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Alexandre Rauzy, né à Albi et mort à Foix, est un homme politique français. Premier député socialiste de l’Ariège, élu en 1928, conseiller général de Tarascon-sur-Ariège, il évolue d’un pacifisme proche de Paul Faure vers la collaboration après avoir voté les pleins pouvoirs à Pétain en 1940. Nommé au Conseil national de Vichy, il en est révoqué peu après en raison de ses antécédents socialistes et d’une possible appartenance à la franc-maçonnerie.
Le premier député socialiste de l’Ariège

Militant de la SFIO, Alexandre Rauzy participe à la reconstruction du parti dans l’Ariège après la scission du congrès de Tours. En 1928, il devient le premier député socialiste du département. Il est élu en 1931 conseiller général du canton de Tarascon-sur-Ariège.
Un pacifisme sans retour
Pacifiste convaincu, il se rapproche avant la guerre de Paul Faure, de Pierre Laval et d’Otto Abetz. Une quinzaine de jours avant le déclenchement du conflit, il rencontre Joachim von Ribbentrop en Allemagne.
Le 10 juillet 1940, il vote les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Il s’engage ensuite dans la collaboration et écrit dans La France socialiste.
Vichy et le soupçon maçonnique
Nommé au Conseil national instauré par le régime de Vichy, Alexandre Rauzy en est révoqué peu après, en raison de ses antécédents socialistes, voire d’une appartenance à la franc-maçonnerie. Les sources consultées ne mentionnent ni loge, ni obédience, ni date d’initiation : son lien avec la franc-maçonnerie apparaît comme un motif possible de cette exclusion plutôt que comme un fait documenté.
Son cas illustre la rigueur de la politique antimaçonnique de Vichy, qui écartait des instances du régime jusqu’à ses propres partisans dès lors qu’un passé maçonnique leur était attribué.
L’après-guerre
Exclu de la SFIO en 1945, il participe à la création du Parti socialiste démocratique, qui rassemble des socialistes compromis sous l’Occupation. Sa tentative de retrouver un siège de député au début des années 1950 se solde par une lourde défaite, et il n’obtient plus aucun mandat national. Il finit sa vie en gérant sa propriété agricole et est inhumé à Niaux, dans l’Ariège.
Une trajectoire révélatrice de l’antimaçonnisme de Vichy
Alexandre Rauzy n’occupe pas une place de premier plan dans l’histoire maçonnique proprement dite. Sa présence parmi les personnalités liées à la franc-maçonnerie française tient surtout à la manière dont Vichy a utilisé le soupçon d’appartenance aux loges pour exclure, y compris parmi ceux qui s’étaient ralliés au régime.
Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Alexandre Rauzy.
Voir aussi dans le glossaire : Affaire Dreyfus (antimaçonnisme).

