Louis de Pardaillan de Gondrin (Personnalité)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

Louis de Pardaillan de Gondrin, deuxième duc d’Antin, naît à Versailles en 1707 et meurt en 1743, à trente-six ans. Arrière-petit-fils de Madame de Montespan et allié aux Noailles et aux Montmorency, il appartient à la haute aristocratie de cour. Il entre dans l’histoire maçonnique comme le premier Français institué « Grand Maître général et perpétuel des maçons dans le royaume de France », à la fin des années 1730.

Un héritier de la cour de Louis XIV

Fils de Louis de Pardaillan, marquis de Gondrin, mort à vingt-trois ans en 1712, et de Marie Victoire de Noailles, Louis hérite très jeune du titre de marquis. Son grand-père, Louis Antoine de Pardaillan de Gondrin, premier duc d’Antin, fils légitime de Madame de Montespan, lui cède le duché en 1722, alors qu’il n’a que quinze ans.

Sa mère se remarie avec le comte de Toulouse, fils de Louis XIV et de Madame de Montespan : le duc de Penthièvre est ainsi son demi-frère. Ses cousins comptent le duc de Noailles et le duc de La Vallière.

Famille et descendance

Il épouse Françoise Gillonne de Montmorency, petite-fille du maréchal de Montmorency-Luxembourg. Leur fils Louis lui succède comme duc d’Antin et meurt à Brême pendant la guerre de Sept Ans. Parmi leurs filles, Julie Sophie Gillette est la dernière abbesse de Fontevraud, et Julie Magdeleine Victoire, épouse du duc d’Uzès, fait souche chez les ducs d’Uzès.

Le premier grand maître français

Selon Wikipédia, il aurait été initié dès 1734 par le duc de Richmond, petit-fils de Charles II d’Angleterre, au château d’Aubigny. La maçonnerie française reconnaissait alors des grands maîtres britanniques : Philippe, duc de Wharton, à partir de 1728, puis les jacobites James Hector MacLean et Charles Radclyffe, comte de Derwentwater.

À la fin des années 1730, une assemblée de représentants des loges « anglaises » et « écossaises » fonde la Grande Loge de France et institue le duc d’Antin « Grand Maître général et perpétuel des maçons dans le royaume de France ». Pour la première fois, l’Ordre se donne en France un chef français.

La proclamation d’un si grand seigneur neutralise la surveillance policière ; elle a peut-être conduit Louis XV à ne pas faire enregistrer par le Parlement la bulle de Clément XII condamnant la franc-maçonnerie.

Le fondateur symbolique d’une maçonnerie française

Mort jeune en 1743, le duc d’Antin n’a exercé la grande maîtrise que quelques années, mais son élection marque l’émancipation de la franc-maçonnerie française vis-à-vis de la tutelle britannique. Sa protection a assuré aux loges une tolérance de fait au moment même de la condamnation pontificale, et il demeure le premier jalon de la lignée des grands maîtres de la maçonnerie française.

Pour aller plus loin : l’article Wikipédia consacré à Louis de Pardaillan de Gondrin.

Voir aussi dans le glossaire : Grand Maître, Initiation.

Glossaire de la franc-maçonnerie

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