La Fin des temps (Film)

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Glossaire de la franc-maçonnerie

Dans La Fin des temps (1999), Peter Hyams oppose Arnold Schwarzenegger, ancien policier désabusé, à Satan venu à New York à la veille de l’an 2000 pour engendrer un enfant. Film d’action apocalyptique sans rapport direct avec la Franc-maçonnerie, il mobilise toute l’imagerie du complot satanique et des prophéties millénaristes, et raconte au fond le retour d’un homme vers la foi.

De quoi parle La Fin des temps ?

En 1979, à New York, une nouveau-née, Christine York, fait l’objet d’un rite secret. Vingt ans plus tard, quelques jours avant le passage à l’an 2000, Jericho Cane, ex-policier devenu agent de sécurité et rongé par la mort de sa famille, se trouve mêlé à une tentative d’assassinat contre un mystérieux homme d’affaires, qu’habite désormais Satan. Il découvre que la jeune femme est l’élue que le diable doit rejoindre avant minuit.

Écrit par Andrew W. Marlowe et réalisé par Peter Hyams, le film réunit autour de Schwarzenegger Gabriel Byrne, Robin Tunney, Kevin Pollak et Rod Steiger. Sorti en décembre 1999, en pleine fièvre du passage au nouveau millénaire, il a été très mal reçu par la critique tout en trouvant son public à l’international.

Sectes, Église et complot millénariste

La Fin des temps ne montre ni Loge ni franc-maçon. Il met en scène un réseau d’adorateurs de Satan infiltré dans toutes les couches de la société, médecins, policiers ou passants ordinaires, et, face à lui, une faction ecclésiastique prête à tout pour empêcher l’accomplissement de la prophétie. Le film reprend l’idée, chère à l’imaginaire du complot, d’une organisation invisible dont les membres se reconnaissent à des signes cachés.

Ce schéma, nourri de lectures de l’Apocalypse de Jean et de calculs sur le chiffre de la Bête, a souvent été appliqué aux francs-maçons par la littérature antimaçonnique. Le film, en le cantonnant au registre du fantastique, en montre le caractère de fiction pure : la menace ne vient pas d’une fraternité réelle mais d’un diable de cinéma.

Une traversée des ténèbres

Au-delà de ses explosions, le film raconte l’itinéraire d’un homme qui a perdu toute espérance. Jericho Cane traverse littéralement les ténèbres, celles de la ville, celles de son deuil, avant de retrouver une raison de croire et d’agir pour autrui.

Le lecteur maçon y reconnaîtra une variation, certes musclée, sur le thème de la mort et de la renaissance : il faut descendre au plus bas, renoncer à son ancien moi, pour accéder à une forme de lumière. Le sacrifice y apparaît comme don de soi, non comme rite sanglant.

Le choix de la date n’est pas indifférent. Le passage à l’an 2000 a ravivé en Occident de nombreuses angoisses millénaristes, et le cinéma de la fin des années 1990 en a fait un ressort récurrent. Le film en est un témoin, révélateur d’une époque qui guettait des signes partout, quitte à prêter aux sociétés discrètes des desseins qu’elles n’ont jamais eus.

Fiche technique

  • Titre original : End of Days
  • Année : 1999
  • Pays : États-Unis
  • Réalisation : Peter Hyams
  • Scénario : Andrew W. Marlowe
  • Interprètes : Arnold Schwarzenegger, Gabriel Byrne, Robin Tunney, Kevin Pollak, Rod Steiger
  • Durée : 2 h 04
  • Genre : Fantastique, action

Voir aussi dans le glossaire : Apocalypse et complot, Satanisme, Ténèbres, Vatican.

Pour aller plus loin sur 450.fm

Glossaire de la franc-maçonnerie

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