération puis garde des Sceaux, il devient en 1947 le premier président du Conseil de la IVe République, investi à l’unanimité. Au printemps 1947, il écarte les ministres communistes, mettant fin au tripartisme ; son gouvernement voit l’adhésion au plan Marshall et le vote du statut de l’Algérie.

Ministre de la Défense nationale en 1948-1949, puis des Affaires économiques et financières dans le gouvernement Guy Mollet, il attache son nom à la vignette automobile créée en 1956. Il représente la France au Bureau international du travail de 1948 à 1961.

De la Parfaite Union à la Nouvelle Cordialité

Paul Ramadier est initié à la loge Parfaite Union de Rodez. Il devient ensuite vénérable de la loge La Nouvelle Cordialité, à Villefranche-de-Rouergue. Les sources consultées ne précisent pas la date de son initiation ni son obédience.

Son engagement maçonnique lui vaut d’être démis d’office en 1941, par le régime de Vichy, de son mandat de conseiller général du canton de Decazeville. Réélu en 1945, il conserve ce mandat jusqu’à sa mort.

Un républicain maçon au sommet de l’État

Paul Ramadier figure parmi les francs-maçons qui ont exercé les plus hautes responsabilités gouvernementales au XXe siècle. Frappé par la législation antimaçonnique de Vichy, résistant et Juste parmi les nations, il incarne la fidélité d’une génération de maçons socialistes aux valeurs républicaines, de la loge de province jusqu’à la présidence du Conseil.

Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Paul Ramadier.

Voir aussi dans le glossaire : Vénérable (Vénérable Maître en chaire), Loge Bleue ou Loge Symbolique..

Glossaire de la franc-maçonnerie

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